Chamaco_VilaMatas

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Enrique Vila-Matas, Perdre des théories

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    Michèle Desbordes

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    shanidar

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    Michèle Desbordes

    Message par shanidar le Mer 18 Jan - 12:49

    Michèle Desbordes
    (1940-2006)


    Originaire d’un village de Sologne, Michèle Desbordes grandit à Orléans. À l’issue d’études littéraires en Sorbonne, elle devient conservateur de bibliothèques. Elle exerce d’abord dans des universités parisiennes, puis en Guadeloupe en lecture publique. En 1994, elle est nommée directrice de la Bibliothèque de l’université d’Orléans. Elle décède en janvier 2006 à Beaugency, en Sologne.

    source éditeur : Verdier

    Bibliographie

    1986 Sombres dans la ville où elles se taisent (poésie), Arcane 17,
    1997 L'Habituée, Éditions Verdier
    1999 La Demande, Verdier
    2000 Le Commandement, Gallimard
    2001 Le Lit de la mer, Gallimard
    2004 La Robe bleue, Verdier
    2004 Dans le temps qu'il marchait, éditions Laurence Teper
    2005 Un été de glycine, Verdier
    2006 L'Emprise, Verdier
    2006 Artemisia et autres proses, éditions Laurence Teper
    2008 Les Petites Terres, éditions Verdier
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    shanidar

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    Re: Michèle Desbordes

    Message par shanidar le Mer 18 Jan - 12:53



    La Demande

    Un beau roman, triste, fatigué, usé comme le sont les deux protagonistes principaux : un vieil homme arrivant d'Italie où il fut peintre, architecte, dessinateur et dont on devine facilement l'identité (Leonard de Vinci) et sa servante, femme obscure, dont la présence va lentement envahir le quotidien du maître.

    La relation qui se noue entre les deux personnages est faite essentiellement de silence et de petites attentions de l'un à l'autre, une paire de bottes offertes, un verre de vin clairet préparé spécialement. Ces petites choses qui créent les véritables liens, l'attachement. Et c'est de cet échange ténu dont Michèle Desbordes nous fait le récit, narration d'une grande finesse, attentive aux détails, à la légèreté des approches, à la profondeur des regards et à cette étrange, étonnante intimité qui s'instaure entre la femme du peuple, montée du fleuve vers le manoir et le maître.

    A travers un récit d'une dangereuse douceur, Michèle Desbordes effeuille les thèmes de la création, de l'originalité dans un monde où les artistes répondent essentiellement à des commandes et ne créent jamais (ou presque) librement et c''est à se demander qui des deux est le plus libre, de la servante ou du savant. A ce demander aussi ce qu'il restera des œuvres du maître dont les fresques s'épuisent, les couleurs fuient, le salpêtre efface, tout comme les repas sont mangés, les sols salis, les vêtements ravaudés.

    Sont également abordés les thèmes de la verticalité, ce qui tient l'homme dressé malgré les fatigues (châteaux à bâtir, murs à construire, falaises à observer) et la longévité (ce lien horizontal qui se retrouve dans le dessin des arches, le passage d'un pont, l'écoulement du fleuve). Les deux personnages sont sujets aux mêmes attirances et au même désarroi. Désarroi face à la vieillesse qui étreint l'un et l'autre, face à la fatigue, à la nécessité de chaque jour se lever et faire son œuvre. On trouvera alors de belles pages sur la passivité des soirées au coin du feu et les activités journalières (dessins pour l'un et pour l'autre soins ménagers). On lira avec plaisir les lignes concernant une nature à la fois douce et sauvage, chaude d'été et froide d'hiver, invitant au voyage ou à la réclusion et puis on s'arrêtera longtemps sur la description de ce couple improbable, tendre, silencieux, s'unissant d'un regard, le vieil homme retrouvant dans les jupes de la femme les anciennes futaines de sa mère, la femme découvrant dans les dessins du maître un monde inexploré, respectable et dangereux, obscur et fascinant.

    Un livre d'une force gracile à peine exprimée, dite dans une langue à la scansion chantante, au bord de la suffocation, emplie d'une tristesse douce, attentive à l'autre, l'autre, le différent et l'ultime.


    Il la regardait, oubliait les carnets, sans même la regarder notait les gestes, les mouvements, quand il regagnait sa chambre il se souvenait d'elle qui bougeait près de lui hâtive et silencieuse dans le bruit sourd des étoffes, à la regarder dans ses robes de toile grise aller et venir autour de lui, faire sans même y penser les gestes de tous les jours, attendre calmement et sans cesser de travailler la mort qui venait, il se demandait si quelque chose d'autre avait encore de l'importance.
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    Nadine

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    Re: Michèle Desbordes

    Message par Nadine le Mer 18 Jan - 19:09

    J'ai beaucoup aimé "La demande".
    Je ne pourrais le commenter, trop loin, mais disons que la Mort que ce livre aborde est parée de tous ses atours de gravité, c'est assez déprimant ducoup, mais digne.
    Comme l'est la gravité quoi. Il y a beaucoup de beauté dans ce texte, et d'humanité.
    C'est je dirais de mémoire un chant à l'amour qui passe par le monde des choses , des corps et de leur soin. Bédoulène en a parlé aussi je crois sur Parfum, .
    Je devrais essayer de rencontrer cette auteure sur un autre titre.
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    shanidar

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    Re: Michèle Desbordes

    Message par shanidar le Mer 18 Jan - 19:58

    Gravité. Oui.
    Et puis aussi une sorte de respect qui s'instaure de lui-même entre des personnes qui ne devraient ni se regarder, ni s'approcher ; et c'est très beau, cette langue pour le dire.

    Ça me rappelle un peu Claude Pujade-Renaud avec La nuit la neige, sans doute à cause de l'époque et de cette attention offerte à des détails qui transforment la relation à l'autre, cette écoute ; mais dans mon souvenir Pujade-Renaud cherchait à travailler son style à 'faire époque' et y parvenait magnifiquement, là où Desbordes est d'une intense pureté, tout en lorgnant du côté du poétique, mais d'une poésie qui serait atemporelle.
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    bix_229

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    Re: Michèle Desbordes

    Message par bix_229 le Mer 18 Jan - 20:10



    LA ROBE BLEUE


    Une femme est assise sur une chaise devant "l'asile de fous" de Mondevergues à Monfavet (Vaucluse). Elle attend la visite de son frère. On est au début du 2Oe siècle et la femme pourrait etre Camille Claudel, attendant son frère Paul.
    C'est ains que la voit en tout cas Michèle Desbordes...

    Les années passent, toutes semblables, les visites de Paul à Camille se raréfient, et bientot Camille attendra seule la mort après 3O années d'internement forcé.
    Elle vieillit seule et cesse alors d'écrire à sa famille et de demander qu'on la sorte de cet asile. Paul n'assistera pas aux obsèques de sa soeur...

    Ce livre n'est pas une biographie. Les faits sont rares et Michèle Desbordes les a utilisés pour écrire une méditation poétique faite
    d'admiration, de respect et d'émotion.

    Ce qu'on peut dire pourtant, c'est que cette vie de femme et d'artiste fut un gachis et une somme de douleurs insensées.
    Au début, il y a eu les blessures familiales. Mais aussi le frère cadet, Paul, avec qui elle fut très liée, et qui resta jusqu'au bout le seul etre sur qui elle compta. Et à mon avis, il ne fut pas toujours à la hauteur. Je n'aime pas ce personnage d'auteur de théatre et de diplomate, converti au catholicisme...

    Pour revenir à Camille, il y eut aussi cette passion folle pour la sculpture, qui semble lui avoir rendu en partie l'attention qu'elle lui consacra.
    Mais aussi la blessure de la rupture avec le sculpteur Rodin, à la mesure de l'amour partagé qu'ils vécurent pendant dix ans...
    Elle ne s'en remit jamais...

    Camille Claudel fut une grande artiste et c'est ce que chacun peut encore constater dans les vestiges de ce qu'elle n'a pas détruit ...

    Paul Claudel écrivait d'elle jeune fille :

    "Un front superbe surplombant des yeux magnifiques de ce rare bleu foncé, si rare à se rencontrer ailleurs que dans les romans."

    Message récupéré

    Celui-là devrait vous plaire aussi.


    Dernière édition par bix_229 le Mer 18 Jan - 20:18, édité 1 fois
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    shanidar

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    Re: Michèle Desbordes

    Message par shanidar le Mer 18 Jan - 20:11

    Et bien voilà qui fait envie. Merci bix.
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    shanidar

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    Re: Michèle Desbordes

    Message par shanidar le Lun 6 Mar - 11:17



    Les Petites Terres

    Un récit absolument superbe.

    Publié à titre posthume en 2008, le récit écrit par Michèle Desbordes dans l'urgence d'une mort à venir (elle décède en 2006), s'éloigne beaucoup des romans maîtrisés, travaillés, distanciés de l'auteure, d'abord parce qu'il s'agit de la vie de Michèle Desbordes, qu'elle s'y livre tout entière, femme de lettres et femme aimante, femme voyageuse attirée par la mer et femme fatiguée, éreintée et brisée, pleurant un amour mort. Le récit ici déborde de tout côté, il est comme une vague de lave qui brûle tout sur son passage et ne peut être retenu par aucune barrière, aucune impudeur, aucune frontière. Il est là, tout entier dans les mots qui courent, qui filent sur la page, insatiable, dévorante, inlassable.

    Michèle Desbordes raconte un amour, l'amour qu'elle a éprouvé pour un homme, un écrivain reconnu, de vingt-cinq ans son aîné et qu'un jour elle a quitté, qu'elle a fui, qu'elle a abandonné, partant à l'autre bout du monde, sous les tropiques comme on dit, parce qu'il fallait au moins ça, cette distance pour pouvoir continuer à vivre. Loin de lui, lui qu'elle retrouve plus tard, quand elle revient à Paris, lui qui est vieux désormais, qui perd la mémoire, qui n'écrit plus, qui ne sait bientôt plus qu'il a écrit des livres, qu'il a été écrivain, qu'il a aimé cette femme, cette femme qui n'aura jamais osé lui dire à quel point elle l'aime encore, à quelle point il est en elle comme elle fut en lui, lui qui ne s'en souvient plus. Lui qui cesse un beau jour de sourire de ce sourire plein de douceur et elle qui ne s'en aperçoit pas et ne sera pas là pour lui tenir la main à l'heure du grand passage. C'est tout ça le récit de Michèle Desbordes, à vau l'eau, en recourant à une écriture sans gouvernail et sans amarres, magnifique dans sa dérive, sublime dans son tangage.

    Mais c'est aussi une œuvre d'écrivain, une auteure qui revient sur sa propre production et donne au lecteur attentif les clés, les origines, les différentes matrices de ses livres, comme un testament. C'est aussi une réflexion sur la marche, celle que fit Hölderlin de France en Allemagne pour retrouver la femme aimée qui va mourir ; ou celle de Werner Herzog, faisant le chemin inverse de Munich à Paris pour retrouver son amie, l'actrice Lotte Eisner qui elle aussi est sur le point de trépasser ; et puis la marche de l'écrivain, de l'homme aimé qui, fait prisonnier en 43 (au moment de la naissance de Michèle) traverse la France jusqu'en Souabe pour se retrouver dans un stalag. La marche mais aussi les trains, les nombreux trains que Michèle Desbordes prend dans sa vie et qu'elle compare à des parenthèses, des instants d'accalmie entre deux mondes reliés par des wagons. C'est aussi un livre sur la chaleur et sur la pluie, sur les voyages et sur les hommes. Un livre monde et un livre totem.

    C'est un livre magnifique.
    Un livre bouleversant.
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    Re: Michèle Desbordes

    Message par églantine le Lun 6 Mar - 11:38

    Et c'est un livre qui pourrait bien me plaire on dirait !
    Je n'ai jamais lu Michèle Desbordes . Ce serait l'occasion .


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    Re: Michèle Desbordes

    Message par shanidar le Lun 6 Mar - 11:41

    J'ai beaucoup pensé à toi en le lisant...
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    Re: Michèle Desbordes

    Message par églantine le Lun 6 Mar - 11:44

    @shanidar a écrit:J'ai beaucoup pensé à toi en le lisant...
    Alors je vais essayer de me le procurer rapidement !
    Merci ! Smile


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    Re: Michèle Desbordes

    Message par topocl le Lun 6 Mar - 11:48

    J'y jetterai aussi un oeil, ou même les deux. J'avais beaucoup aimé La robe bleue qui parlait de Camille Claudel avec un belle retenue. Mais c'est très ancien pour moi.


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    Re: Michèle Desbordes

    Message par shanidar le Lun 6 Mar - 11:55

    Les Petites terres est loin de toute retenue (mais ce n'est pas non plus un déchainement incohérent, c'est le récit d'une femme en souffrance) et je ne vois pas qui pourrait ne pas être bouleversé et envahi par la force des sentiments exprimés, avec allure et avec passion ; sans compter cette capacité à brasser le monde entier de Cayenne à Andrésy (Yvelines), de Boulogne à la Guadeloupe... Je suis très admirative.
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    topocl

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    Re: Michèle Desbordes

    Message par topocl le Lun 6 Mar - 11:59

    Oui, on ressent bien ton enthousiasme dans ton commentaire!


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    Re: Michèle Desbordes

    Message par églantine le Lun 6 Mar - 12:17

    @églantine a écrit:
    @shanidar a écrit:J'ai beaucoup pensé à toi en le lisant...
    Alors je vais essayer de me le procurer rapidement !
    Merci ! Smile
    Et voilà commandé en occasion.
    Pfff ce forum qui nourrit mon vice me perdra . What a Face


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    Re: Michèle Desbordes

    Message par shanidar le Lun 6 Mar - 12:56

    Un petit extrait pour patienter :

    Ce voyage vers toi comme jamais encore, et alors tu ne m'attendais pas, tu ne m'attendais plus. Ce voyage, ce train à n'en pas finir. J'ai souvent pensé que le train calmait, anesthésiait la douleur, permettait aux chagrins, aux cruautés de s'adoucir, j'ai aimé, j'aime les trains, cette façon qu'ils ont de poser autour de vous des parenthèses, de vous enclore dans l'absence de temps, l'absence d'espace, comme un sursis, une trêve qu'ils vous offriraient. C'était novembre, comment l'oublier, une douceur parfois encore, une moiteur pâle, j'allais ne plus te voir, je ne te verrais plus (...).
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    Re: Michèle Desbordes

    Message par Bédoulène le Lun 6 Mar - 13:45

    je note aussi, merci Shanidar


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    Re: Michèle Desbordes

    Message par Tristram le Lun 6 Mar - 13:49

    Convaincu : dans la liste...
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    Re: Michèle Desbordes

    Message par églantine le Lun 6 Mar - 15:05

    @shanidar a écrit:Un petit extrait pour patienter :

    Ce voyage vers toi comme jamais encore, et alors tu ne m'attendais pas, tu ne m'attendais plus. Ce voyage, ce train à n'en pas finir. J'ai souvent pensé que le train calmait, anesthésiait la douleur, permettait aux chagrins, aux cruautés de s'adoucir, j'ai aimé, j'aime les trains, cette façon qu'ils ont de poser autour de vous des parenthèses, de vous enclore dans l'absence de temps, l'absence d'espace, comme un sursis, une trêve qu'ils vous offriraient. C'était novembre, comment l'oublier, une douceur parfois encore, une moiteur pâle, j'allais ne plus te voir, je ne te verrais plus (...).
    Ohhhh Shanidar. .... drunken
    Merci


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    Re: Michèle Desbordes

    Message par bix_229 le Lun 6 Mar - 15:41

    @églantine a écrit:Et c'est un livre qui pourrait bien me plaire on dirait !
    Je n'ai jamais lu Michèle Desbordes . Ce serait l'occasion .
    Et tu peux ajouter La Robe bleue.
    C' est un livre pour toi !

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    Re: Michèle Desbordes

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