Léon Werth

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Léon Werth

Message par topocl le Dim 8 Jan 2017 - 9:57

Léon Werth
(1878 - 1955)



Léon Werth, né le 17 février 1878 à Remiremont (Vosges) et mort le 13 décembre 1955 à Paris, est un romancier, essayiste, critique d'art et journaliste français, mais d'autres qualificatifs, cités par son biographe, le définissent d'une manière plus explicite pour comprendre son œuvre : libertaire, antimilitariste, soldat des tranchées, nageur, danseur, voyageur, poète et observateur, dévoreur de vie, familier des peintres Vlaminck, Pierre Bonnard, Francis Jourdain, et Paul Signac, ami d'Octave Mirbeau et de Saint-Exupéry.

Il est né en 1878 à Remiremont dans les Vosges dans une famille juive assimilée. Son père, Albert, était drapier et sa mère, Sophie, était la sœur du philosophe Frédéric Rauh.

Il est un élève brillant, grand prix de philosophie au concours général et étudiant en hypokhâgne au lycée Henri-IV. Il abandonne néanmoins ses études pour être chroniqueur dans différentes revues. Menant la vie de bohème, il se consacre à l'écriture et à la critique d'art.

Très proche d'Octave Mirbeau, l'auteur de Le Journal d'une femme de chambre, dont il est en quelque sorte l'héritier, il se manifeste par son anticléricalisme, son esprit très indépendant, antibourgeois et libertaire. Il manque de peu le prix Goncourt en 1913 pour son roman La Maison blanche, qu'Octave Mirbeau (alors membre du jury) a préfacé et soutient avec un vif enthousiasme contre l'autre favori, Alain-Fournier pour Le Grand Meaulnes, jusqu'à ce qu’après plusieurs heures le prix aille finalement au onzième tour à Marc Elder pour Le Peuple de la mer.

En 1914, il part pour le front, où il combattra pendant 15 mois avant d'être blessé. Il restera marqué par cette guerre, devenant un pacifiste convaincu. Il en tire un récit, Clavel Soldat, pessimiste et violemment anti-guerre. Paru en 1919, l'ouvrage fait scandale.

Écrivain inclassable, à la plume acide, il écrit dans les années de l'entre-deux guerres aussi bien contre le colonialisme (Cochinchine en 1926), à contre-courant de la mode coloniale de cette période faste de l'empire français, que contre le stalinisme dont cet homme de gauche dénonce l'imposture. Il critiquera aussi le nazisme montant.

En 1931, il rencontre Saint-Exupéry : c'est le début d'une grande amitié. Ce dernier lui dédicacera Le Petit Prince, dédicace où il le qualifie de « meilleur ami que j'ai au monde ».

Dans sa carrière littéraire, il est aussi l'auteur ou le co-auteur de plusieurs monographies d'artistes, tels que Cézanne, Puvis de Chavannes, Henri Matisse, Claude Monet, Maurice de Vlaminck, etc.

Pendant l'Occupation, il se repliera dans le Jura. Dans son journal Déposition, publié en 1946, il livre un témoignage accablant sur la France de Vichy. Il est devenu gaulliste sous l'occupation et après la guerre il participa à Liberté de l'Esprit, revue des intellectuels du Rassemblement du peuple français dirigée par Claude Mauriac. Il meurt le 13 décembre 1955 à Paris. Ses cendres se trouvent au columbarium du Père-Lachaise (case n°5930).
source : Wikipédia

Publications de Léon Werth

   La Maison blanche (1913)
   Clavel Soldat (1919)
   Clavel chez les Majors (1919)
   Yvonne et Pijallet (1920)
   Voyage avec ma pipe (1920)
   Le Monde et la ville (1922)
   Les Amants invisibles (1921)
   Dix-neuf ans (1922)
   Pijallet danse (1924)
   Danse, danseurs, dancings (1925)
   Cochinchine (1926)
   Ghislaine (1926)
   Marthe et le perroquet (1926)
   Une soirée à l'Olympia (1927)
   Cours d'assises (1932)
   Déposition, Journal 1940-1944 (1947)
   33 jours (1992), écrit en juin 1940.
   Caserne 1900 (1993), écrit en 1951.
   Impressions d'audience : le procès de Pétain (1995), écrit en 1945.
   Fragments, extraits de correspondances avec Joseph Bertrand.
   Saint-Exupéry — Tel que je l'ai connu… (1948)
   Claude Monet, Les éditions Crès, Coll. Les Cahiers d'Aujourd'hui, Paris, 1928.

  Les archives de Léon Werth (correspondance, etc.) sont conservées au Centre de la Mémoire de la médiathèque Albert-Camus d'Issoudun.

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Re: Léon Werth

Message par topocl le Dim 8 Jan 2017 - 9:59

33 jours



Je me rends compte que je n'avais pas encore cri à la totalité de la défaite. J'y croyais comme à une maladie dont on a peur et dont on écarte la possibilité. Chacun de ces Allemands, c'est le signe d'une maladie dont on a lu la description, mais que soudain on découvre sur sa peau.


33 jours à fuir Paris, en juin 40. 33 jours entre pas de fourmis et surplace, dans une foule bigarrée, arrogante ou humiliée, qui affronte cette situation révélatrice des personnalités. A travers des descriptions de personnages et de situations dignes des vieux films des années cinquante, l'histoire se vit en direct dans la peur et l'incompréhension, dans un humour désabusé et caustique. Léon Werth, ancien soldat de 14, livre aussi ses réflexions et questions d'homme de lettre et honnête homme sur la guerre , la liberté, l'humanité.


Telle est la guerre, elle impose une grossière simplification ; elle pense pauvre, contraint à penser pauvre, par grosses catégorise, elle oppose les nations dans un excès d'unité qui n'est que démence, elle oppose le vainqueur et le vaincu, elle supprime les conflits délicats et les remplace par un pugilat. Si grand que soit ce pugilat, ce n'est qu'un pugilat. Mais rien ne peut faire en cette minute que ce soldat ne soit toute la victoire et moi, toute la défaite.



Quand un peuple ne pense pas encore ou ne pense plus, un Hitler, ou un Staline pense pour lui.

(commentaire récupéré)

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