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Message par Bédoulène Sam 11 Nov - 16:07

Siveradow, tu m'a fait sourire !

Je lirai un jour l'auteure !

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Message par Silveradow Sam 11 Nov - 20:21

parce que j'ai une culture déplorable ? ^^'
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Message par Bédoulène Dim 12 Nov - 10:52

ben non par ton humour !

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Message par Laurentides Ven 17 Nov - 15:20

Un petit commentaire après la fin de la relecture de ce récit qui m'a de nouveau captivé.

Beaucoup de thèmes et variations que je voudrais creuser, et qui sont portés par les voix si multiples de Virginia Woolf.

Au cours de cette journée londonienne des années 20, le lecteur est invité dans la psyché des personnages rencontrés qui sont, tour à tour, confrontés aux certitudes, aux clichés, mais aussi livrés aux doutes, à des questions existentielles.

Rien n'est stable ni conclusif tant les sensations se bousculent au quotidien, parfois dans le même mouvement : une joie qui survient, inattendue, une sensation de solitude dans la foule ou lors d'une soirée mondaine, une souffrance que l'on voudrait comprendre, exprimer, voire partager, une angoisse de mort très voilée, mais bien présente, comme un ostinato.

« J'arrive », dit Peter mais il ne se leva pas tout de suite. Qu'est-ce que c'est que cette terreur ? Qu'est-ce que c'est que cette extase ? se demanda-t-il.

Une nécessité selon Sally : On devait dire tout simplement ce que l'on ressentait.

Et tout en même temps, une difficulté selon Peter : Mais moi je ne sais pas, dit Peter Walsh, ce que je ressens.

Le flux du temps nous emporte vers la mort, dans une ponctuation de présents successifs, profondément ressentis mais mystérieusement insaisissables, là et déjà, plus là.

C'est Clarissa, dit-il.
Et justement, elle était là.
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Message par Bédoulène Sam 18 Nov - 11:28

merci Laurentides et les autres de partager vos ressentis !

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Message par Pinky Sam 25 Nov - 18:00

Je fais ma présentation avant de vous lire puis je réagirai
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Message par Pinky Sam 25 Nov - 18:06

Après la lecture d'Edith Wharton, sur un sujet finalement assez proche puisque centrée sur une femme, le style on pourrait dire la "manière" de Virginia Woolf saute aux yeux, j'y reviendrai. Sujet pas si proche que cela, le récit ne couvre qu'une journée scandée par les heures que sonne Big Ben. L'action se déroule à Londres précisément en 1922, année de la publication d'Ulysse de Joyce. Clarissa Dalloway a la cinquantaine et prépare sa soirée. Une journée qui plonge ses racines dans la jeunesse des personnages, trente ans plus tôt. Peter Walsh de retour des Indes, où il est parti après avoir été repoussé par Clarissa qui a épousé Richard Dalloway ; Hugh Whitbread le mondain qui vit d'un emploi subalterne à la cour ; Sally Seton, la fille émancipée qui a épousé un industriel de Manchester et Clarissa, très affairée par la préparation de sa soirée et en général par la vie mondaine mais pas dénuée de sensibilité lorsque Peter Walsh surgit à l’improviste dans la matinée.  Sans doute par opposition à sa mère,  Elizabeth, belle jeune fille dans la fleur de l'âge,  apprécie la compagnie de Miss Kilman  femme cutivée, pieuse mais refusant toute coquetterie.

Clarissa telle que la voit Peter Walsh
« Ce qu’il y avait d’évident à dire sur elle, c’est qu’elle était mondaine ; qu’elle attachait trop d’importance aux questions de rang et de caste, et au fait de réussir dans le monde – et cela était vrai, elle l’avait admis elle-même (Pour peu qu’on se donne la peine, on pouvait toujours lui faire reconnaître la vérité ; elle était honnête) …………elle n’était jamais avachie, ni au propre ni au figuré ; elle était droite comme un I – voire un peu raide)….IL y avait beaucoup de Dalloway dans tout ça, naturellement ; le sens de l’intérêt général, de l’Empire britannique, de la réforme des tarifs douaniers, la mentalité des classes dirigeantes, tout cela avait déteint sur elle, comme c’est bien souvent le cas. Alors qu’elle était deux fois plus intelligente que lui, il fallait qu’elle voie les choses par ses yeux à lui – un des drames de la vie conjugale.

Richard Dalloway vu par Clarissa
« C’était tout lui ! Il continuerait à dire « une heure de repos complet après déjeuner » jusqu’à la fin des temps, parce qu’un médecin avait un jour ordonné cela. C’était tout lui de prendre à la lettre ce que disaient les médecins ; cela faisait partie de son adorable, de sa divine simplicité, qu’il possédait à un degré peu ordinaire ; et qui lui faisait faire, tranquillement, ce qu’il avait à faire, cependant que Peter et elle perdaient leur temps à se chamailler. Il était déjà à mi chemin de la Chambre des Communes, pour ses Arméniens, ses Albanais, après l’avoir installée sur le sofa à regarder les roses qu’il lui avait apportées. Les gens diraient : « Clarissa Dalloway est une femme gâtée ». Cela comptait beaucoup plus pour elle, ses roses, que les Arméniens. »


 En contrepoint, un couple occupe une place tout à fait importante dans le roman,  Septimus revenu traumatisé par la guerre alors que Rezia, sa femme italienne et modiste tente en vain de le soutenir, de le faire soigner. Mais le désarroi de Rézia désarroi face à la maladie mentale, les délires de Septimus, évoqués par un auteur qui connaît le sujet, se heurtent à la froideur des médecins, à leur incompétence, voire à leur maltraitance. Ces évocations sont l'occasion pour Virginia Woolf d'une charge féroce contre la psychiatrie. Ce récit dans le récit prend tout son relief au regard des frivolités de Clarissa choisissant des fleurs, préparant sa robe, s'inquiétant de la réussite de sa soirée.

Sir William Bradshaw l’aliéniste que Septimus consulte
«  A quoi bon vivre demandaient-ils ? Ce à quoi Sir William répondait que la vie était un bien. Bien sûr quand on a Lady Bradshaw en plumes d’autruche au-dessus de sa cheminée et des revenus de douze mille livres par an. Mais, nous protestaient-ils, la vie ne nous a pas donné tout ça. Il acquiesçait. Il  leur manquait le sens de la mesure ? Et peut-être après tout, que Dieu n’existe pas ? Il haussait les épaules. Finalement, vivre ou ne pas vivre, c’est nous que ça regarde ? C’est là qu’ils se trompaient. Sir William avait un ami dans le Surrey chez qui on enseignait – art difficile, il en convenait en toute franchise – le sens de la mesure. Il y avait, en outre, l’affection familiale ; le sens de l’honneur ; le courage et la réussite professionnelle. Tout cela trouvait en Sir William un champion déclaré. Et si cela ne suffisait pas, il était bien obligé de défendre la police, et le bien de la société, qui, faisait-il remarquer très calmement, veilleraient, là-bas, dans le Surrey, à ce que ces poussées antisociales, provoquées le plus souvent par un sang anémié, soient sous étroite surveillance.

Tout cela pourrait être un portrait assez classique d’une société mondaine londonienne  du début des années 1920, d'une femme mûre et mondaine, d'un amoureux éconduit  mais ce qui frappe c'est le style entre description factuelle et poétique de Londres en été, des sentiments et des pensées des uns et des autres par le courant de conscience stream of consciousness de Joyce, par exemple. La construction du roman,  kaléidoscope  brillant où les existences se croisent parfois sans se rencontrer fait resurgir  le passé  par petites touches.  Nostalgie de la jeunesse dorée mais aussi ressassement du passé traumatique de la guerre.  Des mondes qui se croisent sans se comprendre quand Peter aperçoit Rezia aux prises avec les hallucinations de Septimus :

« Je vais te dire l’heure » dit Septimus, très lentement, l’air endormi, souriant mystérieusement. Et tandis qu’il était là, à sourire, au mort en costume gris, le quart sonna – midi moins le quart.
C’est ça être jeune, se dit Peter Walsh en passant devant eux. Se faire une scène épouvantable (la pauvre femme avait l’air complètement à bout) au milieu de la matinée. Mais de quoi pouvait-il s’agir, se demanda-t-il, pour qu’elle ait cet air-là, l’un et l’autre, par une belle matinée d’été ? Ce qui était amusant, quand on rentrait en Angleterre au bout de cinq ans, c’était la façon dont, en tous cas les premiers jours, on se mettrait à voir les choses comme si on ne les avait jamais vues. »


Une soirée d’été  londonienne
C’était à se demander si tout le monde dinait dehors. On voyait des portes ouvertes, ici par un valet de chambre pour laisser passer une vieille dame ayant fière allure avec des chaussures à boucles, et trois plumes d’autruche cramoisies en guise de coiffure. On voyait des portes ouvertes pour des dames enveloppées comme des momies dans des châles fleuris aux couleurs vives, des dames nu-tête. Et dans les beaux quartiers avec leurs colonnes en stuc, des femmes vêtues, des peignes dans les cheveux (elles étaient montées en courant voir les enfants) ; des hommes les attendaient, leurs manteaux ouverts par le vent, et le moteur était mis en marche. Tout le monde sortait. Avec toutes ces portes qu’on ouvrait, et la descente et le départ, on aurait dit que tout Londres embarquait dans de petits bateaux amarrés à la rive, qui dansaient sur les eaux, comme si tout n’était qu’un vaste carnaval flottant. Whitehall, à la surface argentée, était comme une patinoire que traversaient des araignées, glissant sur la glace, et autour des lampes à arc in sentait les moucherons ; il faisait si chaud que les gens restaient dans la rue à bavarder.

Difficile de parler sans lourdeur de ce livre qui, encore une fois, me touche profondément, tant par la qualité de l’écriture que par les sujets abordés.
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Message par Bédoulène Dim 26 Nov - 7:37

merci Pinky, mais

" le style on pourrait dire la "manière" de Virginia Woolf saute aux yeux, j'y reviendrai."

?

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Message par Pinky Dim 26 Nov - 9:58

Je n'ai peut-être pas été assez explicite, voilà ce que j'ai écrit un peu plus loin
"mais ce qui frappe c'est le style entre description factuelle et poétique de Londres en été, des sentiments et des pensées des uns et des autres par le courant de conscience stream of consciousness de Joyce, par exemple
Je trouve que c'est plus poétique que Wharton, V Woolf nous fait quasiment "entrer" dans la pensée des différents personnages par cette manière de mettre en mots ce qui nous passe par la tête. Je ne sais pas si c'est plus clair comme ça.
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Message par Pinky Dim 26 Nov - 10:00

Ce que traduit très finement Laurentides
Au cours de cette journée londonienne des années 20, le lecteur est invité dans la psyché des personnages rencontrés qui sont, tour à tour, confrontés aux certitudes, aux clichés, mais aussi livrés aux doutes, à des questions existentielles.
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Message par Pinky Dim 26 Nov - 10:01

Je vais continuer à remonter dans vos commentaires
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Message par Bédoulène Dim 26 Nov - 10:59

merci Pinky j'ai compris mais je crois que l'on rencontre cela par exemple chez JCO

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Message par Pinky Dim 26 Nov - 11:10

Je suis un peu béotienne ; JCO ??
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Message par Bédoulène Dim 26 Nov - 11:11

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Message par Avadoro Dim 26 Nov - 23:46

J'ai aussi récemment terminé ma lecture. Beaucoup de choses ont déjà été dites sur la richesse thématique de l'ouvrage et le style si particulier de Virginia Woolf, et je partage la plupart des observations.
J'ai été à mon tour très sensible à cette tension permanente entre extériorité et intériorité, apparence et vertige émotionnel, sociabilité figée et solitude intime. Le moment où l'annonce du suicide de Septimus s'immisce dans la soirée de Clarissa me semble contenir de manière particulièrement poignante une forme de basculement, et de révélation d'une fragilité humaine.
La fluidité de l'écriture de Virginia Woolf est de bout en bout remarquable, et le récit construit sur une journée apparait comme un instant suspendu et troublant.
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Message par Pinky Lun 27 Nov - 7:32

@Bedoulène : merci pour ton explication de JCO, je connais l'auteure mais je n'y ai pas pensé.
Merci Avodoro pour ton ressenti que je partage. Cette annonce du suicide de Septimus qui pourrait gâcher la soirée de Clarissa en y introduisant la mort est assez terrible.
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Message par Albert Jeu 4 Jan - 9:12

Je vous rejoins , avec beaucoup de décalage! pour cette lecture.
Heureuse découverte. j'ai retrouvé dans le texte un écho au style de Faulkner du bruit et de la fureur (publié en 1929, Mrs Dalloway publié en 1925) dans le déroulé du récit: le passage d'un personnage à l'autre avec des transitions plus lisibles chez Virginia Woolf, transitions matérialisées par un son, une image. Un écho également dans le suivi des pensées des personnages, sautant d'une idée à l'autre.
La description de l'époque m'a rappelé les livres de Rosamond Lehmann, époque où dans le même monde se côtoient les très riches et une parentèle  pauvre qui vit de miettes.
La pensée de la mort est récurrente dans le livre, comme celle de la folie, celle de Septimus, mais également, de façon différente, celle d'autres personnages: Peter qui est prêt à bouleverser sa vie, sans sembler réellement savoir pourquoi, celle d’Élisabeth qui erre sans but dans les rues de Londres, celle du psychiatre qui veut contrôler la vie psychique de ses malades en les gardant au lit.

La préface de l'édition de poche fait le parallèle, que je trouve judicieux, entre les différents points de vue sur la même situation des personnages , et la peinture de cette époque qui explore abstraction et les différentes facettes d'un même objet ou d'un même visage.

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Message par Bédoulène Jeu 4 Jan - 13:21

merci Albert , je crois que je ne puis faire l'impasse sur Woolf, donc plus tard..........

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