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Ettore Scola

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Message par Invité Dim 3 Déc - 16:32

Ettore Scola
(1931-2016)

Ettore Scola 220px-11

Il fut un des maîtres du cinéma italien des années 60, et continua de travailler jusqu'à la fin de sa vie. Le réalisateur italien Ettore Scola est mort ce mardi 19 janvier à Rome, à l'âge de 84 ans.

Né à Trevico, en Campanie, en 1931, le jeune étudiant en droit montre des talents de dessinateur satirique et collabore à la revue humoristique Marc’Aurelio. Il abandonne ensuite le droit pour le cinéma, et débute en tant que scénariste pour collaborer à une dizaine de films entre 1952 et 1964 (Deux Nuits avec Cléopâtre, Toto dans la Lune, Le Fanfaron, Les Monstres ou La Marche sur Rome.)
Il réalise son premier film en 1964 : Parlons femmes, puis en 1968, Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? et Drame de la jalousie deux ans après, sur un trio amoureux, avec notamment Marcello Mastroianni qui remporte, grâce à ce rôle, un Prix d'interprétation à Cannes la même année.

En 1974, son film Nous nous sommes tant aimés ! connaît un succès mondial, avec cette histoire d'amitié entre trois hommes : un avocat, un professeur et un prolétaire, dans l'Italie de la fin des années 70, qui se retrouvent trente ans après la guerre contre le nazisme. Avec Affreux, sales et méchants, qui suit une famille d'un bidonville de Rome, Ettore Scola remporte le Prix de la mise en scène à Cannes en 1976, avant de réaliser son film le plus connu : Une journée particulière, en 1977. Sophia Loren y joue le rôle d'une ménagère, et Marcello Mastroianni, encore, celui d'un intellectuel persécuté par le régime fasciste, sur fond de rencontre entre Hitler et Mussolini.

Dans les années 80, son film, Le Bal, avec Christophe Allwright et Aziz Arbia, remporte un immense succès. Cette adaptation muette du spectacle du metteur en scène français Jean-Claude Penchenat, qui observe des couples dansant sur la piste d'une une salle de bal française, des années 20 aux années 80, rassemble un million de spectateurs en France. Suivront une dizaine de films entre les années 90 et 2000 (La Famille, Quelle heure est-il ?, Le Roman d'un jeune homme pauvre, Concurrence déloyale – avec Gérard Depardieu – jusqu'à son dernier fait d'armes, le documentaire Qu’il est étrange de s’appeler Federico présenté à la Mostra de Venise en 2013, sur son ami Fellini.
source Télérama


Filmographie :


1964 : Parlons femmes (Se permettete parliamo di donne)
1964 : Cent millions ont disparu (La congiuntura)
1965 : Thrilling, segment Il vittimista
1966 : Belfagor le Magnifique (L'arcidiavolo)
1968 : Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ?
1969 : Le Commissaire Pepe (Il Commissario Pepe)
1970 : Drame de la jalousie (Dramma della gelosia)
1971 : Permette? Rocco Papaleo
1972 : La Plus Belle Soirée de ma vie (La più bella serata della mia vita)
1973 : Voyage dans le Fiat-nam (Trevico-Torino: viaggio nel Fiat-Nam)
1974 : Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati)
1976 : Affreux, sales et méchants (Brutti, sporchi e cattivi)
1977 : Mesdames et messieurs bonsoir (Signore e signori, buonanotte)
1977 : Une journée particulière (Una giornata particolare)
1978 : Les Nouveaux Monstres (I nuovi mostri)
1980 : La Terrasse (La terrazza)
1981 : Passion d'amour (Passione d'amore)
1982 : La Nuit de Varennes
1983 : Le Bal (Ballando ballando)
1985 : Macaroni (Maccheroni)
1987 : La Famille (La famiglia)
1989 : Splendor
1989 : Quelle heure est-il ? (Che ora è?)
1990 : Le Voyage du capitaine Fracasse (Il Viaggio di Capitan Fracassa)
1993 : Mario, Maria e Mario
1995 : Le Roman d'un jeune homme pauvre (Romanzo di un giovane povero)
1998 : Le Dîner (La Cena)
2001 : Concurrence déloyale (Concorrenza sleale)
2003 : Gente di Roma
2013 : Qu'il est étrange de s'appeler Federico (Che strano chiamarsi Federico: Scola racconta Fellini)

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Message par Invité Dim 3 Déc - 16:39

J'avais déjà évoqué La terrasse, je crois, quelque part dans les méandres du forum.

J'inaugure le fil Scola avec Affreux, sales et méchants (1976)

Ettore Scola Rcc20110

Ou le portrait d'une Italie la plus pauvre et crasse possible.
C'est poussé à l'extrême, c'est souvent drôlatique. Tous les personnages sont comme le titre les indique.
Le seul acteur professionnel est le principal, le plus terrible d'entre tous, certainement.
Mais il n'y en pas un pour rattraper l'autre. Tout est bon pour arnaquer, rien n'est épargné.
Promiscuité, vulgarité, indigence, perversité, avarice. Les pauvres n'ont rien de glorieux avec Scola.


Ettore Scola 39054310

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Message par Chamaco Dim 3 Déc - 18:04

je me souviens de ce film relatant la vie d'une famille misérable d'après guerre qui vivait de la pension de la vieille qu'ils sortaient pour aller chercher les sous et vivaient d'aumône comme nos Tavernier dans un bidon ville de l'époque dans une tres grande promiscuité...
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Message par animal Dim 3 Déc - 21:56

Ettore Scola I0004910

La plus belle soirée de ma vie (1972)

Adaptation de La Panne de Dürrenmatt. Un croisement entre l'obscur et abrasif pince sans rire suisse et un sens un rien exubérant de la démonstration.

Nous voilà donc avec Rossi, filou italien au volant de sa Maserati, lancé à la poursuite d'une mystérieuse et séduisante motarde. Juste ce qu'il faut pour se retrouver en panne dans un décor façon Dracula mais en Suisse. Et se retrouver retenu pour une soirée avec des magistrats à la retraite qui voient là un compagnon, défendant ! idéal.

Décor improbable du (superbe) château, le rouge pour les tenues de soirée, ambiance bonne humeur qui frise le fantastique d'époque avec une parfaite décontraction.

Le point de rencontre entre Dürrenmatt et Ettore Scola se fait donc dans l'humour, et un sens du décapage en profondeur. Tout au long du gargantuesque diner Rossi, parfait homme moderne : macho arrivé-arriviste, s'enfonce avec plaisir au fil de son autoportrait. Et la touche d'Italie caricaturale assumée n'enlève évidemment rien au propos qui risque de conserver longtemps et partout un mordant d'actualité.

Une fable morale horrible et réjouissante. Farce excessive et très sérieuse, juste pas assez nette pour pouvoir rentrer dans un lot commun. Une adaptation réussie donc, et réussie aussi dans sa façon de jouer, en prolongeant le ton, le dénouement pour ceux qui connaissent l'histoire (j'ai un peu oublié mais ça n'était pas ça).

Cocktail détonnant !

(qui donne envie de continuer la découverte).

Récup' et réponse à une question restée en suspens ?

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Message par animal Sam 16 Mai - 22:43

Ettore Scola 359bef10

Il commissario Pepe / Le Commissaire Pepe (1969)

Aussi appelé Le Fouineur ?

Le commissaire d'une très tranquille petite ville de province se voit contraint d'enquêter sur les mœurs décousues ( ?) de ses concitoyens. Lui même très tranquille entre son travail sans vague et sa maîtresse en est contrarié... Au fil d'un film qui se déroule avec légèreté, le commissaire, Ugo Tognazzi, homme qu'on pourrait dire banal mais par là excellent, mène son enquête en prenant soin de ne brusquer personne et de point se laisser aller à certaines tentations.

Dans cette manière de ne pas y toucher, la réserve du personnage et du film, la fable sur l'hypocrisie de la bonne société et de la société tout entière gagne en profondeur. La critique est peut-être trop facile, la mélancolie est une autre paire de manches. Un drame au long cours, une histoire du quotidien. De mélanger ainsi les choses et de jouer sur cette tonalité ironique, bouffonne mais presque seulement, cette fluidité (super musique à souligner au passage), on est dans une des magies du cinéma. Magie à l'italienne.

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Message par bix_229 Sam 16 Mai - 23:31

Chamaco a écrit:je me souviens de ce film relatant la vie d'une famille misérable d'après guerre qui vivait de la pension de la vieille qu'ils sortaient pour aller chercher les sous et vivaient d'aumône comme nos Tavernier dans un bidon ville de l'époque dans une tres grande promiscuité...
La grande misère n'arrange pas les gens. Au contraire, il les rend pires. Le film est une illustration de ce constat.
Pareil pour L'argent de la vieille de Comencini.
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Message par Tristram Sam 16 Mai - 23:50

Chez ces gens-là ?

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Message par Tristram Jeu 20 Aoû - 2:59

Je viens de regarder Affreux, sales et méchants, et je n'avais jamais vu (le film, pas l'humanité des bidonvilles) ! C'est l'extravagance est captivante dans ce film, l'outrance fellinienne, mais pourquoi cette fascination pour la misère, la déchéance, l'ignoble, le sordide ?!

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Message par Bédoulène Jeu 20 Aoû - 7:57

j'aime beaucoup ce film, je ne pense pas que ce soit de la fascination, simplement oser la réalité  ?

à cette période il y avait des films de ce genre me semble (dans mes souvenirs)


Dernière édition par Bédoulène le Jeu 20 Aoû - 14:46, édité 1 fois

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Message par bix_229 Jeu 20 Aoû - 12:23

Il a surtout osé dire que la misère rendait souvent les gens odieux et cruels. Au point de vouloir tuer
celui qui détient un peu d'argent.
Scola délaisse les modèles marxiste ou idéaliste. C'est le spectateur qu'il vise à travers chaque personnage.
Et la la morale, les idéologies, la religion et évidemment, la famille.
On rit peut etre, mais c'est grinçant et atroce.
L'enfer de la misère.

Le contraire de Nous nous sommes tant aimés. A ceci près, que les personnages, au cours de leur vie
ont fait des compromis avec leurs idéaux de jeunesse, issus de la lutte contre l'occupant.
En cela, ils sont humains, ils nous ressemblent, ils nous émeuvent, et on les aime avec nostalgie.
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