Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot


Alan Pauls

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Message par Bédoulène le Dim 29 Juil - 10:03

Alan Pauls
Né en 1959

exil - Alan Pauls Pauls_10

Alan Pauls est un écrivain argentin né à Buenos Aires en 1959. Il  est le fils d'un émigré allemand qui a fui le nazisme en 1936, mais il n'a jamais réussi à maîtriser la langue allemande, en dépit de son intérêt pour la littérature allemande.

Il a fait ses études au lycée français de Buenos Aires. Parfaitement francophone, il est un bon connaisseur des œuvres de Stendhal, Proust et Barthes, qui l'ont inspiré pour la composition de ses propres œuvres. Il a été professeur de théorie littéraire, scénariste, traducteur, critique de cinéma.
Il est actuellement journaliste pour « Radar », le supplément culturel du quotidien de Buenos Aires Página/12. Il a publié quatre romans et différents essais dont le plus connu sur Borges : Le facteur Borges. Son roman Le Passé a gagné le Prix Herralde 2003. Il a également reçu le prix Roger Caillois attribué par la Maison de l'Amérique latine pour Le Facteur Borges en 2007. Alan Pauls a travaillé dans le cinéma, comme scénariste et critique, mais aussi plus récemment en tant qu’acteur, notamment dans Medianeras, de Gustavo Taretto et La vida nueva, de Santiago Palavecino. Sa trilogie romanesque composée d’Histoire des larmes (Christian Bourgois, 2009) et d’Histoire des cheveux (2010) se conclut en 2013 avec Histoire de l’argent.

Spoiler:
complément : Je me souviens d'une lettre que m'avait écrite monsieur Pauls il y a bien longtemps. Il m'y racontait qu'il était parti avec sa femme – probablement aussi avec sa fille – dans une communauté hippie uruguayenne. Pas pour y vivre, précisait-il, mais pour y passer quelques jours. Il passa ces quelques jours – je le compris après avoir relu dix fois sa lettre – à terminer de lire un long roman et à contempler une sorte de dune que le vent déplaçait très perceptiblement. Mais bizarrement personne ne s'en rendait compte. Ce sont des choses qui arrivent, cher monsieur Pauls, m'étais-je dit en achevant ma dixième lecture. Vous êtes l'un des meilleurs écrivains latino-américains vivants et nous sommes bien peu à en profiter et à nous en rendre compte.

Roberto Bolaño - El Pais
4 novembre 2003
sources wikipedia et Bourgeois

Traductions françaises

La Pudeur du pornographe, Arcane 17, 1991
L'Instruction, Arcane 17, 1992
Wasabi, Arcane 17, 1994 ; réédition  2006
Le Facteur Borges, 1996
Le Passé, Christian Bourgois, 2005
La Vie pieds nus, Christian Bourgois, 2007
Histoire des larmes, Christian Bourgois, 2009 ; Page 1
Histoire des cheveux, Christian Bourgois, 2010 ; Page 1
Histoire de l'argent, Christian Bourgois, 2013 ; Page 1

MAJ de l'index le 01/10/2018

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Message par Bédoulène le Dim 29 Juil - 10:08

Histoire de larmes

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Septembre 1973, au Chili le palais de la Moneda est en flammes et Salvadore Allende, le Président meurt. Le narrateur se trouve chez un ami tous deux regardent la télévision mais seul l’ami est en larmes, lui il ne peut pas pleurer il ne pleure plus depuis qu’il l’a décidé à l’âge de 7 ans. Pourtant lui plus que bien d’autres aurait des raisons de pleurer ;  instruit politiquement, il lit toute la littérature  marxiste, il attend fébrilement tous les mardis la sortie du journal « la Cause Péroniste ».

Pourtant il était un enfant très sensible, sensibilité que son père vantait, mais les pleurs ne se libéraient qu’en présence de son père. Ses parents étant divorcés, il vit avec sa mère et va à la piscine avec son père. Il revient de ces journées là avec les doigts flétris et rougis par les frottements au fond de la piscine mais quel bonheur ! L’ enfant associe très jeune le bonheur à la douleur aussi ce sont les souffrances de superman, son héros, qu’il imitera en volant à travers la porte vitrée, qu’il aime, plus que ses exploits.

Enfant silencieux, qui dessine et lit sans  savoir lire, il a une faculté qui fait l’orgueil de son père : son écoute, tous ceux qui l’approche éprouvent le besoin de se confier à lui ; mais que retient, que comprend un enfant de 4 ans de ses confessions ? L’auteur veut-il  montrer l’interdit qui règne en Argentine , l’impossibilité de s’exprimer ?

Il pleure, puis ne pleure plus, et  à la mort d’Allende il rejette sa petite amie qui se trouve être de droite, elle pleure, puis d’autre comme un ami pleurera devant lui ; à présent c’est lui qui fait pleurer les autres. Larmes oui mais plus les siennes.

Pourtant un soir la réalité dépasse la fiction, fiction qui lui était plus proche tel  les costumes impeccables des militaires qui cachent l’homme qui les porte. Ces  militaires qu’il voit, enfant, comme des extra-terrestres, des envahisseurs.

Un soir donc la dure réalité le rattrape dans un épisode de son enfance alors qu’il voit à la Une du journal  le cadavre d’une femme nue.

[…] et même ainsi maintenant qu’il la voit non seulement nue mais le corps transpercé de plusieurs balles, souillée de terre comme si on l’avait traînée sur le ventre , déjà morte, le long du terre-plein du camp militaire où elle a été tuée, selon la légende de la photo, floue et de mauvaise qualité,  qui pourrait suggérer que c’est un cadavre comme les autres [….] il lit  […] et, au bout d’un moment la lumière est  si faible, les mots si difficiles à distinguer , qu’il ferme les yeux  et continue à lire comme le font les aveugles , suppose-t-il, en caressant les phrases du bout des doigts , jusqu’à ce qu’une sensation froide sur le revers de sa main, puis une autre et une autre encore, l’obligent à s’ interrompre. Il ouvre les yeux. Pleut-il ? non :  il pleure. Il pleure dans la ville comme il pleut dans son cœur…. […] et il reconnait en elle le voisin de la rue Ortega y Gasset , le militaire, le maniaque qui  a chanté à son oreille, lui a donné asile , a lu sur le bout de ses doigts le secret de sa douleur…
C’est simple, il n’a pas compris ce qu’il aurait dû comprendre. Il n’a pas été de son temps, il n’est pas de son temps et ne le sera jamais. Quoi qu’il fasse, quoi qu’il pense, c’est une condamnation qui l’accompagnera toujours.



J’ ai apprécié l’écriture incisive (de caractère plutôt) qui donne du poids au sujet, à l’ambiance,  les petits détails qui dévoilent les personnages.  Je pense aussi que c’est habile de se servir d’un évènement  survenu dans un  pays voisin pour critiquer le sien.

Je vous engage à lire ce petit livre lequel sera suivi de deux autres lectures, indépendantes, Histoire de cheveux et Histoire d’argent. J’ aimerais avoir votre regard sur cet auteur.





mots-clés : #enfance #psychologique #regimeautoritaire


Dernière édition par Bédoulène le Mar 31 Juil - 11:57, édité 1 fois

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Message par Tristram le Dim 29 Juil - 16:45

Auteur que je ne connais pas (encore), et dont tu donnes l'envie de le lire... Le facteur Borges est tentant aussi !

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Message par ArenSor le Dim 29 Juil - 18:31

J'ai "Le Passé" depuis par mal de temps dans une de mes PAL. Il va remonter à la surface Very Happy
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Message par bix_229 le Dim 29 Juil - 18:47

Idem. J' ai aussi Le Passé.
J' Ai différé parce que je craignais qu' il soit un peu trop intello...
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Message par Nadine le Lun 30 Juil - 19:46

Merci Bédoulène, je me garde de me positionner, trop peu de lecture depuis des mois, mais j'ai particulièrement , en tous cas , apprécié que tu nous mettes ce spoiler en intro biographique, il donne une diable envie de suivre tes pas. Je retiens aussi l'habileté que tu as trouvé à sa position critique<. Je compte que ce fil remonte souvent , pour que je le prenne au vol, à mon heure.
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Message par Bédoulène le Sam 4 Aoû - 9:36

Histoire des cheveux

exil - Alan Pauls Cvt_hi10


Buenos-Aires, le narrateur est obsédé par l'aspect de sa chevelure, obsession qui agace sa femme ainsi que ses habitudes, ses petites manies.

"... il faudrait avant tout se poser une question et c'est celle-ci : pourquoi lui, qui est un cas, pourquoi lui, avec son petit problème, continue-t-il à se rendre dans des salons de coiffure qu'il ne connait pas ? Pourquoi persiste-t-il à se rendre de cette façon à l'abattoir ? Et pourtant c'est ainsi, il continue. Il ne peut pas ne pas continuer. C'est la loi des cheveux. Chaque salon de coiffure qu'il ne connait pas et dans lequel il s'aventure est un danger et un espoir, une promesse et un piège. Il risque de commettre une erreur et de plonger dans le désastre, cependant, et si c' était le contraire ? Et s'il tombait soudain sur le génie qu'il cherche ? Et si par crainte il n'entrait pas et ratait l'occasion de sa vie ?

Et il trouvera le génie : Celso qui d'ailleurs le désignera à un ami de rencontre, un ancien combattant de retour d'exil : "le malade des cheveux"

  Car les cheveux du narrateur ont leur petit problème, c'est alors qu'il  n'a que 11 ou 12 ans adopte  le style afro, transformation "maison" qui aura des conséquences néfastes sur sa chevelure ;  il voit le film d'Agnès Varda sur les  Blacks Panthers  ; au début des années 70 les enfants des classes moyennes,  moyennement aisées, de la bourgeoisie,  rejettent les privilèges dont ils ont joui jusque là s'externaliser  de leur milieu, s'intéressent au sort des classes exploitées. Lui que fait-il ? il abandonne sa chevelure blonde et raide héritée de la branche "poilue" de la famille.

"il est évidemment "grotesque et pathétique, comme le sont pratiquement toujours les Blancs lorsqu'ils tentent d'usurper le rôle des Noirs....cette parodie de style afro."

"Que désirez-vous faire ? ou la variante cynique que désirez-vous que nous fassions ?" question de circonstance quand il pénètre chez le coiffeur mais à laquelle  il ne sait répondre

"Y répondre vraiment, autrement dit, satisfaire simultanément deux exigences : celle de qui veut se faire couper les cheveux, qui possède ou devrait avoir à l'esprit une idée de la façon dont il veut se les faire couper, et celle de qui se prépare à les lui couper et qui a besoin, si ce n'est d'instructions, du moins de quelque piste pour mener son travail à terme. Lui, en tout cas, n'en a jamais été capable."

"Où démarre cette malédiction des cheveux, la condamnation à dire en toutes lettres ce qu'il attend des cheveux, ce que lui-même attend de ses propres cheveux ? A quel putain de moment est-il devenu responsable de ses cheveux ? Il a vécu un mois sans penser une seule fois à ses cheveux. Peut-être pourrait-il désormais vivre sans se les couper ?


A travers le vécu de la chevelure du narrateur l'auteur fait surgir le drame de l'Argentine, la dictature, les exilés et leur retour, de même avec l'histoire d'une perruque Montonera (les montaneros étaient des unités militaires d'extraction rurale) étant censée avoir appartenu à Norma Arrostito laquelle avait  participé à la séquestration et l'assassinat du Gal Arambaru.
Spoiler:
Esther Norma Arrostito ( Buenos Aires , 17 janvier 1940 - 15 janvier 1978 ) était une jeune dirigeante argentine dont les premières idées étaient proches du communisme , mais au début des années 1970 , avec son partenaire Fernando Abal Medina Il rejoint la cellule fondatrice de l' organisation de guérilla Montoneros , étroitement liée au péronisme .

La fameuse perruque d'Arrostito, nul ne peut la payer, elle n'a pas de prix ; peut-on chiffrer des souvenirs, les sentiments, le passé, la mort ?


Autres extraits

 "depuis qu'Eva en a eu assez de ses yeux constamment cernés, de sa fidélité inconditionnelle, de sa bonne humeur, de sa manie d'accrocher les serviettes de toilette après les avoir utilisées, de son goût pour les plans et les pique-niques, de son talent pour le calcul mental et de son petit problème de cheveux et qu'elle s'est décidée à déménager..."

"Ce genre de trait de flèche ponctuel, qui atteint une cible secrète mais ne libère aucun sens particulier, comme si sa seule fonction était de pointer une coïncidence vertigineuse, est ce qui lui fait un instant penser que son pays natal pourrait devenir autre chose que l'origine ou la toile de fond héritées, génériques, constamment hors-champ, que lui impose toute une vie vécue loin de lui, d'abord protégé et élevé, confiné ensuite, macéré même dans un monde, celui des exilés, et dans un faubourg particulier de ce monde, celui des enfants d'exilés, qui naissent tous deux par obligation et se constituent par nécessité, un peu comme l'architecture du bunker, par exemple, fait son apparition en réponse à l'éventualité de bombardements aériens, mais demeurent obstinément en vigueur une fois que le temps a passé et a emporté ce qui les avait rendus nécessaires, accrochés aux règles et aux habitudes qui se sont imposées au début, essentiellement basées sur le culte d'un esprit de corps inconditionnel, sans fissure, même lorsque à l'extérieur il ne reste déjà plus rien pour justifier qu'on les conserve, et que l'air qu'on y respire, qui autrefois, alors que le monde était une oppression, a été le seul air libre et salutaire, y est à présent devenu toxique."


Encore une très bonne lecture, quelle inventivité, quelle habileté ludique à voir le destin de l'Argentine, des exilés en suivant les coupes et transformations d'une chevelure, puis d'une perruque oubliée.

J'aimerais vraiment que vous découvriez cet auteur ; j'ai besoin de votre ressenti pour lui reconnaître tout ce que je ne sais exprimer.


mots-clés : #exil #lieu #regimeautoritaire


Dernière édition par Bédoulène le Jeu 6 Sep - 17:07, édité 2 fois

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Message par Tristram le Sam 4 Aoû - 11:29

Intriguant, Bédoulène : un roman sur une manie comme fil conducteur ?

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Message par bix_229 le Sam 4 Aoû - 20:40

Tu le défends très bien, Alan Pauls, Bédou ! exil - Alan Pauls 2126147062
Je vais le lire bientot...
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Message par Bédoulène le Mar 7 Aoû - 11:30

ajout : dans ce T2 est un passage sur l'Ecole de Mécanique et de la Marine (ESMA) dont il faut rappeler l'utilisation durant la dictature

"En 1975, un camp de concentration fut aménagé à l’École de Mécanique de la Marine à Buenos Aires.  Jusqu’à la fin de la dictature en 1983, cinq mille personnes y furent séquestrées illégalement. La majorité d’entre elles n’ont jamais été revues.

En 2004, le gouvernement de Néstor Kirchner annonçait la rétrocession de la propriété à la ville de Buenos Aires et au Pouvoir exécutif national dès lors chargés de transformer le lieu en « Espace pour la Mémoire et la Défense et la Promotion des Droits Humains ». Bien que la rétrocession de l’ESMA et sa subséquente transformation aient largement contribué à l’édification du lieu de mémoire qu’est aujourd’hui l’ESMA, l’histoire de cet emblème débuta en 1976 alors que des propos horrifiants ont commencé à circuler qui associaient l’ESMA à la dictature. On constate que la constitution du lieu comme symbole du terrorisme d’État s'est faite dans un double mouvement, la divulgation d'information favorisant l'assimilation du lieu à la dictature, et la reconnaissance croissante de son caractère représentatif. Dans le présent article, on voudra se pencher sur ce double mouvement qui a fait de l'ESMA un lieu de mémoire, depuis les débuts de la dictature jusqu'aux interventions de Néstor Kirchner  en 2004."

dans la trilogie la rue "ortega y gasset" est lieu de vie des protagonistes

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Message par Bédoulène le Sam 11 Aoû - 17:21

Histoire de l'argent

exil - Alan Pauls Argen_10


Le récit débute sur le premier mort que l'adolescent voit : celui d'un ami de la famille qui a été tué dans le crash d'un avion et dont l'attache-case rempli d'une grosse somme d'argent qu'il transportait a disparu. Il entend des bribes de conversation qui l'incite à s'intéresser lui aussi à l'argent, qu'est-il devenu ? son imagination galope. Combien coûte une vie ? Pourquoi certaines sont-elles plus cotées que d'autres ...............

"A peine aborde-t-il la dernière semaine de janvier que le monde prend du poids, les heures se traînent en s'époumonant, comme si elles gravissaient une côte sans fin. Au lieu de conduire vers le lendemain, chaque jour devient l'obstacle qui l'ajourne ou le voile. Vient un moment où le temps se met à stagner - le temps réel, qu'il est le seul à voir s'écouler de la façon dont il voit s'approcher la chose qu'il désire le plus au monde, c'est-à-dire partir une bonne fois pour toutes de Mar del Plata et laisser derrière lui le craquement des crostines dans la bouche du mort............."

Aller/retour du passé au présent.

L' enfant dont les parents sont séparés et dont la garde alterne entre les deux d'un mois à l'autre, verra toujours son père avec tout son avoir en poche (le cash, il n'a confiance qu'en cela), sa mère et son beau-père pour qui l'argent se représente sous forme  immobilière surtout, puis lui adulte l'argent des héritages, celui imprévu d'un remboursement de dette, celui de sa compagne dont il profite plus tard.

Le long trajet en taxi que son père lui a offert à ses 6 ans, d'une ville à une autre et le paiement en liquide qu'il lui a vu effectuer a contribué à son attrait, à s'interroger sur la provenance de cet argent, et plus grand il tentera de  comprendre quelle valeur il représente, sous quelles formes il évolue, chèque, compte en banque, épargne, et coffre-fort.

"Mais quel rapport existe-t-il entre cet argent ayant le pouvoir de manger une tablette de chocolat au lait, un paquet d'images, une gomme, le ticket de l'omnibus pour aller à Villa Gesell, qui agonise à présent dans le fond de la poche de son pantalon, et l'argent qu'il faudrait amasser pour manger une chose invisible, une chose aussi hors d'échelle que ces cent trois kilomètres de route menant à Villa Gesell ?"

L'argent, le fil conducteur de cette histoire. Les rapports des uns et des autres avec l'argent, dans cette époque tragique de la société Argentine dans les années 1970 avec une inflation galopante, les duperies, malversations, l'exploitation des travailleurs,  dans le seul but du profit qui conduiront la guérilla a enlever, séquestrer et rançonner les responsables d'entreprises ; les rançons seront à la hauteur de chaque responsable. L'enfant voit la libération des séquestrés :

"Les misères humiliantes de la survie ne lui font ni chaud, ni froid. Finalement cette vie infravitale, au point de tomber en dessous du seuil minimum de la vie, ne serait-elle pas par hasard la vie à laquelle les entreprises dont les séquestrés sont les cerveaux, les symboles, les fiers porte-voix, condamnent à vivre des milliers et des milliers d'ouvriers travaillant pour elles, et pas pendant deux ou trois semaines [...] mais des années, des décennies, une vie entière..."

D'où provient encore l'argent ? : du travail, des jeux, d' alliance, d'héritage, d'assurances

L'argent de son père provient du "jeu", c'est" sa chose" à son père. Mais celui-ci placera et multipliera l'argent qu'il lui confie. Ce qui n'est pas évident dans la situation du pays, mais il a une grande rigueur et habileté avec les chiffres. C'est sur ses cahiers de comptes parfaitement tenus qu'à sa mort il pleurera.

Assurance : Alors adolescent, il est invité par sa mère qui part pour un voyage, à signer une assurance en sa faveur, c'est donc là de l'argent qu'il recevrait sans rien faire ; mais la somme correspond-t-elle à une vie ?

Sa mère vieillissante, seule, qui lui réclamera souvent de l'argent mais dont il découvrira à sa mort, la manie et le rapport qu'elle entretenait avec l'argent.

Héritage : son beau-père lui donne une somme d'argent, comme un acompte !

S'il ne récupère rien de son divorce d'avec sa femme ; le couple se partage l'avoir du coffre en banque, lui sera longtemps marqué par ce fait : vider et rendre le coffre à la banque, il représentait tant ce coffre, la réussite de son couple, une sécurité.

"..., il se met à pleurer sans la moindre pudeur, longuement, bruyamment, gémissant comme une bête rossée, et ses larmes frappent contre le fond du coffre vide, éclatent en mille esquilles microscopiques, mille diamants d'eau qui sont de lui, qui de fait sont lui, mais qui demeureront là pour toujours, enfermés dans ce petit cercueil aplati."


Encore une fois je suis séduite par l'écriture de l'auteur, son habileté, ce petit commentaire n'est pas à la hauteur de mon ressenti, ni à la valeur de l'auteur. Les rapports parents/enfant sont bien traduits, la personnalité de chaque personnage, et une réflexion sur la mort, évidente dans l'âme de ce pays.

Je sais que beaucoup d'entre-vous n'adhèrent pas à l'écriture des auteurs d'Amérique Latine, retentez,  Lisez cet auteur, il le mérite vraiment, découvrez-le .

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Message par bix_229 le Sam 11 Aoû - 17:54

Tu es convaincante !
J' ai commandé  Histoire de larmes.
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Message par Tristram le Sam 11 Aoû - 19:32

Décidément, Bédoulène, tu présentes ces livres d'une façon fort happeuse. Tu ferais des quatrièmes redoutables !
Y a-t-il une part d'autobiographie dans cette trilogie ?

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Message par Bédoulène le Lun 20 Aoû - 12:25

je pense qu'ayant vécu dans ce pays, notamment les périodes de régime autoritaire, il fait un choix politique dans cette trilogie, exil (ces parents ont fuit le nazisme), guérilleras... (pas trouvé autre chose que ce qui est dans sa bio)

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Message par topocl le Mar 21 Aoû - 12:06

Histoire de l'argent.

exil - Alan Pauls Argen_10

C'est une histoire de famille décomposée, le fils, simplement dénommé par "il" , étrange et inconsistant  pont entre ses parents séparés. Le quatrième membre de la famille et l'argent cet argent qui coule à flot, avec lequel chacun joue à sa façon (au casino, au poker, en placements, en immobilier mais aussi en secrets, cachage, empaquetages divers, passionnant jeu d'amour perverti). L'argent est le lien entre les personnes, le but ultime, qui n'exclue pas cependant le débordement des sentiments, pour  cette mère tout à la fois  abusive et quémandeuse, ce père fantasque et charismatique. L'argent se donne, se prête, se rend somptueusement, s'extorque, se lègue, donne des émotions tendres ou fortes ; l'argent interroge assure, il humilie. L'argent est à la foi une valeur sûre, fondatrice, mais aussi insaisissable dans ces années 70 d'inflation monstrueuse, de corruption, de kidnapping à rançons exorbitantes. Ces gens sont riches à en mourir (comme le premier personnage à aparaître, le "premier mort" du héros adolescent, mort dans un curieux accident d'hélicoptère, et chacun s'interroge sur le devenir de la valise de fric disparue avec lui), ils croient que l'argent est leur rempart, mais découvrent qu'il ne protège de rien, il sont riches, mais dérisoires.

S'il m'a été assez difficile d'éprouver une réelle sympathie pour ces très riches et leur dieu clinquant, Alan Pauls est arrivé par  son ironie mordante à faire plus qu'éveiller mon intérêt pour ce fonctionnement dé-réel, qui donne une réelle jouissance de lecture. Cela tient aussi à sa façon singulière, brillante, de raconter, d'éclater complètement la temporalité dans des allers retours aussi audacieux qu'irrationnels, de partir en digressions, au fil de longues phrases tendues au cordeau, parsemées de parenthèses, qui mettent une pression dans l'écriture.

je me demande comment dans histoire de cheveux , il met les cheveux au centre du récit, j'irai voir ça un de ces jours.
(Merci Bédou Very Happy !)


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Message par Bédoulène le Mar 21 Aoû - 12:25

merci topocl de m'avoir suivie dans cette lecture. Ton commentaire est très juste, comme toujours. Very Happy


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Message par topocl le Jeu 6 Sep - 14:41

Bon, la suite a moins bien marché pour moi, et donc, je me réjouis d'avoir commencé par histoire de l'argent.

Histoire des cheveux

exil - Alan Pauls Cvt_hi10

Le personnage principal, perpétuellement dénommé par "il", a "un petit problème avec ses cheveux", qui constituent le centre de sa vie et de ses attentions, vous voyez tout de suite l'intérêt du bonhomme . Les 170 premières pages consistent donc en une très longue séance chez le coiffeur, parfaitement observée jusque dans les moindres détails. Entre le coups de ciseaux, dans une culture de la remémoration et de la digression, "il" repense à d'autres séances chez le coiffeur tout au long de son existence, aux mains de sa petite amie dans les cheveux de son meilleur ami qu'elle était en train d'embrasser, à la coupe afro qui a été le grand geste de révolte de son adolescence, à la boule à zéro de son meilleur ami quand il a été emprisonné pour un vol de voiture dans sa jeunesse... Il  vante les mérites de Celso, ce coiffeur si "génial" que la coupe  qu'il pratique lui offre  comme un nouveau départ dans la vie,  parle de ce fameux meilleur ami qu'il croise épisodiquement au fil des années dans des rencontres toujours surprenantes, de son chien qui le mord un beau jour, ne le reconnaissant pas suite à sa nouvelle coupe de cheveux magique, et de sa femme Eva, qui finit par le quitter. Je la comprends bien, la pauvre, bien que rien ne nous soit livré de l'histoire de ce couple, car ce type est d'un initérêt absolu, sans personnalité en dehors de cette particularité, ou en tout cas l'auteur ne nous fait pas le plaisir de la partager.

Bon, bien qu'il y ait un coté brillant, c'est assez rasoir (arf), sauf évidemment si on porte un quelconque intérêt aux cheveux, coupes et coiffeurs, ce qui n'est pas mon cas. A la page 170 (sur 220) apparaît enfin, comme un cheveu sur la soupe un personnage, qui, lui non plus n'a pas droit à un nom. Il est  désigné par "l'ancien combattant" sans qu'on  sache pourquoi et comment il a combattu, et il est le fils, longtemps parti en exil, d'un ancien opposant argentin. Et là je me suis dit: ça y est, voilà enfin ce qu'annonce  le quatrième de couverture : « cette évocation subtile et politique de la décennie la plus sombre de l'histoire argentine », ce roman « qui dialogue avec le présent et flirte avec la parodie politique ». Mais non. Cet épisode sur l' « ancien combattant » donnerait une assez bonne nouvelle, d'autant qu'on arrête enfin de parler de cheveux pour une trentaine de pages, jusqu'au moment où il essaie de vendre une perruque à caractère historique (ayant appartenu à une opposante assassinée par le régime) à notre héros….

Ce livre est finalement surtout un exercice de style, et ce d'autant plus que l'auteur use et abuse de  phrases interminables, entrecoupées de virgules et de tirets, dont m'a fallu souvent reprendre la lecture à zéro pour les appréhender (ce qui était déjà le cas dans Histoire de l'argent mais m'avait moins fait souffrir). Il choisit une approche originale où il finit par se noyer, car il n'y a justement que cette approche originale, cette recherche d’une virtuosité qui s'avère vide.
Cela donne un truc  cocasse, avec quelques moments brillants, mais assez vain.

(Mais évidemment je me dis que j'ai dû passer à côté de pas mal de symboliques, deuxièmes degrés, et allusions politiques).

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Message par Tristram le Jeu 6 Sep - 16:12

Une nouvelle fois la preuve est fait qu'un livre barbant peut susciter un commentaire poilant !

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Message par topocl le Jeu 6 Sep - 16:43

Je ne sais pas, peut-être que le choix de son sujet est une preuve d'humour...

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Message par Bédoulène le Jeu 6 Sep - 17:33

merci Mathilde, j'ai bien souris !  et tu as faiat l'effort d'aller au bout donc !

suite à : "car ce type est d'un intérêt absolu, sans personnalité en dehors de cette particularité, ou en tout cas l'auteur ne nous fait pas le plaisir de la partager."

dans sa famille il était, le seul blond et le seul poilu, or lorsqu'il a voulu adopter la coupe afro (avec ses propres moyens) il a tout simplement bousillé ses cheveux et du coup obligé de s'en occuper, de les faire couper par un coiffeur pour être présentable, c' est devenu une obsession d'où les multiples passages chez les coiffeurs sans jamais être satisfait jusqu'à la rencontre avec Celso !

Je pense que l'auteur pointe à travers  le comportement individuel de ses personnages, celui des Argentins dans la vraie vie, et notamment sous le régime autoritaire du pays. Bien que discrètes les critiques laissent à penser sur sa position personnelle. Ceci dans l'ensemble de la trilogie.

certainement que de la trilogie l'histoire de l'argent est le meilleur, mais moi j'ai apprécié les 3 livres lus.


Dernière édition par Bédoulène le Jeu 6 Sep - 17:49, édité 1 fois

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