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Kinji Fukasaku

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Kinji Fukasaku Empty Kinji Fukasaku

Message par animal Jeu 9 Mar - 22:15

Kinji Fukasaku
(1930-2003)


Kinji Fukasaku Kinji_10

Formation

Kinji Fukasaku suit des études de cinéma à l'université de Nichidai. Il entre à la Toei (l'une des majors japonaises) en 1953 et devient réalisateur après sept ans d'assistanat.

Carrière au cinéma

Dès 1961, Kinji Fukasaku signe ses premières réalisations personnelles, des courts métrages constituant la série Le Détective vagabond. La même année, il réalise son premier long métrage, Gangsters en plein jour. Mais sa première oeuvre marquante, Hommes, Porcs et Loups, date de 1964. Il y narre l'affrontement de trois frères d'armes devenus ennemis. Suit une parenthèse poétique avec Le Lézard noir (1968) et La Demeure de la rose noire (1969). Mais c'est surtout vers le film de "yakuza" (mafia) que se tourne Kinji Fukasaku (les scénarios sont signés Noboru Ando, célèbre gangster devenu star de la Toei). En 1970, il se lance dans la production indépendante avec Rage et surtout, en 1972, avec l'exceptionnel Sous les drapeaux, l'enfer. L'échec de ce film l'obligera à retourner vers les studios pour une série de six épisodes qui le rend célèbre, Combat sans code d'honneur, racontant la guerre des gangs à Hiroshima entre 1945 et 1963. Kinji Fukasaku exprime une violence telle qu'il devient le cinéaste le plus nihiliste du Japon, mais le plus apprécié aussi, car la série remporte un succès inouï. Une mise en scène nerveuse et irrespectueuse des codes sauve souvent du désastre des sujets répétitifs et dépassés : cadrages obliques, arrêts sur image deviendront ses marques de fabrique. Éclectique, Kinji Fukasaku tourne en 1980 Virus, un film catastrophe languissant, avec des comédiens hollywoodiens, Chuck Connors, George Kennedy et Robert Vaughn. A partir de 1983, il tourne moins. Il livre néanmoins Le Théâtre de la vie (1983), Les Habitants de la maison en feu (1986), La Révolte des fleurs (1988) et Un jour étincelant (1992). En 2000, il réalise un authentique chef-d'oeuvre, Battle Royale.

Prix
Prix pour l'ensemble de l'oeuvre, 2004 au Mainichi Film Concours
Meilleur réalisateur, 1983 au Mainichi Film Concours pour le film : Kamata koshin-kyoku
Meilleur réalisateur, 1983 au Kinema Junpo Awards pour le film : Kamata koshin-kyoku

source : www.cineressources.net

Filmographie:

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Message par animal Jeu 9 Mar - 22:31

Kinji Fukasaku 29493910
Le Lézard noir / Kurotokage (1968)

Adaptation cinématographique d'un roman d'Edogawa Rampo, adapté également pour le théâtre par Yukio Mishima qui tient un petit rôle dans le film alors que l'un des deux rôles principaux étant tenu par son (possible ?) amant d'alors Akihiro Miwa.

Immergé jusqu'à la noyade dans une imagerie kitsch-pop très colorée, l'histoire à suspens use et abuse de retournements et de mystères qui rappellent des ficelles à la Sherlock Holmes avec moult trucages et déguisements. D'ailleurs l'autre rôle principal est un détective privé quasi-glacial (Kogoro Akechi joué par Isao Kimura).

Le premier rôle évoqué tout à l'heure étant bien entendu celui du cerveau criminel sous les traits travestis de Mrs. Midorikawa. Un kidnapping accessoire à une joute amoureuse et l'affaire se corse !

Dans le carton pâte et les taches de couleur les répliques grandiloquentes ne perdent pas toute poésie et le très particulier charme hybride de ce film navigue en eaux troubles. A le revoir je me dis que ça ne tient pas à la rage qu'on associe facilement au réalisateur qui se révèle à peu près sage dans ce film mais à l'équilibre de l'écriture. Il y a de l'excès mais il est revendiqué, les ingrédients sont identifiables mais on est indéniablement bien servis en histoire à suspens fumeuse et enfumée. On est loin de tout réalisme et c'est là-dessus sans faux semblant.

(Étonnante bizarrerie et bonne occasion d'ouvrir un fil).

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Message par animal Dim 19 Nov - 21:49

Kinji Fukasaku Battle10

Battle Royale (2000)

Dernier film du réalisateur. Adaptation d'un roman aussi adapté en manga, l'histoire se présente comme une courte anticipation qui propose comme remède à une jeunesse rebelle qui a du mal à se positionner dans le système scolaire le tirage au sort annuel d'une classe de terminal qui devra s’entre-tuer.

Aussi simple que ça. Leur professeur, Kitano (Kitano donc), les attend à l'arrivée de leur "voyage scolaire" entouré de militaires histoire de leur expliquer les règles : île déserte, collier pour leur faire explosé la tête si besoin, distribution d'un paquetage avec une arme, pas la même pour tout le monde... et 72h pour qu'il n'en reste qu'un ou qu'une.

A 20 ans ça marche pas mal, à ... hum, plus tard ça marche plutôt moins bien, c'est moins exotique. Disons que c'est assez directement brutal, ça manque peut-être d'emballage malgré les presque deux heures du film.

A côté de ça, le "survival" ça ne demande pas forcément de grand discours pour entrevoir les enjeux : coopération, méchanceté, faux-semblants, espoir, ... forcément.

On aperçoit dans les bribes d'extérieur, ou d'avant, un monde dévastateur aussi pour les parents mais ce qui frappe finalement dans la simplicité de l'ensemble c'est toute cette brutalité imposée à la jeunesse. Certes ils ne sont pas parfaits les petits jeunes mais de là à leur forcer la main pour ce genre de boucherie alors que leurs aspirations sont ou incertaines ou romantiques...

Visuellement je le préfère aussi en ville Fukasaku, je crois me souvenir qu'à l'époque on disait qu'il avait réalisé le film à la place de son fils. Quoiqu'il en soit si ça peut manquer de piment c'est un peu plus nocif qu'un lourd divertissement (compliment).

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