Christine Montalbetti

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Christine Montalbetti

Message par topocl le Ven 2 Déc - 15:30

Montalbetti Christine
Née en 1965



Christine Montalbetti est une femme de lettres française née en 1965 au Havre. Elle est par ailleurs maître de conférences en littérature française à l'université Paris-VIII.

Bibliographie :

Romans
Sa fable achevée, Simon sort de la bruine, 2001.
L'Origine de l'homme, 2002.
Western, 2005.
Journée américaine, 2009.
L'Évaporation de l'oncle, 2011.
Love Hotel, 2013.
Plus rien que les vagues et le vent , 2014
La vie est faite de ces toutes petites choses, 2016.

Autres
Images du lecteur dans les textes romanesques, 1992.
La Digression dans le récit, 1994.
Paradoxe sur le comédien, 1994.
Le Voyage, le monde et la bibliothèque, 1997.
Gérard Genette, une poétique ouverte, 1998.
Chateaubriand, la fabrique du texte, 1999.
La Fiction, 2001.
Le Personnage, 2003.
Le Bonheur de la littérature : mélanges pour Béatrice Didier (dir.), 2005.
Expérience de la campagne, 2005.
Nouvelles sur le sentiment amoureux, 2007.
Petit déjeûner avec quelques écrivains célèbres, 2008.
En écrivant « Journée américaine », 2009.
Le Cas Jekyll, 2010.

Wikipedia


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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Ven 2 Déc - 15:31

Un article de Christine Montabeltti pour Le Monde, en mai 2013 à l'occasion des Assises du Roman à Lyon, auxquelles elle a participé.

   
Ça commence par le vallonnement du paysage derrière la vitre du train qui roule vers Lyon - le sentiment que le train, vraiment, incise le paysage, qu'il y a quelque chose de presque indiscret à se trouver là, au milieu des champs, dans la beauté brute et déserte que c'est. Dans le magazine du TGV, que je feuillette, Pierre Arditi raconte qu'il va lire Jules Verne aux Assises internationales du roman. Sur la photo, son corps se fond au noir, seuls le visage et les mains prennent la lumière.

   Je pense à la table ronde, je relis le texte que je dois lire le soir même, sur le secret. Toutes les sortes de secrets. Le secret retenu, mais aussi le secret flottant. Aussi la part secrète. Ce qui en chacun bruit de mondes intérieurs.

   UNE PLACETTE À L'ITALIENNE

   Je voyage aux côtés de Jean-Paul Hirsch, attaché de presse des éditions POL. Il lit Le Monde, nous parlons aussi. Il me dit que l'hôtel dans lequel nous allons descendre pourrait être une variante ou une extension de mon Love Hotel: un hôtel à thème, qui décline le motif de la salle de classe.

   De fait, quand nous arrivons, je vois les chaises piquées à l'orthogonale sur la façade et, à l'intérieur, les tables d'écoliers, les tableaux noirs aux murs et jusqu'aux plumiers dans lesquels sont posés les produits de bain. La salle de bain est lumineuse, avec ses deux fenêtres: je projette un bain, moussant, que je prendrai après une crêpe avec Jean-Paul sur une placette à l'italienne et un entretien dans le bar de l'hôtel avec Chloé Gondolfo de Radio Lyon Première.

   Le chauffeur de taxi (un Arménien qui a passé son enfance au Liban et est arrivé dans la région de Lyon à l'âge de 7 ans, nous ferons plusieurs voyages ensemble et chaque fois j'en saurai un peu plus) me conduit aux Subsistances, immenses bâtisses crépies qui entretiennent un rapport trouble avec les canons et les armées, à ce que je comprends.

   En chemin, la perception de la ville, fugace d'un trajet en taxi à l'autre, Lyon par morceaux, la présence des fleuves, la presqu'île, les confluences. La façon dont l'eau rythme la ville, et la montagne aussi, les à-pics, les immeubles dressés au milieu de la végétation luxuriante.

   Dans la pénombre du salon sans fenêtre, petite réunion pour préparer la table ronde. Il y a là Pénélope, Adélaïde, Cédric (qui servira d'interprète en anglais), Alain Claude Sulzer, Florence Noiville, qui animera la rencontre, David Vann. Le photographe vient parfois chercher l'un ou l'autre d'entre nous pour une séance derrière le rideau: deux projecteurs sur fond blanc, mettez vos mains dans les poches, celles du jean plutôt, voilà, et maintenant les yeux fermés, mais les yeux fermés, je ne veux pas.

   L'AMÉRIQUE EST TOUTE PETITE

   Un peu plus tard, la photo de groupe, David Vann, Alain Claude Sulzer et moi, toujours le fond blanc, eux le corps de profil, moi debout de face au centre, on suit les indications, on se raconte que ça fait un peu groupe de rock.

   David Vann (nous discutons un peu) s'avère être un ami de collège du frère d'un collègue d'un jeune enseignant de l'université de l'Oregon qui m'avait invitée là-bas et avec lequel j'ai dîné deux jours avant (l'Amérique est toute petite, me dis-je alors).

   Après, voilà, il faut y aller, toujours le petit pincement, toujours la timidité, mais un peu de désir aussi, on entre dans la salle vaste sous la verrière où sont tendues des bandes de tissus souples, chacun s'assied derrière son  nom.

   A cour, un élève comédien lit un texte; à jardin, trois étudiants ont chacun une question pour un auteur, réservée pour la fin.

   Nous avons chacun des positions différentes, à ce qu'il semble, sur le secret. David Vann a commencé, de façon un peu provocatrice, par dire qu'il n'y avait pas de secret dans ses livres. A mesure du débat,  quelque chose, dans sa position, évoluera. Alain Claude Sulzer énonce qu' "en littérature, le brouillard doit toujours s'éclaircir. La vie, elle, est moins tenue de s'expliquer". Si la formule est sans doute statistiquement vraie, il reste que pour moi je ne cherche pas nécessairement à "éclaircir" le brouillard dans mes romans. Que j'aime que les choses secrètes continuent d'y flotter. Et que je voudrais précisément ne pas opposer "littérature" et "vie", mais rendre compte de la complexité du monde réel dans les mondes de fiction que j'invente, justement être à l'écoute de la complexité, du flottement. Maintenir la brume, pour toutes sortes de raisons.

   Nous parlons aussi de la question du paysage. De cette continuité entre le dehors et la vie intérieure de mes personnages, de cette porosité au dehors, de cette harmonie; et je parle aussi du roman de David Vann, Impurs (éditions Gallmeister), du rapport intense et conflictuel qui s'y noue entre le protagoniste et le paysage (défi, blessures...).

   Tout cela se termine par des signatures - sur toutes sortes de supports: livres, mais aussi articles de journaux, jusqu'à un lycéen qui me fait signer sur son bras.

   UN TAXI DE BYBLOS

   Le lendemain matin, au petit déjeuner, je croise Richard Powers. Nous avions failli nous rencontrer il y a trois ans à Champaign (l'Amérique, voyez, n'est pas bien grande), où j'étais invitée par John O'Brien, le directeur de Dalkey Archive Press (où sont traduits Western et L'Origine de l'homme), qui est un ami de Richard Powers - mais il était à Stanford à cette période-là. Nous parlons un peu, de Champaign, de John O'Brien, je lui dis aussi combien j'avais aimé Trois fermiers s'en vont au  bal (Le Cherche midi, 2004) que j'avais acheté quand il était sorti en France.

   Le même chauffeur de taxi (figurez-vous qu'il a passé son enfance à Byblos: quoi de plus prémonitoire pour transporter des écrivains) me conduit dans la Villa Gillet, où j'ai rendez-vous avec un groupe d'étudiants. Sous la direction d'Hervé Micolet, trois étudiantes ont écrit un article très riche sur L'Evaporation de l'oncle (POL, 2011), qui nous sert de base pour notre discussion. Derrière les vitres se déploie le parc. On m'a montré le portrait de l'ancêtre. Je me souviens lors d'un séjour précédent d'avoir vu le bureau-salle de bain. L'histoire des lieux bruit doucement autour de nous, ce qu'il y a en eux aussi (Adélaïde vient de me raconter l'"affaire") d'un roman d'Agatha Christie. Et le rêve que ce serait, d'aller poser un petit bureau devant l'une de ces baies vitrées, et de commencer à y écrire.


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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Ven 2 Déc - 15:33

Journée américaine



Allons y  tout de go, j'ai adoré ce roman. Je me suis arrêtée après chaque chapitre pour mieux le savourer. Je connais des centaines de beaux romans d’amour, voici un sublime roman d’amitié, où l’un va au devant de l’autre, tout est dans l’anticipation du plaisir partagé.

Cela commence ainsi :

 
Donovan pouvait laisser passer des mois sans retourner voir Tom Lee, les retrouvailles se faisaient toujours avec la même aisance, comme si c'était ce jour-là précisément qu’elles devaient avoir lieu.


Le roman va suivre la journée de route de Donovan, qui, d’un bled d’Oklahoma va rejoindre son ami Tom Lee dans un ranch perdu du Colorado. La route d'abord, les paysages changeants, les arrêts dans un bistrot ou un thrift shore. Parce que comme Ron Rash, Christine Montalbetti pense que les territoires sont fondateurs, marquent l’individu de son empreinte. Mais surtout on suit le cheminement des pensées dans la tête de Donovan, qui songe à son ami,  la naissance de leur amitié, alors qu’ils étaient jeunes étudiants sur le campus, maladroits et pleins d’espoir,

 
 C'était les années chrysalides, car comment les appeler autrement, quand on promenait partout cette forme inaboutie de soi-même, en se demandant bien quel sorte d'insecte on couvait.

…ce que la vie leur a réservé, comment un mélange complexe de peur, de timidité, d’attrait du neuf a mené leurs existences, a transformé les possibles en « des passés, des souvenirs, des regrets ».

Autour de ce fil directeur, Christine Montalbetti se fait la championne de la digression. A force de parenthèses, de phrases à rallonges, de pensées qui s'évadent, s'associent et s’enchaînent, Donovan nous livre sa vision du monde, où les individus sont « mobile(s) et changeant(s) », «orageux, intense(s) et souple(s) » ce qui leur offre « comme un surplus d'existence ». L’amitié (comme l’amour) est  faite de rencontres et de séparations : le caractère primordial de la première rencontre, que notre imaginaire n'aura de cesse de remodeler, puis la continuité du sentiment, la permanence de l’émotion malgré l’intermittence  de la relation. Elle se nourrit des  changements qui l’épicent, sans nuire à sa constance.

Tout n’ a pas de réponse, les interrogations restent là. L'intimité des personnages se joue dans leurs secrets, leurs hésitations. Malgré leur fragilité, ils trouvent les ressources nécessaires pour vivre leur vie droitement, entre « la joie et la trouille », entre renoncements et projets.

 
Tom Lee distille l'essentiel de son temps sur la terrasse, vautré dans le fauteuil de rotin, et sans doute il laisse agir tout seuls les bienfaits de cet espace intermédiaire où gageons qu'il se sent à la fois à la fois dehors et dedans, à la fois immergé dans les paysages et protégé par l'auvent, à la fois dans la maison et dans le monde, sans faire un pas de plus - dans l'expérience double et complète de ce que peut être une existence.


Donovan et Tom Lee , quand ils étaient étudiants, ont tous deux écrit des romans, et  c’est l’occasion de réfléchir à qu’est ce que l’écriture, que cherche-t’ on dans l'écriture et les livres qu’on n’ a pas dans la vie – ou qui aide à affronter la vie. Tom Lee, qui ne parle presque plus aux hommes et pas aux animaux, parle aux objets, qui ont une âme, tout le monde le sait bien, et tout particulièrement  à sa Remington.

   
Finalement, pendant les années campus, Tommy s'était engagé dans la rédaction d'un roman, et on le voyait parfois, pris d'une frénésie nouvelle, traversé par une impulsion, se précipiter vers sa chambre, comme si quelque chose allait se passer dans l'histoire qu'il était en train de raconter et qu'il fallait qu'il y assiste, qu'il soit là au bon moment pour le découvrir. Il marchait auss vite qu’il le pouvait sous les arbres (ou parfois sautait sur son vélo, se dandinant dans le mouvement de pédaler, et le torse tendu comme si la tête estt allai le plus haut possible chercher ses idées dans l'air bleu des ciels gouachés) ; et déjà il apercevait quelques bribes de la suite, qu’il devait surtout s’empresser d'aller  consigner afin non seulement qu'elles ne s'évanouissent pas, mais aussi qu'elles enchaînent sur ce qu'elles devaient appeler et qu'il ignorait encore.


Christine Montalbetti a une tendresse pleine d'humour pour la fragilité de ses personnages, qui, jamais plaintifs, sont portés par le monde qui les entoure, par la continuité de leur enfance, par leurs hésitations incertaines. Elle les campe dans une Amérique de carte postale (campus, ranch, prairie, McDo), qui n'est jamais que l'Amérique profonde quotidienne et leur ordinaireté-même leur donne une proximité étonnante. En tant qu'auteur, elle garde son quant-à-soi, émaille son récit de remarques, commentaires,  apartés, sa vision d'écrivaine européenne amoureuse de l'Amérique, sa  compassion amusée  pour les tourments et les bonheurs tranquilles de ses personnages.



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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Ven 2 Déc - 15:35

En écrivant Journée américaine



Un tout petit texte écrit après la fin de  l’écriture du roman dont elle n’est pas vraiment encore débarrassée, et quelques photos qu’on apprécie mieux après la lecture dudit texte.
Christine Montalbetti a écrit l’essentiel de Journée américaine invitée en résidence dans l’Oklahoma, reçue dans un cottage sur un campus universitaire

Elle raconte les lieux, dont il est une évidence pour elle qu’ils ont une influence extrême sur ce qu'elle écrit, et les objets dont elle s'est entourée pour l'écriture, créant une ambiance, une inspiration, un monde propre à la fiction. Elle explique comment elle s’imprègne de ces objets, des personnes croisées, des paysages, pour écrire un roman qui s'impose à elle, qui l’amène au-delà d'une maîtrise rationnelle. Je reparle des personnages, comme ils sont faits d'emprunts infectieux aux personnes réelles, …

 
 Je me disais cela, il y a quelques semaines, qu'une personne est infiniment plus complexe qu’un personnage, et que pourtant il faut plusieurs personnes réelles pour faire un personnage.


… des thèmes abordés dans le roman, de l’amitié.

 
L'ami indéfectible mais lointain, qui conjugue ces deux caractéristiques avec naturel, parce qu'il concilie sincèrement, le plus sincèrement du monde, le besoin de fuite et la capacité à vous aimer vraiment, à être votre ami définitif.


On retrouve cette écriture toute en parenthèses et digressions, sans doute moins travaillée. C'est à la fois intéressant et éclairant.



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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Ven 2 Déc - 15:37

Western



Vous vous souvenez de Il était une fois dans l'Ouest ? Les gros plans sur les hommes, la mouche qui passe, la goutte qui tombe sur le chapeau… De tous les bons vieux classiques, Le train sifflera trois fois, les Sergio Leone, etc… ? Eh bien Western, c'est ça, réinventé. On ne sait rien des hommes, juste qu’il sont liés par une amitié un peu bizarre, comme toutes les amitiés.

 
quelques propos ont commencé d'être échangé, dont on comprend que leur fonction, comment dire, est moins de faire circuler quelques informations notables, que de créer un premier fond verbal sur lequel pourra s'établir le silence qui suivra, un silence autorisé alors, et où, n'ayant plus à faire la preuve de leur convivialité, ils pourront s'enfoncer dans des pensées sans importance qu’ils mèneront chacun pour soi.

Tous n’ont même pas droit à un nom –  croit-on. On les observe, c’est lent, il ne se passe rien, on ne sait rien du passé, l'instant présent est là, la lumière, le ciel et les ombres changent au fil des heures.

Christine Montalbetti raconte cela, commente,  livre ses interprétations, ses pensées, ces digressions, décortique le détail, nous tend la main et nous propose d'entrer dans la danse. Elle se réapproprie toutes les règles, tous les bons vieux clichés, dans un humour discret qui trouvera son apothéose au dernier chapitre. Il y a là une jouissance de l'instant, du temps qui passe, de l’objet qui traîne et prend curieusement vie, du détail qu'on pourrait croire non signifiant, qui, assemblés, construisent un déconcertant suspense immobile . Elle peut écrire des pages sur des fourmis, sur une façon d'être au monde, sur le dessin d'une tapisserie, sur une boucle d’oreille que fait trembler l’émotion… Les pages défilent, le discours bifurque, diverge, revient au  point de départ. Les phrases n’ont pas de fin. Il n'y a pas de sens réel, pas d'histoire (et pourtant…), des hommes sont là, pendant une journée, traînant leur passé …qui finira par les rattraper : on est dans un western, quand même.

Pour un esprit curieux, ça vaut le détour, même si j’imagine bien qu’on puisse détester .
Les quelques longueurs m'ont été totalement indifférentes.



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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Ven 2 Déc - 15:40

L'évaporation de l'oncle



Aux fugueurs, aux prodigues,
   et à ceux qui sont restés dans la maison

Nous sommes au Japon dans une époque incertaine où on porte encore soques et kimono, un Japon qui ressemble parfois à un haiku, parfois à une estampe où l’on peut croiser un samouraï.
Vous qui entrez dans ce livre, soyez prêts à prendre votre temps. À regarder tomber la pluie d'automne, puis la neige couvrir doucement le paysage et céder la place à l'épanouissement des bourgeons. Il ne se passe pas grand-chose. Dans ce calme solitaire, vous observerez soigneusement les insectes, prendrez garde aux objets qui, des indices l’indiquent, mènent leur vie propre la nuit. Dans ce curieux décor fait de digressions et de poésie mutine, vous suivrez les pas de Yasu, parti un beau matin, après une douce étreinte, rechercher l'oncle, avec qui il se promenait enfant au bord de l'eau, et disparu jadis sans laisser de traces. C'est l'occasion pour lui, tout au long du chemin, d’auberge en auberge, d'imaginer les possibles de l’oncle, de retrouver son ami d’enfance dont il ne sait plus grand chose mais avec qui il partage quelques soirées de silence sous la véranda.

   Ils baissent naturellement le ton avec le soir qui descend. C'est comme si dans l'obscurité, tu as remarqué, la parole était plus secrète. Le rythme de leurs propos devient plus lent ; entre deux phrases, s'installent des silences songeurs, terreau propice au développement de petites rêveries où chacun laisse résonner en lui les prolongements intimes de ces retrouvailles. Leur imagination surfe doucement sur les paroles de l'autre ; leurs souvenirs, comme aussi leur perception de leur vie contemporaine, pèsent ensemble sur les mots prononcés, et font palpiter dans l'air du soir les bénéfices de leur conversation. Dans ces silences entre de la fatigue aussi, celle qui prend quand la journée est derrière soi ; une fatigue contre laquelle ils ne luttent pas, pour laquelle ils se laissent faire, et puisque le partage silencieux tranquille de la fatigue est aussi, je crois, un des privilèges de l' amitié.


   Quelles pensées brasse-t-elle alors, dans le flux distendu, incomplet, des voix des deux amis, dont le vent tantôt lui apporte tantôt lui dérobe les sons, quels ressouvenirs de ses propres amitiés, peut-être, ou quel afflux d’ enfance, quand, vous savez, les invités continuent de parler dans la nuit et que, petite fille, depuis la chambre elle écoutait le chant en même temps rassurant et bizarre que cela faisait, l'impression contradictoire de protection et d'exclusion ; et le murmure familier vous endormait, tandis que la curiosité vous laissait lutter contre cet endormissement même.

Dans la vieille maison dans la montagne, son épouse, Yunko, confinée, croit-on, à l'espace domestique, observe et patiente. Elle visite une vieille voisine qui, sans doute, elle aussi, cache un secret.

Tous ces personnages ont en commun la solitude et le poids des secrets, secrets qui pourraient être les mêmes de génération en génération. En symbiose avec la nature et avec l’eau, ils affrontent leur quête avec une douce sérénité. Le livre est fait de silences, de fins détails qui n’attirent habituellement pas l’attention, et d’émotion retenue.


   (…) car est-ce que tout ce qui est végétal, et qu'il est tout de même bien agréable d'embrasser du regard, n'a pas cet effet de vous rendre, inexplicablement, quelque chose de vous-même, comme sait parfois le faire la nature au matin quand on sort sur sa terrasse et qu'on contemple le jardin, les bras croisés sur son torse et des mains nous frottant un peu les épaules à cause du froid tout neuf après la chaleur du lit.


   Il y a parfois je ne sais quoi dans l'air qui vous paraît inexplicablement en accord avec vos pensées.

.

Raconter l'histoire d’un livre de Christine Montalbetti, c'est en cacher l'essentiel : une façon unique de raconter, de s'attacher à un souffle de vent, à une émotion qui passe, à une intuition, un soupir. Elle donne  vie et corps à la fumée qui s'échappe de la soupe, à la conversation entre quatre hommes qui ne se connaissaient pas, à la chute brutale des feuilles de bouleau quand arrive le froid, à une brindille emportée par le ruisseau. Dans une complicité égale avec ses personnages, dont elle dispose comme de pions, et avec le lecteur, elle nous livre au passage quelques souvenirs personnels et se raconte en train d'écrire ce récit humble et limpide.


   (…) car raconter ce n'est plus être l'otage de ce qu'on vous oblige à vivre, mais, dans une certaine mesure, se le réapproprier.

Tout cela comme une histoire douce, qui n'empêche pas le recours à un humour subtil. Christine Montalbetti raconte avec un  détachement à la fois tendre et espiègle une histoire de temps qui passe, de vie qui s'échappe, sublimée par la vigueur d’émotions fugitives.


   Peut-être avons-nous peur aussi d’être réduits aux choses terribles que nous avons vécues.



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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Ven 2 Déc - 15:42

Expérience de la campagne



   Vous vous demandez, fugitivement, si, oui, dans une certaine mesure, écrire un roman, ce n'est pas justement cela, classer ses images intérieures sans les reconnaître, de manière à fournir une suite lisible.


Cela vous est peut-être arrivé, lors d'un week-end entre amis à la campagne, de laisser les autres au salon, de rester calmement dans la nuit de la véranda, d'observer le soir, l'orage qui passe, de penser à l’ami parti, au roman entamé, et d'en venir, peu à peu, à des images d'enfance…


   Simon s'enfonçait dans ce sentiment de l'étrangeté des campagnes, dans l'impression difficile de s'y trouver déplacé, sans rapport, hétérogène à toute cette nature verdoyante, qui pourtant entretenait un lien flou avec la peinture qu’on connaissait, avec la poésie  qu'on avait apprise, avec le roman qu'on pouvait s’efforcer d’écrire, avec le théâtre dans le même élan, et qui, dans le même temps, rendait presque tangible les contours d'une solitude que tout, la nuit opaque, les prés indéfinis, concourait à designer, à faire émerger, dans le tableau de cet homme seul sur cette terrasse sans lune, assis derrière cette table sur la toile cirée de laquelle se reflétaient ces deux ampoules à nu.


C'est ce que nous raconte Christine Montalbetti dans ce tout  petit roman de 75 pages, où l'on retrouve ses phrases sans fin, scandées par des virgules, ses digressions, son émotion à fleur de peau, son amour du détail insignifiant… Une écriture qui n'est, dans ce livre, pas toujours parfaitement fluide, demandant parfois de reprendre la phrase, mais ce soir qui tombe sur un homme au repos n'en a pas moins un charme certain

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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Ven 2 Déc - 15:44

Plus rien que les vagues et le vent



   Chaque fois que je relève les yeux vers l'océan et que je repense à toutes les histoires que j'ai entendues chez Moses, je ne peux pas m'empêcher de trouver un lien inexplicable entre le spectacle inutile et violent des rouleaux qui viennent s’écraser contre la grève et l’acharnement du sort à briser méthodiquement les éclats de bonheur auxquels Colter et les autres étaient parvenus.


Un français dont on ne saura rien arrive à Cannon Beach, Oregon. Un lieu perdu où la sauvagerie de la nature, l'océan tempétueux, la plage déserte , le volcan pas bien loin, un stack majestueux, le phare abandonné, semblent dicter une loi. Un lieu qui fut l’aboutissement de la première exploration transaméricaine  de Lewis et Clarke



Notre français se prend une chambre au motel (à visiter ici) pour un nuit, s'installe au bar ("Le retour d'Ulysse") où il va finalement revenir soir après soir écouter les récits de vie de trois losers penchés sur leur bière, Colter, Shannon et Harry Dean, " soumis à la misère comme si c'était un mileu naturel, à la vie toute petite"qu'il prend peu à peu en sympathie.


   C'étaient des histoires dans lesquelles il fallait accepter qu'il y ait des trous, des zones plus vagues, des bouts de puzzle qu'on s’appliquerait plus tard à recomposer , morceau après morceau, jusqu'à former une image qui resterait sans doute incomplète. Chaque soir, je rentrais au motel avec des pièces du puzzle en plus, qui gisaient en vrac dans ma tête alourdie par les bières.


Je vous raconte l'histoire, parce que, une fois n'est pas coutume, elle prend plus d'importance que dans ses autres livres, avec un début, un déroulement et une fin. Mais l’important n’est pas là. L'important est dans le regard, la façon d'observer, de raconter , de s'étendre en digressions, de mettre son grain de sel mutin qu'a Christine Montalbetti de livre en livre. De nous raconter aussi l'histoire des personnages secondaires qui ne font que passer. D'observer le détail et de se délecter à sa description scrupuleuse et attentive (une partie de ping-pong, le bruit du moteur d'un réfrigérateur, la maitrise que l'on ressent à ouvrir sa voiture à distance d'un simple clic, la façon d'allumer un feu ou de se tenir assis dans le soir sur les marches de l'entrée, une non-rencontre dans un car...). De commenter l'action (ou la non-action) avec malice et d'établir ainsi une connivence avec le lecteur.

Et puis, aussi , toujours, de parler de la solitude,de l 'abandon et de la perte.

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Re: Christine Montalbetti

Message par Bédoulène le Ven 2 Déc - 17:04



Une journée américaine

Deux hommes Donavan et Tom Lee lié d'amitié depuis l'université. Donavan est volant de sa voiture en route pour rejoindre son ami dans le ranch éloigné où il vit.
Vous souhaitez en savoir plus ? pas de problème, installez-vous au bar du village, à côté du ranch, les habitants vous raconteront pourquoi Tom est arrivé un beau jour dans ce vieux ranch, ils vous parleront de toute la famille Burn et apparentés et ce qu'il ne savent pas, ils l'inventeront.

Donavan au gré des kilomètres de route laissera les souvenirs l'accompagner ; c'est agréable de voyager avec lui, de voir les paysages défiler dans toutes ses formes et couleurs et de faire connaissance avec les jeunes gens qu'ils ont été, Tom et lui.

Moi, les mésaventures de la famille Burn ne m'intéressent pas ! Mais de savoir que certain grain de sucre pousse le vice jusqu'à se camoufler au fond du sucrier pour se dérober à la main de Tom, que la machine Remington entretient avec lui des rapports orageux ou bien qu'un petit tableau peint fait de l'oeil à Donovan pour qu'il le sauve de l'étagère de la brocante, alors là oui je suis sous le charme.

Un grand moment (é)pique : l'attaque des moustiques sur les spectateurs du stade !!!!!!!!!!!!!

Bouleversée par la rencontre  d' un manteau et d' une veste !

Dommage, Donovan va bientôt arriver au ranch, Tom l'accueillera, il resteront un moment sur la terrasse à regarder mourir le jour, mais je ne peux que l'imaginer !



Quelle écriture agréable, originale, vraiment une très bonne surprise.

"On vous injecte à la seconde un petit anesthésique des familles, vous n'avez rien senti, doublé, tant qu'à faire, d'un anticoagulant : et voilà, tout est prêt pour le prélèvement. On aspire, on aspire, on est content de posséder ces membranes si souples qui permettent à notre abdomen de se dilater conséquemment pour s'emplir de ce nectar divin dont, c'est un hommage qu'on vous rend, on n'a jamais fini d' expérimenter, d'un individu à l'autre, la subtile gamme des variations de goût."

"..et voilà que ce manteau et cette veste, placés à la va vite l'un sur l'autre, apposent impunément leurs tissus, faisant entrer en contact, au hasard de la manière dont ils ont été rabattus, certaines zones, la poche de l'un s'appuie contre l'épaule de l'autre, le col de ce denier effleure une boutonnière du premier, une pince de poitrine est tendrement affalée sur une manche, et je ne sais pas tout."

"...c'est aussi que le jour meurt généralement dans le sang, parce que ces rouges sur lesquels vous vous extasiez, c'est ça, le sang de la journée qui expire, l'agonie du jour qu'on massacre, sur quoi le crépuscule s'acharne, plongeant et replongeant son couteau, voyez, jusqu'à ce que le rideau tombe, le grand rideau de velours noir de la nuit."
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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Sam 3 Déc - 10:25

La vie est faite de ces toutes petites choses



Et bien il surprend un peu celui-là. Car pour une fois, C. Montalbetti n'emboîte  pas le pas à de doux rêveurs, à des poètes mélancoliques, mais bien à une équipe de 4 astronautes embarqués à bord d'une navette spatiale qui va quitter la terre pour 11 jours, dans le but d'approvisionner en vivres et faire quelques réparationss sur une Station Spatiale Internationale.

wikipedia a écrit:La navette spatiale Atlantis (Orbital Vehicle-104 ou OV-104) est une navette spatiale appartenant à la NASA, l'agence spatiale américaine. Elle fut la quatrième navette opérationnelle construite, après les destructions de Challenger (1986) et de Columbia (2003) et la mise en arrêt des navettes Discovery et Endeavour. Son dernier vol fut effectué le 21 juillet 2011.

Après Maylis de Kérangal( Naissance d'un pont, Réparer les vivants) et Laurence Cossé (L'Arche), décidément nos écrivaines françaises se coltinent au concret, au scientifique, au précis, pour transformer tout cela en de réelles aventures où l'humain reprend ses droit.

Car si C Montalbetti se moque un peu d’elle-même pour ce choix inhabituel , elle n'en met pas moins en avant que finalement, les astronautes, tout scientifiques qu'ils sont, sont des rêveurs, autant (et même sans doute plus que les autres).

Et c'est dans son style inimitable, fait de longues digressions poétiques, d'associations fantasques, d'humour discret, d'implication du lecteurs qu'elle attrape par la main, et d'elle-même en train d'écrire, qu'elle nous livre les pensées, émotions, regrets et enthousiasme de chacun, les "toutes petites choses " de leur quotidien, dans un huis clos doux et joyeux.

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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Sam 3 Déc - 14:04

Un petit extrait que j'ai trouvé d'actualité.

Et eux, nos aventuriers, ayant quitté ces terres usées, il leur faudrait improviser leur vie sur ce bout de paysage martien où tout reste à faire, souffrant dans leur corps de la difficile d'adaptation aux conditions nouvelles, se débrouillant en même temps de l'orgueil qui traverse et du déchirement, car ils auraient mis tant de dizaines de millions de kilomètres entre la maison d'où ils viennent et le lieu de cet exil spatial en même temps enivrant et terrible.


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Re: Christine Montalbetti

Message par églantine le Dim 4 Déc - 12:23

@topocl a écrit:

Après Maylis de Kérangal( Naissance d'un pont, Réparer les vivants) et Laurence Cossé (L'Arche), décidément nos écrivaines françaises se coltinent au concret, au scientifique, au précis, pour transformer tout cela en de réelles aventures où l'humain reprend ses droit.

C'est très juste ce que tu dis Miss Topocl .
C'est tout cela qui me tient à distance de ces écrivaines ....
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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Dim 4 Déc - 20:38

C'est le concret, le précis , le scientifique qui te rebute?? Mais elles le transcendent, au contraire. Il y a une sensibilité dans leur façon de traiter ces sujets qui fait que le sujet reste anecdotique par rapport à la subjectivité du texte et même qu'il en devient intéressant. (Franchement la navette Atlantis, je m'en tape!)

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Re: Christine Montalbetti

Message par églantine le Dim 4 Déc - 21:10

@topocl a écrit:C'est le concret, le précis , le scientifique qui te rebute?? Mais elles le transcendent, au contraire.
Mais le jour où je m'y mettrai il est fort probable que je me laisse emporter . Il faut que je franchisse le pas .
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Re: Christine Montalbetti

Message par topocl le Dim 4 Déc - 21:18

animal ne nous a pas encore remis l'indispensable petit smiley zen, mais tu peux l'imaginer ici.

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