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Sidney Lumet

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Message par animal Lun 18 Jan - 20:31

Sidney Lumet
(1924-2011)

Sidney Lumet 27202010

Formation

Sidney Lumet monte sur les planches du Yiddish Art Theater de New York dès l'âge de cinq ans et se forme dans les Professional children's schools. Il joue dans The eternal road de Max Reinhardt, d'après Franz Werfel, puis dans Sun up to sun down de Joseph Losey. Son premier rôle à Broadway est Dead end de Sidney Kingsley. Puis il découvre l'alliance de la poésie et du réalisme du Group Theatre avec My heart's in the Highland, d'après William Saroyan. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il s'engage pour cinq ans dans l'armée britannique et se retrouve sur le front en Birmanie. En 1947, il fonde une troupe de théâtre Off Broadway, avec des comédiens comme Yul Brynner ou Eli Wallach et présente des spectacles d'avant-garde. En 1951, il réalise pour la chaîne de télévision CBS les séries Danger et You are there.

Carrière au cinéma

En 1957, Henry Fonda confie à Sidney Lumet le tournage de Douze hommes en colère. Issu de la tradition réaliste, Lumet appartient à l'école du direct, caractérisée par la rapidité d'exécution et la souplesse du rapport à l'acteur. Mais c'est d'abord l'adaptation d'oeuvres théâtrales qui marque sa carrière : Lumet trouve là un matériau propre à développer ses qualités de metteur en scène, qu'il estime supérieures aux scénarios de cinéma. Tennessee Williams lui inspire L'homme à la peau de serpent (1960), réflexion sur les ravages de la vie moderne, avec Marlon Brando dans un de ses meilleurs rôles. Avec Long day's journey into night (1962), Eugene O'Neill lui transmet la psychologie nécessaire à comprendre la faiblesse et l'ambiguïté humaine. Enfin La mouette (1968) d'Anton Tchekhov, avec James Mason, Vanessa Redgrave et Simone Signoret, lui révèle la tragédie inhérente à toute aspiration amoureuse. Lumet tourne aussi Vu du pont (1961) d'après Arthur Miller ou comment un personnage échoue à s'adapter à une situation nouvelle. Peu à peu, le réalisateur évolue vers un autre style, qui confronte l'homme aux institutions quand ce n'est pas à ses propres limites. Il réalise le thriller Point limite (1964), avec Henry Fonda. Le prêteur sur gage (1965) présente Rod Steiger sous les traits d'un survivant des camps de la mort en proie au cauchemar du passé. La colline des hommes perdus (1964), avec Sean Connery, dénonce la torture légale des camps pénitentiaires de l'armée britannique. New York s'affirme de plus en plus comme le champ idéal de ses expérimentations dramatiques et imprime à ses thrillers un rythme nerveux et soutenu. Ainsi en est-il du Gang Anderson (1970) mais aussi de Serpico (1973) avec Al Pacino, d'Un après-midi de chien (1975) et surtout de Prince of the city (1980). Cinéaste justicier, Lumet tourne ensuite Network (1976), véritable tableau du totalitarisme et de la corruption du monde audiovisuel, puis Daniel (1983), tardive dénonciation du procès Rosenberg. Les coulisses du pouvoir (1986) décrivent les magouilles électorales, A bout de course (1988) jette un regard critique sur les erreurs des anciens gauchistes. Dans les années 1990, Lumet réalise Contre-enquête (1990), L'avocat du diable (1993), Dans l'ombre de Manhattan (1996) et Gloria (1997), un remake du film de Cassavetes avec Sharon Stone dans l'ancien rôle de Gena Rowlands. Jugez-moi coupable (2004), raconte (jusqu'au point, de s'inspirer des dialogues originaux) le procès d'assises le plus long de l'histoire judiciaire américaine. Avec 7h58 ce samedi-là (2006), thriller d'une noirceur incomparable, le cinéaste nous offre une allégorie sur une société qui néglige toutes ses valeurs au profit de l'argent.

Autres activités

Sidney Lumet a réalisé plus de 250 téléfilms et émissions pour la télévision. En 1995, il écrit Making Movies, un livre considéré comme l'un des plus aboutis sur la manière de faire des films. En 2001, il produit la série télévisée Tribunal central, qui traite du quotidien de la cour de justice de New York, en faisant évoluer ses personnages entre scènes de tribunal et vie privée. Il devient Membre Honoraire de l'Académie des Oscars en 2005.

Prix
Oscar d'honneur pour l'ensemble de la carrière, 2005 au AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences
Prix pour l'ensemble de l'oeuvre, 1998 au Gotham Entertainment Group
Prix pour l'ensemble de la carrière, 1997 au Writers Guild of America Awards
Prix pour l'ensemble de la carrière, 1993 au DGA - Directors Guild of America (Los Angeles)
Meilleur réalisateur, 1982 au NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) pour le film : The verdict
Meilleur réalisateur, 1981 au New York Film Critics Circle Awards pour le film : Prince of the city
Meilleur réalisateur, 1977 au The Hollywood Foreign Press Association "Golden Globe Awards" pour le film : Network
Meilleur réalisateur, 1976 au Los Angeles Film Critics Association Awards pour le film : Network
Meilleur réalisateur, 1975 au Los Angeles Film Critics Association Awards pour le film : Dog day afternoon
Meilleur réalisateur, 1958 au SNCCI - Sindacato Nazionale Critici Cinematografici Italiani (Roma) pour le film : Twelve angry men

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Filmographie (cinéma) :
1957 : Douze Hommes en colère (12 Angry Men)
1958 : Les Feux du théâtre (Stage Struck)
1959 : Une espèce de garce (That Kind of Woman)
1959 : L’Homme à la peau de serpent (The Fugitive Kind)
1961 : Vu du pont (A View from the Bridge)
1962 : Long Voyage vers la nuit (Long Day's Journey Into Night)
1964 : Le Prêteur sur gages (The Pawnbroker)
1964 : Point limite (Fail-Safe)
1965 : La Colline des hommes perdus (The Hill)
1966 : Le Groupe (The Group)
1966 : MI5 demande protection (The Deadly Affair)
1968 : Bye Bye Braverman
1968 : La Mouette (The Sea Gull)
1969 : Le Rendez-vous (The Appointment)
1970 : Last of the Mobile Hot Shots
1970 : King: de Montgomery à Memphis
1971 : Le Dossier Anderson (The Anderson Tapes)
1972 : The Offence
1972 : Les Yeux de Satan (Child's Play)
1973 : Serpico
1974 : Lovin' Molly
1974 : Le Crime de l'Orient-Express (Murder on the Orient Express)
1975 : Un après-midi de chien (Dog Day Afternoon)
1976 : Network, main basse sur la télévision (Network)
1977 : Equus
1978 : The Wiz
1980 : Just Tell Me What You Want
1981 : Le Prince de New York (Prince of the City)
1982 : Piège mortel (Deathtrap)
1982 : Le Verdict (The Verdict)
1983 : Daniel
1984 : À la recherche de Garbo (Garbo Talks)
1986 : Les Coulisses du pouvoir (Power)
1986 : Le Lendemain du crime (The Morning After)
1988 : À bout de course (Running on Empty)
1989 : Family Business
1990 : Contre-enquête (Q & A)
1992 : Une étrangère parmi nous (A Stranger Among Us)
1993 : L'Avocat du diable (Guilty as Sin)
1997 : Dans l'ombre de Manhattan (Night Falls on Manhattan)
1997 : Critical Care
1999 : Gloria
2004 : Rachel, quand du seigneur (court-métrage)
2006 : Jugez-moi coupable (Find Me Guilty)
2007 : 7 h 58 ce samedi-là (Before the Devil Knows You're Dead)

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Message par animal Lun 18 Jan - 20:46

Le genre de réalisateur qui a discrètement une vraie bonne place au pays du cinéma solide. A tel point que j'étais persuadé qu'il avait déjà son fil... A croire que j'avais reporté car dernière vision du côté du film pas mal mais franchement très bavard ? Ce qui nous permet cependant d'en arriver par ce côté très théâtre qui est déjà là dans le monument :


Sidney Lumet 1-12-a10

Twelve Angry Men / Douze hommes en colère (1957)

Douze jurés qui doivent se mettre d'accord à l'unanimité pour se prononcer sur la vie ou la mort d'un jeune de 18 ans accusé du meurtre de son père. Huis-clos étouffant dans une petite salle délibération pendant une orageuse journée de canicule. Au premier tour de table, une voix pour le "non coupable"...

La question de la peine de mort abordée par ce qu'il y a autour. Le nœud du film n'est pas seulement le devenir de l'accusé mais tout ce qui peut en décider : les hommes (on peut insister sur le masculin !), leurs habitudes, leur indifférence, leur racisme, leur posture obligatoire... Et aussi leur responsabilité, leur choix, leurs moyens, ensemble, de changer d'avis ?

Très écrit dans les dialogues et dans la mise en scène, machine a l'air millimétrée mais ça a beaucoup de charme quand c'est, comme ici, réussi. Le rythme des échanges et du changement d'atmosphère, ça cartonne autour de Henry Fonda avec l'échantillon d'hommes plus ou moins discrets issus d'horizons divers.

Surtout, a le revoir en plus d'être un bon film il est bon parce qu'il fait réfléchir et il nous interroge dans nos réflexes, notre usage des médias, notre contexte mais aussi nos comportements.

Du classique pour le meilleur !

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Message par Tristram Lun 18 Jan - 21:04

Oui, un film qui m'avait frappé !

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Message par Invité Lun 18 Jan - 21:13

Un de mes films préférés ! I love you La performance d'Henry Fonda m'inspire profondément.

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