Timothy Findley

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Timothy Findley

Message par topocl le Mar 27 Déc - 10:23

Timothy Findley
(1930 -  2002 )



Timothy Findley, né le 30 octobre 1930 à Toronto, et mort le 20 juin 2002 en France, à Brignoles, dans le Var, en Provence, est un homme de théâtre, un scénariste et un écrivain canadien de langue anglaise.

D'abord acteur dans son pays natal, il a participé régulièrement au festival shakespearien de Stratford, en Ontario, dont il était membre fondateur depuis 1953, avant de fréquenter les scènes américaines et européennes. Il s'est ensuite surtout consacré avec succès à l'écriture de romans et de pièces de théâtre. Son œuvre a d'abord été saluée au Canada où il a reçu deux fois le Prix du Gouverneur général, en 1977 pour son roman The Wars (trad. Guerres) et, en 2000, pour sa pièce Elizabeth Rex (trad. Élizabeth, roi d'Angleterre) , avant d'être reconnue internationalement, en particulier aux États-Unis et en France où il a été fait Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1996, avec des romans comme The Last of the Crazy People (1967 - trad. Le Dernier des fous) ou Famous Last Words (1981 - trad. Le Grand Elysium Hôtel). Il termine sa vie en France, à Cotignac, où il est inhumé.

Œuvre en français

Romans
1967 - Le Dernier des fous
1977 - Guerres 
1981 - Le Grand Elysium Hôtel
1984 - Passagers clandestins
1993 - Le Chasseur de têtes
1995 - La Fille de l'homme au piano
1996 - Nos adieux
1999 - Pilgrim
2001 - Les Robes bleues

Recueils de nouvelles
Limonade et autres nouvelles
Bons baisers du pays des hypocrites

Autobiographies
1998 - Le Verger de pierres

Autre publication
1997 - Moi la Nation

_________________
Comme d'autres soulèvent des haltères pour se garder en forme physiquement,certains soulèvent des idées et des émotions pour que leur esprit ne s'étiole pas.
Dany Laferrière
avatar
topocl

Messages : 2383
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Timothy Findley

Message par topocl le Mar 27 Déc - 10:25

Guerres



   «  Qu'on nous pardonne, j'en doute. Mais j'espère qu'on se souviendra que nous étions des êtres humains. »


A force de lire des livres sur la guerre, j'attends maintenant un petit plus, le lyrisme de Giono, l’œil cru et mordant de Cruchaudet, l'universalisme de William March... Thimothy Findley a bien conscience de la difficulté d'écrire, en 1977 , « encore » un roman sur la Grande Guerre. Il cherche sans doute à transmettre un message plus universel, puisque son livre s'intitule The Wars, avec un s.

Il se présente comme l'archiviste au travail sur le personnage de Robert Ross, un jeune Canadien parti en 1915, et s'appuie sur  des photos, des lettres , des témoignages. C'est une bonne idée, j'aime toujours beaucoup ce genre de démarche, de recul rétrospectif sur des événements, des hommes qui nous ont faits ce que nous sommes. On ne sait d'ailleurs pas si Robert Ross a existé ou si tout est fiction, et c'est sans importance. Malheureusement, Thimothy Findley abandonne souvent en cours de route ce positionnement, parlant d'un procès  en abandonnant toute idée de s'appuyer sur ses comptes-rendus, et il revient souvent au roman plus traditionnel, bouchant les trous biographiques, pour essayer de tout décrire dans un récit ui redevient classique..  

Tout décrire, il y a donc beaucoup de choses dans ce livres - un peu trop peut-être, qui auraient gagné à être creusées - , les traditionnelles (la boue , l'enfer des bombardement et du combat, la camaraderie, l’hôpital à l'arrière. et même l'inévitable scène de bordel où on finit par se demander s'il y a eu un seul jeune soldat, confronté, force de guerre, à sa première jeune prostituée, qui soit jamais arrivé à passer à l'acte... ) ; d'autres  plus singulières, notamment la traversée de l'Atlantique, le personnage de la mère qui sombre dans l'alcoolisme, et le rapport aux animaux, les chevaux et les autres, qui est un des leitmotivs nous emmenant vers le final.

J'ai regretté que, si on ne lâche pas au fil des pages le personnage de Robert Ross, si on suit la moindre de ses actions, il n'ait finalement guère d'épaisseur, ce n’est jamais qu'un bon garçon. Mais finalement, tous les gars embarqué dans cette guerre n'étaient pas obligés d'avoir une forte personnalité, il a peut-être raison. Seules  les  20 dernières pages, annoncées par le prologue, donnent enfin sa singularité au livre comme au personnage, dans un final hallucinant, qui, une fois de plus, nous montre ce que la guerre a fait de nos « bons garçons ».

(commentaire récupéré)



mots-clés : #premiereguerre

_________________
Comme d'autres soulèvent des haltères pour se garder en forme physiquement,certains soulèvent des idées et des émotions pour que leur esprit ne s'étiole pas.
Dany Laferrière
avatar
topocl

Messages : 2383
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 57
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Écrivains du Canada

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum