Riad Sattouf

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Riad Sattouf

Message par Silveradow le Jeu 26 Jan - 15:41

Riad Sattouf
Né en 1978



Riad Sattouf naît à Paris d'un père syrien et d'une mère française. Il passe son enfance en Libye et en Syrie où il reçoit une éducation musulmane dans une école de village. À l'âge de 12 ans, il revient en France avec ses parents, d'abord au cap Fréhel, puis à Rennes après le divorce de ses parents. Il entre à Nantes dans une école d'arts appliqués, avant de réussir le concours d'entrée à l'école des beaux-arts de Rennes. Il entre à l'École Pivaut et par la suite à l'école des Gobelins, dans la section animation. Olivier Vatine le remarque et le présente à l'éditeur Guy Delcourt chez qui il publie bientôt sa première série, Petit Verglas, sur un scénario d'Éric Corbeyran.

Depuis 2002, il partage un atelier parisien avec les dessinateurs Christophe Blain, Mathieu Sapin et Joann Sfar.

Dans un style plus personnel, il narre avec humour les péripéties de son adolescence dans une collection dirigée par Joann Sfar : Manuel du puceau et Ma circoncision. Dans Ma circoncision, il dénonce la circoncision, telle qu'il l'a vécue dans le contexte socio-politique de la Syrie des années 1980, comme un acte cruel et absurde.
Il crée ensuite son double de fiction, Jérémie. Les trois tomes réalisés racontent les d'un jeune adulte au parcours sentimental instable, qui semble posséder des points communs avec son auteur. Riad Sattouf se met également en scène dans No sex in New York en 2004 à la demande de Libération.
Il s'immerge deux semaines dans un collège des beaux quartiers pour publier en 2005 Retour au collège, qui est un succès de librairie. Toujours en 2005, Sattouf invente un nouveau héros, son contraire : le très macho et ambivalent Pascal Brutal.

De 2004 à 2014, chaque semaine dans Charlie Hebdo, il publie La Vie secrète des jeunes, des histoires en un strip rapportant des anecdotes tirées directement de son observation des jeunes, avec leur langage, l'accent des banlieues et l'écriture texto. Elles ont été regroupées en volumes 2007. Dans le numéro 1178 dit « des survivants », il contribue de nouveau à Charlie Hebdo.

Riad Sattouf s'est également essayé à la postsynchronisation en prêtant sa voix à Petit Vampire dans le dessin animé.
Le premier film réalisé par Riad Sattouf, Les Beaux Gosses, sort le 10 juin 2009, Sattouf y traite d'un de ses sujets de prédilection : les amours adolescentes. Le film est nommé trois fois aux Césars 2010 et remporte le César du meilleur premier film.

En 2012, il dessine le nouveau visage d'Ulysse, le personnage emblématique des pages critiques de l'hebdomadaire Télérama.
En 2014, il réalise son deuxième long métrage Jacky au royaume des filles. L'accueil des critiques et du public est mitigé.

La même année parait aussi le premier tome de L'Arabe du futur, une dense bande dessinée autobiographique qui relate son enfance en Libye, puis en Syrie, deux pays alors marqués par l'idéologie du socialisme arabe, qu'il a élaborée et réalisée sur une dizaine d'années. C'est un succès dès la première année avec plus de 200 000 exemplaires vendus, récompensé par le prix du meilleur album à Angoulême en 2015 et le livre est l'un des cinq livres français les plus traduits dans le monde en 2014. Le deuxième tome, paru en juin 2015, figure dans la sélection officielle du Festival d'Angoulême 2016. Riad Sattouf figure parmi les trente auteurs éligibles au grand prix mais décline cette nomination gêné par l'absence de femme dans les nominés.

En 2016, pour les dix ans du Musée du quai Branly, il réalise une bande dessinée racontant les aventures d'Eugénie, copine de son personnage Esther, dans les collections du quai Branly. Il dessine également l'affiche anniversaire du musée.

En octobre 2016, le troisième volume de l’Arabe du futur paraît et est immédiatement un succès, figurant également dans la sélection officielle du festival d'Angoulême 2017. La série s'est vendue à plus d'un million d'exemplaires en France et est aussi un succès international. Dans le New York Times, l'écrivain Zadie Smith déclare que l’Arabe du futur « l'a captivée et que c'est le roman graphique le plus agréable qu'elle ait lu ces dernières années ». Alain de Botton déclare lui que « Riad Sattouf est l'un des grands créateurs de notre temps ». Posy Simmonds pour sa part déclare que l’Arabe du futur est « un chef d’œuvre ».


Bibliographie

Petit Verglas
Les Pauvres Aventures de Jérémie
Pipit Farlouse
Laura et Patrick
Pascal Brutal
La Vie secrète des jeunes

L'Arabe du futur (3 tomes)
Les Cahiers d'Esther

Manuel du puceau, 2003
Ma circoncision, 2004
No sex in New York, 2004
Retour au collège, 2005
Participation à Comicscope de David Rault, 2013
avatar
Silveradow

Messages : 196
Date d'inscription : 30/12/2016
Age : 25
Localisation : Morbihan

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Riad Sattouf

Message par Silveradow le Jeu 26 Jan - 16:29



L'arabe du Futur

BD conseillée par un ami, pas une grosse découverte selon moi, je dois bien l'avouer... Après c'est plaisant et facile à lire, j'ai lu les 3 tomes (et j'attends tout de même le 4ème Razz ). La vie politique m'intéresse assez peu c'est peut être là que ça cloche. Ca reste intéressant de voir la vie qu'a mené Riad en Libye et en Syrie, les incompréhensions d'un petit garçon face à un monde un peu décalé, les différences entre la réalité et ce que dise les plus vieux, par exemple son père qui promet une belle maison qui n'arrive pas, le rapport aux femmes (la mère de Riad, n'est pas considérée comme les femmes musulmanes), à la religion (le ptit dualisme juif/musulman entre autre). Les promesses des dirigeants, des amis hauts placés ... On se demande comment le père de Riad peut y croire, et accepter tout cela...







La vie secrète des jeunes,

Très drôle, et très déprimant aussi toutes ces bêtises que peuvent dire les jeunes (et les moins jeunes, il n'y a pas que des histoires d'ado). Ca fait réfléchir sur la non culture, la tv qui abrutit tout ... moi qui vit un peu coupée du monde (pas de fb, de tv ...), ça me choque vraiment (jvis pas au pays des bisounours pourtant, enfin je crois), surtout l'histoire sur le sexe : "arrête ça existe plus le sida", il y a vraiment des jeunes occidentaux qui pensent que le sida n'existe plus ??? Certaines m'ont bien fait rire tout de même: un taxi musulman qui fait des reproches à Riad car il n'est pas pratiquant, et la dernière phrase de Riad "héhéhé oui en fait je suis Satan, c'est moi qui bloque l'autoradio, héhé".

Pour les deux, je ne suis vraiment pas fan des dessins par contre, ils sont grossiers, trop rapides...

mots-clés : #bd #initiatique
avatar
Silveradow

Messages : 196
Date d'inscription : 30/12/2016
Age : 25
Localisation : Morbihan

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Riad Sattouf

Message par tom léo le Ven 27 Avr - 22:41



L'Arabe du futur (Tome 1)

présentation de l\"éditeur a écrit:Un roman graphique où Riad Sattouf raconte sa jeunesse dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad.

Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile.
En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

L’Arabe du futur sera publié en trois volumes. Ce premier tome couvre la période 1978-1984.


REMARQUES :
Donc, c'est un récit autobiographique de l'auteur des premières années de sa vie, allant jusqu'en 1984, après des séjours prolongés en Libye et Syrie. Bien de retenir alors que dans un certains sens cela date : des données et des circonstances historiques auront pu changer entretemps. Néanmoins il me semble qu'au-délà l'intérêt autobiographique, l'auteur nous met devant une certaine atmosphère qui jusqu'à aujourd'hui influence grandement la vie dans ces pays. Que certaines observations critiques viennent alors de lui nous enlève peut-être le poids de sentir des préjugés ? Car derrière le regard innocent, la voix de l'enfant de deux ans (et grandissant), il y a le narrateur qui raconte et réflèchit sobrement, mais sans concessions.

Donc, y est question du panarabisme, rêve d'une unité des pays arabe, de l'humiliation profonde vécue après la défaite de la guerre de six jours en 1968, l'économie marode, la corruption omniprésente… Mais aussi de l'antisémitisme si fort, d'un certain laisser-aller dans des questions de style de vie, voire de soins pour la nature, les environs, le manque d'éducation sérieuse, un militarisme, un système machiste (patriarcale)…

L'auteur est, dans un certain sens, entre deux cultures, avec sa mère brétonne et son père syrien. Bien placé ? Sa façon de réflèter sur son identité, ou sur celle d'un Arabe, profite de sa distance existante, et peut nous montrer des réalités de ce monde-là.

Il ne manque pas de dessins parlants (qui me rappelaient – mais je ne suis pas très connaisseur – un Guy Deslilsle). Juste pour certaines planches je ne voyais pas tellement l'intérêt dans l'ensemble du livre.

Voilà une « graphic novel » qui a gagné à Angoulême le « Fauve d'or » (premier prix), et qui, en 2014, s'est revlelé parmi les livres français le plus vendus dans le monde. Avec quelques reserves je me joins aux louanges.

avatar
tom léo

Messages : 669
Date d'inscription : 04/12/2016
Localisation : Bourgogne

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Riad Sattouf

Message par Armor le Sam 28 Avr - 13:37

J'ai lu les trois tomes déjà parus, et je dois dire que j'ai beaucoup aimé. L'air de rien, ces BD évoquent des sujets aussi importants que la place de la femme dans les sociétés arabes, l'antisémitisme, l'expatriation, les visions du monde de deux cultures qui s'entrechoquent... Tout ceci vu à travers la candeur d'un enfant, et en parallèle, le regard plus critique de l'adulte qu'il est devenu.

_________________
"Et au plus eslevé trone du monde, si ne sommes assis, que sus notre cul." (Michel de Montaigne)
avatar
Armor

Messages : 2376
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 37
Localisation : A l'Aise Breizh

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Riad Sattouf

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Bande dessinée et littérature illustrée

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum