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Jorge Amado

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Message par Tristram Lun 14 Déc - 19:24

Jorge Amado
(1912 - 2001)

Jorge Amado Jorge-10
Jorge Amado de Faria, né le 10 août 1912 à Itabuna au sud de l'État de Bahia dans une fazenda et mort le 6 août 2001 à Salvador de Bahia, est un écrivain brésilien de l'école moderniste.
Jorge Amado arrive en 1931 à Rio de Janeiro pour y étudier le droit. Athée, il devient membre du Parti communiste brésilien (PCB). Il commence comme militant de 1941 à 1942, mais doit s'exiler en Argentine et en Uruguay. Il est élu, au nom de ce même parti, à l'Assemblée nationale constituante de 1945.
En 1947, le parti communiste est déclaré illégal : ses membres sont arrêtés et persécutés. Amado choisit l'exil avec sa famille et se réfugie en Europe, où il rencontre Picasso et Aragon. Il demeure à Paris jusqu'en 1950, période durant laquelle sa seconde femme, Zélia Gattai, elle aussi écrivain, obtient un diplôme de littérature à la Sorbonne. Puis il part en Tchécoslovaquie jusqu'en 1952, à Prague et Dobříš, où l'Union des écrivains tchécoslovaques l'accueille ; il voyage ensuite en Union soviétique. À son retour au Brésil en 1955, Amado abandonne l'activité politique et quitte le Parti communiste brésilien.

Œuvre

Romans :
• O país do carnaval, 1931 ; Le Pays du carnaval.
• Cacau, 1933 ; Cacao.
• Suor, 1934 ; Suor.
• Jubiabá, 1935 ou Bahia de todos os Santos, nouvelle version 1945 ; Bahia de tous les saints.
adapté au cinéma en 1986 sous le titre Bahia de tous les saints
• Mar Morto, 1936 ; Mar Morto.
• Capitães da areia, 1937 ; Capitaines des Sables.
• Terras do sem fim, 1943 ; Terre violente, ou Les Terres du bout du monde.
• São Jorge dos Ilhéus, 1944 ; La Terre aux fruits d'or.
• Seara vermelha, 1946 ; Les Chemins de la faim.
• Os subterrâneos da liberdade, (partie 1 : Os Aspros tempos ; partie 2 : Agonia da noite), 1954 ; Les Souterrains de la liberté (vol. 1 : Les Temps difficiles, vol. 2 : L'Agonie de la nuit).
• Gabriela, Cravo e Canela, 1958 ; Gabriella, fille du Brésil, ou Gabriela, girofle et cannelle : chronique d'une ville de l'État de Bahia.
• A morte e a morte de Quincas Berro d'Água, 1961 ; Les Deux Morts de Quinquin-la-Flotte.
• Os velhos marinheiros : ou o Capitão de longo curso, 1961 ; Le Vieux marin : ou Toute la vérité sur les fameuses aventures du commandant Vasco Moscoso de Aragon, capitaine au long cours.
• Os pastores da noite, 1964 ; Les Pâtres de la nuit.
• Dona Flor e seus dois maridos, 1966 ; Dona Flor et ses deux maris : histoire morale, histoire d'amour.
• Tenda dos milagres, 1969 ; La Boutique aux miracles.
• Tereza Batista, cansada de guerra, 1972 ; Tereza Batista.
• Tieta do Agreste, pastora de cabras : ou a Volta da filha pródiga, 1977 ; Tieta d'Agreste, gardienne de chèvres ou le Retour de la fille prodigue.
• Farda, fardão : camisola de dormir, 1979 ; La Bataille du Petit Trianon : fable pour éveiller une espérance.
• Tocaia grande : a face obscura, 1984 ; Tocaia grande : la face cachée.
• O sumiço da santa : uma história de feitiçaria, 1988 ; Yansan des orages : une histoire de sorcellerie.
• A descoberta da America pelos Turcos : ou De como o Arabe Jamil Bichara desbravador de florestas de visita a cidade de Itabuna para dar abasto ao corpo, ali lhe ofereceram fortuna e casamento ou ainda Os esponsais de Adma, 1994 ; La Découverte de l'Amérique par les Turcs : ou Comment l'Arabe Jamil Bichara, défricheur de terres vierges, venu en la bonne ville d'Itabuna pour satisfaire aux nécessités du corps, s'y vit offrir fortune et mariage ou encore Les fiançailles d'Adma.
• O milagre dos pássaros, 1997

Divers :
Entretiens :
• Conversations avec Alice Raillard, Paris, Gallimard, 1990 (directement en français).
Recueils de nouvelles, nouvelles et contes :
• O mundo da paz, 1951
• O gato Malhado e a andorinha Sinhá : uma historia de amor, 1976 ; Le Chat et l'hirondelle : une histoire d'amour
• Do recente milagre dos pássaros, 1979 ; Du miracle des oiseaux survenu récemment en terre d'Alagoas sur les rives du rio São Francisco.
Livres pour enfants :
• A bola e o goleiro, littérature pour la jeunesse, 1984.
Biographies :
• ABC de Castro Alves, biographie, 1941 : Le Bateau négrier : la vie du poète Castro Alves.
• O cavaleiro da esperança, biographie, 1942 : Le Chevalier de l'espérance : Vie de Luis Carlos Prestes.
Théâtre :
• O amor do soldado, théâtre, 1947.
Poésies :
• A estrada do mar, poésie, 1938.
Guides :
• Bahia de Todos os Santos, guide, 1945
Mémoires :
• O menino grapiúna, mémoires, 1982.
• Navegação de cabotagem : apontamentos para um livro de memórias que jamais escreverei, mémoires, 1992 : Navigation de cabotage : notes pour des mémoires que je n'écrirai jamais.
(Wikipédia)

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« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Tristram Lun 14 Déc - 19:45

Les Deux Morts de Quinquin-la-Flotte

Jorge Amado Les_de12


Joaquim Soares da Cunha, « cet époux et père timide et bon autant qu’obéissant, qui devenait sensé et conciliant pour peu qu’on élevât la voix ou qu’on prît un air sévère » est mort pour sa famille : voici dix ans que ce respectable retraité la quitta, confite en bienséance, pour devenir une figure du petit peuple de Salvador de Bahia, parmi les paresseux, sans métier, ivrognes, chanteurs et musiciens, joueurs, amateurs de capoeira (art martial scénarisé introduit par les esclaves noirs) et de candomblé (religion importée par les mêmes, et mêlée de catholicisme).
Dix ans plus tard, c’est Quinquin-la-Flotte qui meurt :
« C’était le cadavre de Quinquin-La-Flotte, tafiateur, débauché et joueur impénitent, sans famille, sans foyer, sans fleurs et sans prières. Ce n’était pas Joaquim Soares da Cunha, fonctionnaire émérite de la Perception, mis à la retraite après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, époux modèle à qui tout le monde tirait son chapeau et serrait la main. Comment est-il possible qu’à cinquante ans on abandonne sa famille, sa maison, les habitudes de toute une existence et ses vieilles connaissances pour aller vagabonder dans les rues, boire dans les tavernes sordides, fréquenter les prostituées, vivre malpropre et non rasé, habiter dans un taudis infâme et dormir sur un grabat misérable ? »
Et la famille tente de l’enterrer au moins cher, en le soustrayant à l’affection de ses compères de débauche :
« Dès qu’un homme meurt, il recouvre la respectabilité la plus authentique, même s’il a fait des folies de son vivant. La mort, de sa main qui sème l’absence, efface les taches du passé, et la mémoire du défunt brille avec l’éclat du diamant. C’est la thèse de la famille, approuvée par les voisins et par les amis. »
Quinquin est mort dans son sommeil, le sourire aux lèvres, et son cadavre garde un semblant de vie lors des funérailles :
« …] le mort se reposait des fatigues de sa toilette. »
C’est une marque de fantastique qui paraît typiquement sud-américaine, ici habilement intégrée, et avec humour ; le cadavre s’anime un peu lorsqu’une personne seule le considère, ou quand la compagnie est prise de boisson... et lui redonne une certaine vie...
Et Floflotte, le « vieux loup de mer », mourra comme il le voulait.
« – Que chacun s’occupe de son propre enterrement... rien n’est impossible. »
Le livre est aussi prétexte à dépeindre le peuple multiracial des bas quartiers, sa truculence entre misère et pègre, et son folklore vivace ‒ ce qu’Amado a souvent brossé, avec bonheur.
C’est un roman court, surtout si comme moi on se dispense de la lecture de la préface, qui représente 40% du volume, et un des meilleurs d’Amado, par ailleurs inégal.
Je recommanderais également la lecture de Dona Flor et ses deux maris et de Tereza Batista.


Mots-clés : #humour #social

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Message par Bédoulène Lun 14 Déc - 20:14

merci Tristram, je pense que ça me plairait bien (mais la préface était de qui ?) tu t'es dispensé de la préface parce que tu connais Amado ?

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Message par Quasimodo Lun 14 Déc - 20:26

Amado inégal, on me l'a dit. J'en ai un, je ne sais pas ce qu'il vaut (mais j'aime mieux essayer sans prendre d'avis).
J'ai tellement aimé Capitaines des sables que je compte bien lire ses grandes réussites. Ce roman me semble tout indiqué.
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Message par Tristram Lun 14 Déc - 20:33

La préface est de Roger Bastide, anthropologue spécialiste de sociologie et de littérature brésiliennes ; je préfère lire ces (longues) préfaces après le livre, en postface (quand je retourne les lire...)
Celle-ci est sans doute intéressante (mais "vendue avec" pour épaissir le volume ?)

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Message par Bédoulène Lun 14 Déc - 20:38

d'accord !

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