Des Choses à lire
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Georges Brassens, Lettre à Toussenot


Italo Svevo

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Message par bix_229 le Dim 11 Déc - 16:02

Italo Svevo (1861-1928)

Italo Svevo  A612


Né d'un père juif d'origine allemande, et d'une mère italienne, Ettore Schmitz - c'est son véritable nom - écrivit sous le pseudonyme d'Italo Svevo. Il fait des études en Allemagne avant de revenir se fixer dans sa ville natale, Trieste. Cette ville était le croisement de différentes cultures et elle fit partie de L'Empire Austro-Hongrois jusqu'en 1918. En 1892, il publie à compte d'auteur Une vie, son premier roman, puis en 1898, Senilita. Sans le moindre succès. Entre temps, il épouse Livia, une lointaine cousine en 1896. Il rencontre Joyce en 1903 et découvre Freud et la psychanalyse. En 1923 enfin, il écrit La Conscience de Zéno, qui contient de nombreuses références autobiographiques et à la psychanalyse. Ce livre lui permit enfin de connaitre une certaine notoriété - sauf dans son propre pays - et d'etre reconnu par Montale, Joyce et Valéry Larbaud. Brève célébrité puisqu'il devait mourir accidentellement en 1928.

Bibliographie

1877 L'avenir de la mémoire,
1880 Le roi est mort. Vive le roi!,
1890 L'Assassin de la rue Belpoggio, nouvelle,
1892 Une vie,
1898 Sénilité (retouché en 1927),
1923 La Conscience de Zeno,
1926 Le Vin du salut, nouvelle,
1985 Le Destin des souvenirs, recueil de nouvelles,
2000 Dernières cigarettes, extraits de la correspondance de Svevo,
2003 Ulysse est né à Trieste, conférence sur James Joyce,
2006 Correspondance, avec Eugenio Montale,
2008 La vie conjugale,
2011 Ma paresse,
2011 La Nouvelle du bon vieux et de la belle enfant





Pauvre Svevo, tellement amoureux de la littérature ! Amoureux contrarié puisqu'il ne connut qu'un succès tardif et limité. Et qu'il ne put même pas se consacrer vraiment à son oeuvre, puisque après son mariage, il devint industriel dans l'entreprise de son beau-père et dut s'occuper à vendre de la peinture sous marine pour la coque des bateaux !!

Génial Svevo, qui vivant à Trieste, à la frontière de l' Empire Autro-Hongrois, dut pratiquement inventer une langue pour créér son oeuvre. Umberto Saba, un autre grand poète et, de Trieste comme Svevo, raconte qu'il avait peur de mourir et particulièrement quand il se faisait conduire en automobile. Coïncidence étrange, il mourut dans un accident de voiture. Le choc n'était pas grand, mais son coeur était trop faible.

Saba raconte :
A peine eut-il compris que l'heure de sa fin avait sonné et que la «dernière cigarette» avait été fumée pour de bon, la peur passa d'un seul coup.
«Mourir, ce n'est que cela, disait il à ses proches, mais c'est facile, très facile. C'est plus facile, ajoutait-il en s'efforçant de sourire, que d'écrire un roman.»
J'ai toujours pensé (et ces paroles prononcées par un tel homme en un tel moment, me le confirment) que l'humour est la forme suprême de la bonté.

L'oeuvre de Svevo est toute d'introspection et elle décrit avec humour et ironie des personnages un peu à son image : névrosés, sceptiques, lucides mais vélléitaires. Tout ce qui émerge dans son oeuvre, tout ce qui s'y exprime, se rapporte justement au non-dit, à des secrets enfouis et jamais élucidés. A des actes inexpliqués et inexplicables pour ceux-là même qui en sont les acteurs. Et pourtant s'ils ne trouvent pas d'explications, ce n'est pas faute de chercher !  

Le mérite de Svevo est d'avoir créé une langue et une oeuvre originale qui s'inscrit parmi celles de l'Europe centrale, au même titre que les Musil, Broch, Mann, Kafka, Marai et autres. Des nouvelles - souvent superbes - comme celles de Court voyage sentimental peuvent etre une excellente introduction. Svevo, comme pas mal d'autres écrivains italiens, souffre d'une chose : être peu ou mal connu en France. Pourtant, quand on les lit, ses livres procurent du plaisir et de l'étonnement. Tous les genres romanesques sont représentés, même si le genre court semble mieux lui convenir.

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Message par Cliniou le Dim 11 Déc - 20:32

cheers tongue
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Message par bix_229 le Lun 12 Déc - 19:06

Italo Svevo  Svevo110


LA CONSCIENCE DE ZENO. - Gallimard.

Ce roman est une confession. La confession tardive d'un homme agé qui nous raconte ses souvenirs en commençant par les plus lointains, et sur les conseils de son médecin psychanalyste.
Zeno est un malade, un velléitaire condamné à ne plus agir pour trop s'analyser. C'est ce qui nous apparaît d'abord. Mais Zeno est malin, et l'on se demande en avançant dans la lecture, si l'histoire de Zeno n'est pas celle d'un triomphe plutôt que d'une série d'échecs.
Certes, la rigueur avec laquelle Zeno étudie les moindres réactions de son organisme entrave chez lui tout mouvement, de même que sa volonté d'être tout à fait conscient obscurcit sa pensée.
Mais son intelligence est satisfaite. On voit bien qu'il hésiterait à changer ses faiblesses ou ses maladresses contre la désinvolture et l'aisance de ceux qui l'entourent. Et qu'il fait semblant d'admirer humblement !

Une confession écrite est toujours mensongère, écrit il...

Et c'est peut-être pour cela qu'il met fin à sa psychanalyse. Parce qu'il n'en a plus besoin et s'assume enfin tel qu'il est.

Depuis longtemps je savais que la santé pour moi, ne pouvait etre que la conviction d'etre sain.

Zeno est pessimiste et la fin du livre l'est aussi :

La vie actuelle est contaminée aux racines. L'homme a usurpé la place des arbres et des betes. Il a vicié l'air, il a limité le libre espace.
Et que sera demain ? Cet animal actif et triste peut encore découvrir et asservir d'autre forces... P. 536

Peut-être une catastrophe inouïe, produite par les machines, nous ouvrirat'elle de nouveau le chemin de la santé.
Quand les gaz asphyxiants ne suffiront plus, un homme fait comme les autres inventera, dans le secret de sa chambre, un explosif en comparaison duquel tous ceux que nous connaissons paraitront des jeux d'enfants. Puis un homme fait comme les autres, lui aussi, mais un peu plus malade que les autres, dérobera l'explosif et le disposera au centre de la terre.
Une détonation formidable que nul n'entendra - et la terre, revenue à l'état de nébuleuse, continuera sa course dans les cieux délivrée des hommes - sans parasites, sans maladies.
P. 537


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mots-clés : #psychologique
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Message par bix_229 le Mar 20 Déc - 17:29

Italo Svevo  Seneli10

SENILITA. - Seuil

J'ai parlé longuement de La Conscience de Zeno, mais en y réfléchissant, c'est Senilita que je préfère pour des raisons personnelles.
Comme chez les autres personnages de Svevo, les traits dominants des personnages sont la lucidité, l'introspection, l'anticipation des événements de la vie, de l'échec, de la vieillesse, de la mort. La difficulté d'être en prise avec la réalité et la douleur de le ressentir ainsi.

A lui, Emilio, il n'était jamais rien arrivé d' heureux, rien même d'inattendu, car dans sa vie, le malheur s'annonçait de loin, se dessinait peu à peu. Il avait toujours eu le temps de le regarder longuement en face et quand, sous une forme ou sous une autre - pauvreté, mort des êtres qui lui étaient chers - il avait eu à subir, il y était déjà préparé.

Quand l'image de la mort envahit une intelligence, elle suffit à l' occuper tout entière. Les efforts qu'on fait pour la rejeter ou la retenir sont titanesques, car chacune de nos fibres épouvantée d'en avoir éprouvé le voisinage, en garde la mémoire tandis que chaque molécule de notre corps la repousse dans l'acte meme de conserver et de produire la vie. La pensée de la mort est comme une maladie de l'organisme. La volonté ne l'évoque pas plus qu'elle ne l'écarte.


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Message par bix_229 le Mar 20 Déc - 17:38

Italo Svevo était angoissé, déprimé, frustré et hanté par la crainte de la mort. Et c'est pour cela que ses personnages lui ressemblent tellement... Pour lutter contre son pessimisme naturel, il n'avait que l' humour, une imagination débordante et... l'espoir qu'il quitterait le monde industriel pour écrire un nouveau livre, puisque c'était sa seule vocation… Et nous parler des «petites ironies de la vie», pour citer un autre grand pessimiste, Thomas Hardy... Mais existe-t-il un grand écrivain conscient et optimiste ? Rabelais ? Je ne sais pas...

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Message par bix_229 le Mar 20 Déc - 17:40

Italo Svevo  Svevo110

La Conscience de Zeno :

Relire un livre longtemps après est une chose étonnante.

Le livre n'a pas changé, mais nous oui, et notre regard aussi. J'ai relu La Conscience de Zeno avec plaisir, et mon étonnement tient au fait que j'avais presque tout oublié... A part le fait que c'est un livre remarquable.

J'avais surtout oublié à quel point Zeno est un personnage immoral.
Cynique, calculateur, puéril, inconséquent, égocentrique, lubrique. Le but de sa vie : satisfaire ses exigences et ses plaisirs, et tant pis s'il s'agit pour cela de mentir, de détruire…
Et en plus, avec la meilleure conscience du monde. Une lucidité, une ironie sans pareille.

Zeno n'est jamais dupe de lui même, mais parfois, il fait semblant de s'interroger pour savoir s'il est bon ou s'il est méchant. Et il n'a aucun mal à conclure en sa faveur.
Un personnage intelligent et pervers. De l'étoffe des Tartuffe...

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Message par Arturo le Dim 14 Mai - 15:43

Oui, il faut lire La conscience de Zeno, déjà pour la langue magnifique de l'auteur. Un écrivain qui fait l'éloge de la lenteur, du détail, mais qui n'en est pas pour autant ennuyant. Une lecture à déguster par petits morceaux, en tout cas ce fut mon cas : quelques pages par jour, des grignotages, le temps d'entrer dans les pensées du personnage.
Toutefois, j'en ressors avec un sentiment étrange, celui d'avoir flotté avec ce récit, sans jamais réellement y pénétrer.
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Message par bix_229 le Dim 14 Mai - 16:09

"Toutefois, j'en ressors avec un sentiment étrange, celui d'avoir flotté avec ce récit, sans jamais réellement y pénétrer."

Cela m' arrive aussi parfois...
Sans que je sache parfois très bien pourquoi.
Sauf si je suis dans un moment inapte à la lecture.
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Message par Tristram le Dim 14 Mai - 20:08

Une voix bien particulière, ce Zeno Svevo (rayon "pessimisme", et/ ou "gibier pour psy")  :

« Le pli littéraire lui suggérait un parallèle entre ce spectacle et celui de sa propre vie. Là aussi, dans ce tourbillon, dans ces ondes  dont chacune transmettait aux autres le mouvement qui l’avait tirée elle-même de son inertie, l’effort pour se soulever finissait dans un nivellement qui figurait l’impassibilité du destin. Absence de faute, grandeur du désastre. »
Italo Svevo, « Senilità », 12

« …] quand le rire de la vie fut plus fort que le mien. »
« La vie ressemble un peu à la maladie : elle aussi procède par crises et par dépressions. À la différence des autres maladies, la vie est toujours mortelle. Elle ne supporte aucun traitement. Soigner la vie, ce serait vouloir boucher les orifices de notre organisme, en les considérant comme des blessures. À peine guéris, nous serions étouffés. »
Italo Svevo, « La conscience de Zeno »

_________________
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Message par bix_229 le Lun 26 Mar - 17:42

« Et pourquoi vouloir soigner notre maladie ? Devons-nous vraiment retirer à l’humanité ce qu’elle a de meilleur ? » Ainsi s’interroge Italo Svevo dans une lettre de décembre 1927 à Valerio Jahier [1]

[1] I. Svevo, lettre à V. Jahier du 27/12/1927, reprise...

. Il poursuit « Nous sommes une protestation vivante contre la ridicule conception du surhomme telle qu’elle nous a été distribuée (surtout à nous autres Italiens). [2]
[2] Ibid.
Une question de Svevo qui s' interroge et nous interroge aussi.

https://www.cairn.info/revue-etudes-2011-10-page-361.htm
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Message par églantine le Lun 1 Oct - 14:54

La conscience de Zeno

Italo Svevo  91cdp010


Avec un titre pareil on s'attend à du lourd , et avec quelques 450 pages , c'est peut-être ce qui relégua ce livre au fin fond de mes PAL depuis ... des décennies .
Il fallait peut-être la frustration occasionnée par cette rentrée littéraire et ses produits lights et la faim intellectuelle engendrée pour découvrir cette oeuvre majeure hélas trop méconnue .
Du lourd ?

Ah certes il s'agit d'un récit d'introspection , et qui dit conscience en appelle aussitôt à l'inconscient , la culpabilité , la psychanalyse et toute la panoplie .
Et bien évidemment Maître Freud hante toute la longue "confession "scrupuleusement consignée dans un cahier de mémoires où Zeno , sous le conseil de son thérapeute bien évidemment psychanalyste ( il est de bon ton à cette époque et dans certains milieux de soigner son âme par le truchement de cette nouvelle approche médical , au diable l'église , ses saints et son absolution , c'est une ère nouvelle qui s'amorce , L'europe s'effondre en cette année 1915 et en cette ville Frontalière particulièrement exposée Trieste , il règne un climat de flottement propice aux désordres psycho-socio-politico et plus encore ) .
A travers cette autobiographie , on rencontrera un Zeno accablé par son destin de rentier : La nature a horreur du vide et tout naturellement ce terrible statut difficile à assumer dans ce qu'elle implique d'énergie pour donner du sens à sa vie laisse s'infiltrer insidieusement la douleur .
De drames en drames , de comédies en comédies , la vie  passe .
Zeno , raconte ses drames , ses comédies .
Une vie pleine , de ces petits riens, anecdotiques ,  et de l'ampleur de ceux-ci lorsqu'ils viennent s'étaler dans le psychisme d'un être souffreteux de l'être en trop bonne santé et désoeuvré .
Pauvre Zeno , bouffon inconscient , en proie aux plus atroces tourments d'une conscience en mal d'altérité .
Pauvre Zeno , affligé par autant de maladies qu'il est possible d'en inventer .
Pauvre Zeno , soumis à la tyrannie de ses désirs primaires .
Pauvre Zeno , trop aimant et s'éparpillant dans ses amours .
Pauvre Zeno , versatile , parce qu'une bonne résolution du moment en chasse une autre .
Pauvre Zeno , navigant péniblement dans le mensonge et la vérité et s'arrangeant au coup par coup , d'une seconde à l'autre pour survivre à tous ses tourments intérieurs et sa culpabilité intrinsèque .
Pauvre Zeno , terriblement humain , vélleitaire , inconstant , insaisissable , désinvolte , paresseux , infidèle ,sincèrement menteur , d'une franchise autant que faire se peut avec les petits arrangements pour que la bonne conscience ne soit pas trop molestée , Pauvre Zeno ,  pur et dépravé .
Quant à Maître Freud écorniflé, il ne craint plus grand chose , rions de concert .

Pauvre de nous .
Voilà pourquoi j'ai adoré cette grosse farce , l'outrance et les débordements .
C'est juste le portrait condensé de toutes les contradictions de l'être humain .
Pathétique , attachant ,  clownesque ,ce Zeno à travers cet exercice littéraire brillant en forme d'autodérision universelle .



On dit souvent des choses en suivant le son des mots qui se sont associés par hasard. Puis, quand on va voir si ce qu'on a dit valait le souffle qu'on a dépensé à le dire , on découvre parfois que cette association fortuite a engendré une idée  
 


Etais-je bon, ou méchant : tel était le doute. Quant au souvenir, né soudain de ce doute qui n'était pas nouveau : je me voyais tout enfant , en robe ( l'image n'est pas très nette ), je levais les yeux vers ma mère souriante et lui demandais : Est-ce que je suis bon ou méchant ?" Chez l'enfant que j'étais, un tel doute était simplement inspiré par le fait que tant de gens m'avaient dit que j'étais gentil et tant d'autres, par plaisanterie, que j'étais méchant. Comment un enfant ne se serait-il pas trouvé embarrassé dans ces conditions ? Oh ! incomparable originalité de la vie ! Il était merveilleux que le doute éveillé dès l'enfance sous cette forme puérile, l'homme adulte, ayant déjà derrière lui la moitié de sa vie, ne l'eût pas résolu.  

la vie ressemble un peu à la maladie : elle procède aussi par crises et par dépressions. A la différence des autres maladies, la vie est toujours mortelle. Elle ne supporte aucun traitement.
 

Il ne faut s’apitoyer sur personne, sinon ce sentiment  envahirait toute notre vie et il n’en résulterait qu’un profond ennui. La loi de nature ne donne pas droit au bonheur, elle prescrit au contraire la misère et la douleur.
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Message par Tristram le Lun 1 Oct - 16:17

Merci pour l'effort (qui ne se sent pas) ! Ça me ramentoit cette vieille lecture, de la phrase que j'avais aussi notée (n° 3) à celle que j'ai oubliée, à moins que je ne me la sois assimilée (n° 1)...

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Message par églantine le Lun 1 Oct - 16:51

@Tristram a écrit:Merci pour l'effort (qui ne se sent pas) !
Zenoesque , je préfère papillonner et me lamenter après que je me sens coupable de . Rolling Eyes
Mais j'ai décidé de ressortir mon petit carnet et au moins de noter les titres de ce que je lis , ça sera déjà bien .Tu es discipliné et rigoureux toi , je t'envie .


Mais pour en revenir à La conscience de Zeno , tu sais très bien qu'il y aurait des milliers de choses à dire sur cet ouvrage , alors tout ce qu'on pourra en dire ne sera qu'une partie tronquée , subjectivée . Et en plus on peut affirmer tout et son contraire pour ce roman ambivalent , tout en contradictions, à lire et relire .
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Message par bix_229 le Lun 1 Oct - 17:43

Dommage que les interêts commerciaux aient privé Svevo de sa seule vocation, la littérature.
Lui et ... nous !
Oh et puis aussi sa femme adorée, mais néanmoins objet d'une jalousie infondée.
Mais Svevo gambergeait beaucoup et ses fantasmes n'alimentèrent pas que son oeuvre !
Comme l'écrivit un critique :
"Sous le conformisme de son existence de notable et d’industriel, il logeait des pulsions dont il se méfiait et que seule la littérature lui permettait d’exprimer."
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Message par Tristram le Lun 1 Oct - 18:07

Eglantine a écrit:Zenoesque , je préfère papillonner et me lamenter après que je me sens coupable de . Rolling Eyes
Mais j'ai décidé de ressortir mon petit carnet et au moins de noter les titres de ce que je lis , ça sera déjà bien .Tu es discipliné et rigoureux toi , je t'envie .
Oui, tout à fait, sauf que je ne note pas les titres de mes lectures : c'est regrettable, ça m'aurait évité plus d'une fois de relire involontairement le même livre, mais je pense qu'il m'aurait fallu commencer beaucoup plus tôt...

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