Chamaco_VilaMatas

On sait que l’un des aspects les plus séduisants de la littérature est sa possibilité d’être une sorte de miroir qui avance ; un miroir qui, comme certaines horloges peut avancer.

Enrique Vila-Matas, Perdre des théories

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    Valentine Goby

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    Message par topocl le Mar 6 Déc - 15:29

    Valentine Goby
    Née en 1974



    Née à Grasse en 1974 Valentine Goby y a passé toute son enfance et est amoureuse de cette région. Après des études à Sciences-Po elle a effectué des séjours humanitaires à Hanoï et Manille
    Enseignante, elle a aussi fondé l'Ecrit du Coeur, collectif d'écrivains soutenant des actions de solidarité
    Valentine Goby est lauréate de la Fondation Hachette bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes, le prix Premier Roman de l'université d'Artois, le prix Palissy et le prix René Fallet en 2003 pour son roman La note sensible.

    Bibliographie

    2002 La note sensible
    2003 Sept jours
    2005 L'antilope blanche
    2007 Petit éloge des grandes villes
    2007 L'échappée
    2008 Qui touche à mon corps je le tue
    2010 Des corps en silence
    2010 Méduse ( récit)
    2011 Banquises
    2013 Kinderzimmer
    2014 La Fille surexposée
    2016 Un paquebot dans les arbres


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    Re: Valentine Goby

    Message par topocl le Mar 6 Déc - 15:30

    Kinderzimmer.



    Elle dit mi-avril 1944, nous partons pour l'Allemagne.

    Mila a 20 ans, elle arrive à Ravensbrück parce qu'à Paris, elle transmettait des messages.

    - En fait, Ravensbrück , vous n'en saviez rien, ce jour-là ? Vous n'en saviez pas plus sur Ravensbrück alors, que nous maintenant ?
    Et après un silence la femme répond : oui, peut-être. Suzanne Langlois n'en revient pas, d'une telle proximité entre une fille de terminale et la jeune femme qu'elle était au seuil du camp, à peine plus âgée. L'ignorance, ce serait l'endroit où se tenir ensemble, la fille et elle ; le lieu commun, à 60 ans de distance.

    Et 60 ans après, Suzanne explique que l'arrivée à  Ravensbrück, c'était assimilable à une naissance, un changement involontaire de monde, elle est catapultée contre son gré dans un univers dont elle ne sait rien si ce n'est qu'il est hostile, et doit tout en apprendre, très vite : les faits, les mots, les humains, les codes.

    Elle n'arrive pas seule, elle a un enfant dans son ventre, et là aussi c'est un avenir dont elle ne sait rien, si c'est «atroce» ou« inespéré».

    Et puis, quand elle commence à  comprendre, à  appréhender l'incompréhensible, il faut décider de tenir. Et tenir.
    Il faut continuer la résistance autant que faire se peut.
    Et il faut retenir pour transmettre.

    Voilà. C'est un roman qui parle de Ravensbrück, d'une femme qui y vit, qui y met au monde un enfant, et qui en revient. Et moi, je ne sais pas comment parler d'un tel roman. Plus je lis sur les camps, plus je suis estomaquée, moins je sais parler de ce que je lis. Je n'ose pas dire que c'est magnifique. Je n'ose pas dire que c'est superbement écrit.

    On y apprend sur l'enfer des camps, car oui, il y a encore à en apprendre. On y touche au plus intime de l'humanité d'une jeune femme. C'est un livre d'une beauté indispensable, étrange et effroyable, tout en humanité contenue,  où Valentine Goby parle d'un monde atroce et dévasté sur lequel on croit n'avoir plus rien à lire…

    Eh bien c'est faux, on peut encore lire Kinderzimmer.



    PS : La couverture, c'est du grand n'importe quoi.



    (commentaire rapatrié)


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    Re: Valentine Goby

    Message par topocl le Jeu 29 Déc - 9:57

    La fille surexposée



     
    l'éditeur, alma a écrit:  Dans la collection pabloïd se rencontrent des auteurs libres d'improviser dans le genre et le style qui leur convient, à condition de s'inspirer d'une remarque de Picasso. Dans la Tête d'Obsidiennes d'André Malraux l'auteur des Demoiselles d'Avignon et de Guernica affirme que les thèmes fondamentaux de l'art ont et seront toujours: la naissance, la grossesse; la souffrance, le meurtre, le couple, la révolte et peut être le baiser. Il les appelle emblèmes.


    Valentine Goby a choisi  la révolte. C'est écrit au début du livre, je ne suis pas sûre que j'aurais identifié ce thème sans cela.

    Le régime colonial marocain avait regroupé à Casa dans un quartier appelé le Bousbir, 600 prostituées, encadrées policièrement et médicalement pour offrir un bordel hygiénique et plus propre, plus « moral »... Des photos de ces prostituées ont servi de cartes postales et le peintre-photographe marocain Miloudi Nouiga, les a utilisées dans une lutte déterminée contre l'oubli de ces femmes.



    Valentine Goby rapporte ces faits  dans un court récit à plusieurs voix (Maurice, le jeune homme qui fréquente le bordel et achète une carte postale, l'envoie à un ami ; Isabelle,  la petite-fille de ce dernier qui découvre  la carte postale et rencontre le peintre ; Biski, l'une des prostituées ; et  Miloudi Nouiga lui-même). Cet artifice donne une certaine distance assez documentaire . On sent un peu l’œuvre de commande, l'écriture comme procédé pour rappeler  ces prostituées à la mémoire de tous. J'ai trouvé que la « cause » venait au détriment de la puissance romanesque. Il n'en demeure pas moins qu'on croise de beaux personnages, des interrogations édifiantes, racontées d'une prose riche et habile et qu'on s’intéresse à l'aspect historique.

    Un livre instructif donc, où m' a manqué l'émotion qu’aurait dû déclencher le sort de ces femmes humiliées.

    (commentaire récupéré)


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    Re: Valentine Goby

    Message par topocl le Lun 23 Jan - 20:38

    Un paquebot dans les arbres



    C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelle Mathilde

    Valentine Goby a écrit:Prénom d'origine germanique composée de mots mat - puissance - et  hild - combat. Les Mathilde font preuve d'un courage inlassable et d'un optimisme exceptionnel. Elles privilégient la sécurité affective à la sécurité matérielle.

    C'est le rôle que lui défonce confie sa mère, en tout cas, à ce garçon manqué invétéré des Trentes Glorieuses , avide de bouger, quêtant l'amour d'un  père fort et joyeux. Mais voilà, un jour le mot fatal est prononcé : Tuberculose, le père, puis la mère. Et avec cela, tout ce qui traîne derrière, pas de Sécurité Sociale, l'abandon du commerce et de l'harmonica :la misère, les autres qui ont peur des bacilles:  la solitude, le sanatorium: l'exil. Le sanatorium, ce grand paquebot perdu dans les arbres, lieu des luttes et des retrouvailles hebdomadaires, ce monde à part voguant, entre espoir et mort,  loin de la vraie vie.

    Alors  Mathilde décide de continuer à vivre, danser et aimer à tout prix son père malgré ce qu'il devient : rogue, défaitiste, hargneux. Elle les aime tous, sa mère, son père ses frère et sœur, elle les soutient,  les nourrit, les héberge, les encourage, leur écrit, les porte à bout de bras, foin de la fatigue, de la misère et de la désolation. C'est le centre, la force,  leur mère à tous. Elle envoie promener les services sociaux, se décide une indépendance sans jamais  abandonner les siens, s'ouvre au monde, et à cette Algérie, qui elle aussi se bat à toute force pour une indépendance.

    C'est une jeune fille complètement déterminée, complètement attachante et battante, prête à tout pour cette famille défaillante, et qui va se sauver et se construire à travers elle, dont Valentine Goby nous trace un portrait tout mêlé de vigueur, d'admiration et de compassion, dans un territoire provincial. La petite vie de petites gens faite  de grands bonheurs - les ricochets dans la Seine, les genoux écorchée, les bals - et tout cela perdu face à la maladie, la lutte quotidienne, l’adversité qui n'arrête pas. Mais l'amour du couple et l'amour filial  impulsent une vitalité-phénix qui est le ressort de ce livre à la force saisissante, récit haletant et poétique à la fois, précis et tendre, dénué de toute mièvrerie.


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    Re: Valentine Goby

    Message par Bédoulène le Lun 23 Jan - 20:47

    je l'avais mis de côté, je vais le remonter sur la pAL numérique


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    "Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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    Re: Valentine Goby

    Message par topocl le Lun 23 Jan - 20:49

    Il pourrait te plaire, tout à fait.


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    Re: Valentine Goby

    Message par faustine le Mer 22 Fév - 16:13

    j'ai lu kinderzimmer

    et je prévois de lire un paquebot dans les arbres
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    Re: Valentine Goby

    Message par Nadine le Mer 22 Fév - 16:29

    Oui moi j'avais lu Kinderzimmer. ça m'avais assez marquée. Intelligent et tout.
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    Re: Valentine Goby

    Message par églantine le Mer 22 Fév - 19:43

    j'ai Kinderzimmer dans ma PAL mais je n'ai jamais été motivée jusqu'à maintenant ....


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    Re: Valentine Goby

    Message par topocl le Jeu 23 Fév - 8:35

    Et qu'est ce qui manque à ta motivation? qu'est ce qui te retient?


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    Re: Valentine Goby

    Message par églantine le Jeu 23 Fév - 21:55

    @topocl a écrit:Et qu'est ce qui manque à ta motivation? qu'est ce qui te retient?
    Je n'ai jamais lu Valentine Goby en plus ....
    Mais comme j'adhère tellement rarement à la littérature française actuelle que je crains probablement une déception .
    Mais je l'ai remontée dans ma PAL en vous lisant .


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    Re: Valentine Goby

    Message par églantine le Mar 7 Mar - 10:02

    Kinderzimmer



    C'est avec une grande réserve que j'ai enfin sorti ce livre de ma PAL , nourrie d'à-prioris , souvent sans fondement , mais l'imagination ne choisit pas toujours ses bonnes accroches .
    Dès les premières pages , grande surprise : l'écriture est là , que n'ai-je pas découvert Valentine Goby jusqu'à aujourd'hui ....Lecture prometteuse .
    Mais les réticences se déplacent et voilà que je crispe , fermant violemment l'ouvrage . A-t-on le droit de s'accaparer les plus grandes blessures de l'humanité pour créer une oeuvre , romanesque , inventée et ...en plus , je devine à travers les premières pages chocs que l'impact ne peut être que foudroyant ...
    Au nom de quoi Valentine Goby s'arrogerait-elle ce droit de nourrir son talent d'une douleur historique qui ne lui appartient pas ? Assaillie par une révolte grandissante , je décide d'oublier le livre .
    Mais ....trop tard ....Ces premières pages me hantent .
    La journée passe et j'y reviens .
    Et je plonge dans l'univers concentrationnaire . Celui inventé par Valentine Goby . Et j'y apprends aux côté de Mila , déportée politique , et de ses compagnes d'infortune , et de ces milliers de femmes parquées dans Ravensbruck ses codes , son langage , ses ruses ,ses révoltes , sa puanteur de merde ,pisse et vomi (de celles qui ont encore la chance de tout cela ), confondues à celle de la crémation et de la pourriture des corps .
    Et je tremble pour Mila , je veux lui insuffler ma force au delà de l'espace temps et de la fiction , je prie ,moi l'incroyante, pour que l'enfant à naître nourri de la chair désséchée de Mila, survive ...et je crois au miracle parce qu'il n'y a guère d'autre alternative .
    Et je m'unis à Teresa pour penser que :
    "être vivant , c'est se lever , se nourrir , laver sa gamelle , c'est faire les gestes qui préservent , et puis pleurer l'absence , la coudre à sa propre existence ....Vivre c'est ne pas devancer la mort , à Ravensbruck comme ailleurs .Ne pas mourir avant la mort , se tenir debout dans l'intervalle entre le jour et la nuit , et personne ne sait quand elle viendra .Le travail d'humain est le même partout , à Paris , à Cracovie , à Tombouctou depuis la nuit des temps , et jusqu'à Ravensbruck.Il n'y a pas de différence.
    Et puisque le chien des SS n'a pas mordu Mila , un contresens au nazisme , elle va parier Mila ...que l'issu n'est pas obligatoirement fatale .
    ..............
    Et de continuer intérieurement les rites qui aident à vivre l'invivable , et de se coller os contre os , pour ne pas mourir de froid et d'amour . On s'encastre, et on nourrit la faible flamme . Jusqu'à la libération .
    Et moi , petite lectrice calée dans la ouate , 70 ans plus tard de m'incliner devant Valentine Goby d'avoir suivi la trace de ses femmes , par son courage , son audace , d' oser inventer à l'instar de ses personnages , une forme de résilience pour eux , pour nous ....Car n'est-il pas vrai que la blessure est universelle ? Voilà ce que je pense après cette traversée de l'enfer ...Qu'importe que cette fiction puisse ne ressembler en rien à la vérité , les déportés ont du inventer de nouveaux chemins de vie , de survie inimaginables avant . Valentine Goby ne fait rien d'autres en mémoire du passé , avec une immense générosité et une onde choc .

    Et de conclure avec Valentine Goby :

    "Il faut des historiens pour rendre compte des évènements ; des témoins imparfaits , qui déclinent l'expérience singulière ; des romanciers pour inventer ce qui a disparu à jamais : l'instant présent ."


    Dernière édition par églantine le Mar 7 Mar - 10:50, édité 1 fois


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    Re: Valentine Goby

    Message par shanidar le Mar 7 Mar - 10:47

    Hé bien, quel commentaire !
    Après avoir lu Vivre d'Anise Postel-Vinay qui se passe en partie à Ravensbrück, j'ai bien envie de me laisser tenter par cette aventure fictionnelle grâce à ton enthousiasme, églantine !
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    Re: Valentine Goby

    Message par topocl le Mar 7 Mar - 12:02

    @shanidar a écrit:Hé bien, quel commentaire !
    Après avoir lu Vivre d'Anise Postel-Vinay qui se passe en partie à Ravensbrück, j'ai bien envie de me laisser tenter par cette aventure fictionnelle grâce à ton enthousiasme, églantine !

    Oui, et que livre! je t"'encourage , shanidar, car si j'ai reconnu en églantine le même questionnement (que je comprends tout à fait,) que tu avais récemment...
    @églantine a écrit:

    Mais les réticences se déplacent et voilà que je crispe , fermant violemment l'ouvrage . A-t-on le droit de s'accaparer les plus grandes blessures de l'humanité pour créer une oeuvre , romanesque , inventée et ...en plus , je devine à travers les premières pages chocs que l'impact ne peut être que foudroyant ...
    Au nom de quoi Valentine Goby s'arrogerait-elle ce droit de nourrir son talent d'une douleur historique qui ne lui appartient pas ?
    ...je me dis que si on s'en tient à cela, plus personne ne va pouvoir écrire sur ce sujet. Et évidemment, ce n’est pas souhaitable.


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    Re: Valentine Goby

    Message par églantine le Mar 7 Mar - 12:28

    Je te remercie infiniment Miss Topocl pour tes commentaires qui m'ouvrent des portes que je n'aurais peut-être pas osé franchir .
    Spoiler:
    Même si , ayant refermé la dernière page tardivement , la nuit fut courte après une telle lecture .  albino  
    Tous les échanges sur ce forum , qui bousculent quelquefois , m'aide à avancer .
    Pour le coup , ce fut une traversée qui m'a permis de revoir mes positions face à la fiction et les limites que je lui imposais dans mon regard de lectrice .
    Oui Shanidar ..... Je ne peux que t'encourager à tenter . Vraiment .


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    Re: Valentine Goby

    Message par églantine le Mar 7 Mar - 12:34

    @shanidar a écrit:
    Après avoir lu Vivre d'Anise Postel-Vinay qui se passe en partie à Ravensbrück, j'ai bien envie de me laisser tenter par cette aventure fictionnelle
    Et moi je note dans un petit coin Vivre d'Anise-Vinay.


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    Re: Valentine Goby

    Message par Nadine le Mar 7 Mar - 18:56

    Ton commentaire, églantine, me rappelle le concept de "passeur".
    Il y a des gens qui en n'ayant pas vécu des choses, ni appris exhaustivement d'autres choses, savent pourtant les transmettre. Des passeurs, quoi.Souvent doublés d'une perméabilité émotionnelle.
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    Re: Valentine Goby

    Message par églantine le Mar 7 Mar - 19:01

    @Nadine a écrit:Ton commentaire, églantine, me rappelle le concept de "passeur".
    Il y a des gens qui en n'ayant pas vécu des choses, ni appris exhaustivement d'autres choses, savent pourtant les transmettre. Des passeurs, quoi.Souvent doublés d'une perméabilité émotionnelle.
    EXACTEMENT !


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