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Les Moralistes

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Les Moralistes Empty Les Moralistes

Message par bix_229 le Mar 10 Déc - 15:39

Je pense qu'en France au moins, on les a mésestimés ou incompris, alors qu'à l'étranger on les considères comme des
fleurons de la culture et de la langue françaises.
Ils ont évidemment des prédécesseurs et des correspondants un peu partout dans le monde.
Leurs différences les distingue sans nécessairement les opposer.
Ce qui m'a toujous plu chez eux, c'est leur manque de diplomatie et leur franchise, leur lucidité qui en a géné plus d'un
et qui part d'observation proches, parfois meme personnelles.
Quelques définitions. Celle-ci est extraite d'Imago Mundi, et elle fait le tour du problème en général.

Les Moralistes

"On appelle moralistes, des écrivains philosophes dont le mérite propre est d'être accessibles au vulgaire, et de donner à quiconque recherche leur commerce quelques sensibles et salutaires enseignements. La Métaphysique, comme science des premiers principes, est le fondement même de toutes les autres sciences : mais le caractère abstrait et spéculatif de ses recherches, l'aridité, au moins apparente, ou la profondeur de ses formules, le retour des mêmes problèmes toujours résolus et toujours discutés, la spécialité assez ardue du vocabulaire, déconcertent les profanes et les éloignent. Les Moralistes ne discutent pas de l'être, ni de l'absolu, ni des rapports du nécessaire avec le contingent, et autres questions ardues; ils nous parlent de nous-mêmes, et piquent ainsi à la fois notre amour-propre et notre curiosité; ils analysent nos préjugés, nos erreurs; ils nous instruisent du vrai prix de chaque chose, et nous font estimer la vie même à sa juste valeur; ils nous disent nos habitudes, nous font toucher du doigt nos plaies les plus secrètes, comme ils nous en découvrent les nobles penchants; peintres et précepteurs des humains, ils l'éclairent sur son origine, sur sa nature et sur sa destinée. La vie et l'infinie multiplicité des soins qui la remplissent, le coeur et ses inclinations, plus dissemblables que les visages, selon le mot de Bossuet, et plus nombreuses que les vagues, mêmes de l'Océan quand il est agité par la tempête, tel est donc le vaste et inépuisable sujet qui occupe les Moralistes."

Si le sujet vous interesse, si vous désirez en savoir plus ou parler de certains d'entre eux, vous avez la parole. B
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Message par bix_229 le Mar 10 Déc - 15:49


Les Moralistes Van_de10
Louis Van Delft

Les moralistes. Une apologie
Première édition
Collection Folio essais (n° 499), Gallimard
Parution : 13-03-2008

"Du XVIe au XVIIIe, le moraliste fut la grande figure littéraire des pays de culture d'Europe. Et le français, le plus souvent sa langue. Son objet? Le sujet humain, à la fois indivisible et partie minime d'un tout, ego singulier et miroir de la société.
Entre littérature et anthropologie, le moraliste est une figure ondoyante à la manière de la «matière aussi changeante et inconnue qu'est l'homme» selon La Rochefoucauld. Le moraliste saisit donc le mouvement des êtres et des choses dans une écriture par fragments qui ne fige ni ne fixe.
De l'Espagne à la Prusse, de Londres à Paris, Louis Van Delft cerne le corpus des auteurs, recense les genres – car volontiers Maximes en France, l'œuvre du moraliste sera Essai en Angleterre, Manuel en Espagne, ou Opinions en Allemagne – et la diversité des écritures : discours sur l'homme dans l'abstraction de son espèce, ou bien, au contraire, réflexions sur le monde comme théâtre où l'homme ne jouerait que des rôles de composition. Le moraliste déploie un mode de connaissance sans dogmatisme ni certitudes qui mérite qu'aujourd'hui on en fasse l'apologie."

Pour élargir le problème hors de la France et des 17e et 18e siècles, l'essai de
Louis van Delft me semble interessant.
D'autant que l'auteur y a consacré beaucoup de temps, de lectures et de
livres. B
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