Chamaco_VilaMatas

On sait que l’un des aspects les plus séduisants de la littérature est sa possibilité d’être une sorte de miroir qui avance ; un miroir qui, comme certaines horloges peut avancer.

Enrique Vila-Matas, Perdre des théories

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    Anna Gavalda

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    Ouliposuccion

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    Anna Gavalda

    Message par Ouliposuccion le Dim 5 Mar - 11:59

    Anna Gavalda
    Née en 1970




    Anna Gavalda est née le 9 décembre 1970 à Boulogne-Billancourt. Enfance bucolique avec ses trois frères et sœurs qui restent ses meilleurs amis. Des petits boulots. A toujours aimé écrire. Elle vit dans la banlieue sud de Paris. Elle écrit matin et soir avec l’envie de raconter des histoires à tout le monde. Elle élève ses deux enfants le reste du temps. En 2000 Grand Prix RTL-Lire pour Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part.
    Elle est éditée chez Le Dilettante

    ( source le dilettante)

    Bibliographie :

    Romans
    2002 : Je l'aimais, Le dilettante
    2004 : Ensemble, c'est tout, Le Dilettante
    2005 : À leurs bons cœurs, Cheminements
    2008 : La Consolante, Le Dilettante
    2013 : Billie, Le Dilettante
    2013 : L'échappée belle , Le dilettante.
    2014 : La Vie en mieux, Le Dilettante

    Nouvelles :
    1999 : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Le Dilettante
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    Ouliposuccion

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    Re: Anna Gavalda

    Message par Ouliposuccion le Dim 5 Mar - 12:03

    La consolante



    Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.
    Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. "Allez... C’est fini.
    C'est fini, tu comprends ?»
    Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.» A.G.


    En ayant lu toute la bibliographie de Gavalda , "La Consolante" est pour moi le livre le plus abouti de toute son œuvre romanesque. Autant le dire, j’ai beaucoup aimé.
    La stylistique de Gavalda a fait un bond en avant et sa rhétorique la propulse sur un tout autre genre littéraire.
    Surement la raison pour laquelle son lectorat a boudé ce roman, Gavalda a rompu avec la surface fort appréciable de ses personnages mais qui reste somme toute superficielle pour plonger dans un travail d'écriture plus fouillé, structuré, étudiant les profondeurs de tout à chacun.
    La lecture s'en fait plus "complexe" (peut-être plus soporifique pour certains).
    J'aurais apprécié que "l'ascension Gavalda" soit véritablement un fait, malheureusement, le choix de plaire à son lectorat l'a emporté avec la version plus fournie de ses extraits de nouvelles parues chez France Loisirs :
    "L'échappée belle »
    Le titre m'a fait sourire, oui, Gavalda l'a échappé belle après le fiasco de "La Consolante" mais à quel prix...

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