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John Sturges

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Message par animal le Dim 8 Jan - 21:52

John Sturges (1910-1992)

John Sturges D3579110

John Sturges (1910-1992) débute en réalisant des thrillers de série B (La Capture, 1950 ; Le Signe du bélier, 1948). Son premier film The Man Who Dared (1946) raconte l'histoire d'un reporter qui se fait passer pour un assassin. Il se spécialise ensuite dans le western. Dans Fort Bravo (1953), dont l'action se déroule pendant la guerre de Sécession, il décrit d'une façon étonnamment réaliste l'art et la technique du combat des Indiens Mescaralos. Dans ses films, on retrouve toujours un héros dans un environnement hostile, qui doit s'imposer physiquement contre une poignée de brutes ou de truands. Aussi, dans Un homme est passé (1954), Spencer Tracy lutte-t-il seul contre les habitants d'un village collectivement responsables du meurtre d'un Japonais. Avec Règlement de compte à OK Corral (1957), qui reprend l'histoire légendaire du shérif Wyatt Earp et de Doc Hallyday, puis Les Sept Mercenaires (1960), un remake version western des Sept Samouraïs (Akira Kurosawa, 1954), John Sturges rencontre un succès international. La Grande Evasion (1963), qui ne peut se résumer à sa scène la plus célèbre, celle de la fuite de Steeve Mc Queen à moto, couronne sa carrière. Son dernier film, L'Aigle s'est envolé, raconte une histoire rocambolesque : la tentative d'enlèvement de Winston Churchill par un commando allemand parachuté en Angleterre !

source : cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr

Filmographie sélective (reprise de la page wikipedia :

1948 : Le Signe du Bélier (The Sign of the Ram)
1949 : Les Aventuriers du désert (The walking hills)
1950 : La Capture (The capture)
1950 : Le Mystère de la plage perdue (Mystery Street)
1950 : Right cross
1950 : The Magnificent Yankee
1951 : Kind Lady
1951 : Le peuple accuse O'Hara (The people against O'Hara)
1951 : It's a Big Country
1953 : Fort Bravo (Escape from Fort Bravo)
1953 : La Plage déserte (Jeopardy)
1954 : Un homme est passé (Bad Day at Black Rock)
1955 : Duel d'espions (The Scarlet Coat)
1955 : La Vénus des mers chaudes (Underwater !)
1956 : Coup de fouet en retour (Backlash)
1957 : Règlements de comptes à OK Corral (Gunfight at the O.K. Corral)
1958 : Le Trésor du pendu (The Law and Jack Wade)
1958 : Le Vieil Homme et la mer (The Old Man and the Sea)
1959 : La Proie des Vautours (Never so few)
1958 : Le Dernier Train de Gun Hill (Last Train From Gun Hill)
1960 : Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven), également producteur
1961 : Par l'amour possédé (By love Possessed)
1962 : Citoyen de nulle part (A girl named Tamiko)
1962 : Les Trois Sergents (Sergeants 3)
1963 : La Grande Évasion (The Great Escape), également producteur
1965 : Station 3 : Ultra Secret (The Satan bug)
1965 : Sur la piste de la grande caravane (The Hallelujah Trail), également producteur
1967 : Sept secondes en enfer (Hour of the Gun), également producteur
1968 : Destination Zebra, station polaire (Ice Station Zebra)
1969 : Les Naufragés de l'espace (Marooned)
1972 : Joe Kidd
1973 : Chino (Valdez, il mezzosangue)
1974 : Un silencieux au bout du canon (McQ)
1976 : L'aigle s'est envolé (The Eagle Has Landed)

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Message par animal le Dim 8 Jan - 22:21

ça fait un paquet de titres très connus ! ce qui tombe bien parce qu'on va commencer par un monument :


John Sturges Vlcsna10

Les sept mercenaires / The Magnificent Seven (1960)

Adaptation western des Sept samouraïs d'Akira Kurosawa sorti en 1954 et servi par un casting de figures : Yul Brynner, Eli Wallach, Steve McQueen, Charles Bronson, Robert Vaughn, James Coburn...

La trame est la même, un village victime de pillages et de violences se résout à échanger ses maigres économies contre les services d'une poignée d'hommes aguerris au combat. De ces rônins du Far West on ne connaîtra pas le passé, on comprendra seulement que l'Ouest ne leur offre plus les mêmes opportunités, que les gains sont plus rares et que leur espèce de commerce ne se maintient que du côté de la frontière mexicaine.

Ce ne sont pas les types les plus recommandables mais sous la direction de Chris (Yul Brinner) ils se tiennent et vont se livrer à un combat dans lequel ils ont plus à perdre qu'à gagner...

J'avais revu les Sept samouraïs qui est probablement plus expressif d'un point de vue cinématographique (avec ses trucs dingues qui passent comme une lettre à la poste à l'image de la scène d'alcoolémie de Toshiro Mifune) et qui peut-être ne choisit pas exactement le même registre. Chez Sturges, les types sont des pros, la quantité de détails, de motifs pour mettre cet état de fait en avant est ahurissante. Sur grand écran ça doit être monstrueux. En gros : jeu de mains jeu de vilains. La tension, la main toujours prête à dégainer, la façon de défaire l'attache du holster pour être prêt. Les manipulations incessantes, des carabines, des revolver ça en devient étouffant. Et ça prend le dessus sur l'invincibilité de ces "héros". Ce qui reste c'est la peur, palpable.

La seule alternative c'est la peur non moins réelle des paysans qui finalement ont peut-être plus à gagner comme à perdre. Du côté de cette vie honnête et simple on peut déceler une nuance de rêve américain qui semble devenu inaccessible de l'autre côté de la frontière. Du côté américain les choses sont compliqués et un indien ne pourrait être enterré dans le cimetière bien connu de Boot Hill sans l'intervention à la fois sûre et quasi-suicidaire de ces types qui vivent par leur arme.

C'est aussi le personnage du jeune écervelé qui cherche à tout prix à en imposer et à ressembler à ces hommes, lui qui est derrière ce masque qui s'impose un paysan.

Pas mon préféré de ceux que j'ai vu mais j'aime son fond, j'ai été très content de le revoir après 15,20 ans ou plus et je reste fasciné par la précision de John Sturges pour filmer les groupes, les mouvements et faire monter la tension.

Classique incontournable qui rappelle au passage que le western américain avait aussi de la nuance avant la célébration de la poussière par les italiens !

(J'ai un faible pour la séquence Boot Hill).

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Message par animal le Lun 9 Jan - 21:33

Quelques images pour le plaisir :

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Message par Bédoulène le Mar 10 Jan - 8:47

merci !

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Message par animal le Lun 14 Mai - 21:24

John Sturges Vlcsna31

McQ / Un silencieux au bout du canon (1974)

Dans la veine du polar dur qui tire sur l'action on trouve un John Wayne fatigué, quelque part entre l'inspecteur Harry et Bullit. Plus humain que le premier, moins tête brûlée que le second (même si lui aussi à une belle voiture verte qui fait du bruit). L'ambiance fin d'une époque joue à plein et il la porte bien sur ses épaules (et aidé par de réguliers petits verres).

Ce n'est pas un film fracassant mais indéniablement efficace avec son lot de bons moments qu'il s'agisse du final sur la plage (ces longues berlines américaines sont décidément photogéniques) qui a des airs de western ou de petites touches plus retenues. Moins iconique que les deux films qui vont servir de repères mais un bon moment et une occasion d'apprécier le personnage qui traîne sa grande carcasse comme à contrecœur dans les emmerdes du monde...

John Sturges Vlcsna32

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