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Chiyo Uno

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Message par Tristram Dim 9 Mai - 21:42

Chiyo Uno
(1897 – 1996)

Chiyo Uno Chiyo_10

Chiyo Uno est une écrivaine japonaise, également créatrice de kimonos, qui exerce une influence significative sur la mode, le cinéma et la littérature japonaises.
Elle est née le 28 novembre 1897 dans une famille de fabricants de saké. Orpheline de mère à l'âge d'à peine deux ans, elle est « promise » dès ses quatorze ans à l'un des neveux de sa belle-mère - projet vite avorté. Son père dilapide le capital familial au jeu dans les quartiers de plaisirs. Très vite, désireuse d'être indépendante, elle travaille pendant un an, en 1914-1915, comme institutrice suppléante, mais est bientôt renvoyée pour avoir eu une liaison avec un autre enseignant.
Elle se fait alors connaître comme écrivain, obtenant à vingt-quatre ans un premier prix décerné par le journal Jiji shimpō pour sa nouvelle Shifun no kao (Le visage fardé). Après ce premier succès littéraire, Uno quitte son premier mari et s'installe à Tokyo. Dans la capitale, comme beaucoup de jeunes japonaises des années 1920, elle est fascinée par la culture et l'apparence vestimentaire américaine et européenne. Mais au-delà des questions de mode, Uno commence à suivre la vie d'une femme libre d'esprit. Elle se marie plusieurs fois, mais en même temps multiplie les compagnons, les déménagements, les métiers temporaires. Elle veut être une « moga », jeune fille moderne, et ne pas se limiter au seul rôle d'épouse et de mère. Elle fait partie du monde bohème de Tokyo, ayant de nombreuses liaisons avec des écrivains, des poètes et des peintres.
En 1935, elle publie le roman Confession amoureuse (Irozange), qui lui apporte une grande renommée, en même temps qu'un succès de scandale. Elle y détaille la vie d'un artiste et ses différentes aventures amoureuses, ainsi que sa tentative de suicide raté avec sa maîtresse. Uno a non seulement eu une liaison avec Seiji Tōgō, un peintre de renom qui sert de base au roman, mais elle s'en est servi pour en faire une histoire à succès.
Uno lance en 1936 un magazine appelé Sutairu (Style), qui est le premier du genre au Japon à se concentrer sur les modes étrangères. Dans ses écrits, la veine est le plus souvent autobiographique, comme par exemple dans Watashi no seishun monogatari (Récit de ma jeunesse, 1947), dans lequel elle narre, sans narcissisme ni complaisance, ses années chaotiques d'apprentissage, Sasu (La Piqûre, 1966), qui décrit les vicissitudes de sa vie de couple, et Aru hitori no onna no hanashi (Une femme raconte, 1972).
Avec Confession amoureuse, son autre chef-d'œuvre demeure Ohan (1957), récit qu'elle mit plus de dix ans à écrire, et dont le narrateur est un homme au cœur indéchiffrable, qui balance sans cesse entre sa femme légitime, Ohan, et se maîtresse, la geisha Okayo, jusqu'à ce qu'une tragédie, au déroulement implacable, empoisonne à jamais sa vie. On retrouve le thème favori de Uno : les échos de la passion amoureuse, avec le même ton empreint de vivacité et d'autodérision, rendu à travers une langue parlée, et les mêmes confidences d'un héros impulsif et velléitaire qui conte ses mésaventures sentimentales et les ravages du désir amoureux. Dans les deux récits, le narrateur, personnage masculin, est victime de sa passivité et indécision, s'abandonnant à ses désirs comme si sa vie n'avait pas plus de consistance qu'un rêve.
En 1983, elle publie ses mémoires, sous le titre Je continuerai à vivre (Ikite Yuku Watakushi), qui connaissent un grand succès et sont adaptées pour la télévision. Elle y déclare franchement que l'essence de sa vie est de ne pas avoir suivi les règles de quelqu'un d'autre et d'en avoir fait à sa guise. Souvent mariée, avec un succès variable, Uno a toujours trouvé difficile de s'en tenir à un seul homme, et il a été dit qu'elle déménageait chaque fois qu'une importante liaison ou un mariage prenait fin.

Œuvres traduites en français :

• 1935 : Confession amoureuse, roman traduit par Dominique Palmé et Kyôko Satô, Paris, Denoël, 1992.
• 1957 : Ohan, roman traduit par Dominique Palmé et Kyôko Satô, Paris, Éditions Philippe Picquier, 2014.
• 1979 : Serait-ce le vent d'hiver ? (Sore wa kogarashi ka), dans Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines (tome I), nouvelle traduite par Estrellita Wasserman, Paris, Gallimard, 1986.
• 1992 : Une histoire de galets (Aru koishi no hanashi), dans Amours - Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines Tome 3, nouvelle traduite par Jean-Jacques Tschudin, Paris, Éditions du Rocher, 2008.

(Wikipédia)

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Tristram Dim 9 Mai - 22:23

Ohan

Chiyo Uno Ohan10

Le narrateur de ce bref récit, Kanô, vit entretenu par une geisha, Okayo, dans la maison de thé de celle-ci. Il a abandonné pour elle son épouse Ohan il y a sept ans, et il a un fils du même âge, Satoru, qu’il découvre comme il revoit sa femme. Cette dernière et l’enfant souffrent de la situation comme il projette de reformer leur famille, tout en ne parvenant pas à l’annoncer à Okayo.
Kanô, bourrelé de remords quant à sa faiblesse et les souffrances qu’il occasionne, nous parle tel que si nous étions des connaissances du voisinage, jusqu’au drame.
« Ce temps aussi bref que la journée d’un éphémère, ce temps vécu par moi comme dans un rêve, resurgit à présent dans tout son éclat devant mes yeux. »
Cette histoire simple, presque simpliste, m’a pourtant ému. En tout cas une saisissante incarnation de l’irrésolution, de l’irresponsabilité et de leurs conséquences.
L’auteure est louée pour ses personnages de l’autre sexe, mais je me demande si elle ne se projetait pas dans ces figures masculines.

\Mots-clés : #culpabilité #relationdecouple #relationenfantparent

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Message par Bédoulène Lun 10 Mai - 7:29

merci Tristram ! je tenterai le Japon avec une auteure ?

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“Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal.”
― Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia



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Message par Tristram Lun 10 Mai - 11:48

Pourquoi pas ?!

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Message par Invité Lun 10 Mai - 12:23

Je me souviens que j'avais trouvé que l'autrice avait vraiment réussi à bien représenter les atermoiements pathétiques de l'homme.

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Message par Tristram Lun 10 Mai - 13:08

C'est tout à fait ça : la personnification de la velléité incapable de décider, et consciente de répandre ainsi la douleur. Presque un type, comme Rastignac ou Oblomov.

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