David Foenkinos

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David Foenkinos

Message par topocl le Lun 9 Jan - 21:05

David Foenkinos
Né en  1974




David Foenkinos, né le 28 octobre 1974 à Paris, est un romancier français.

Ses parents souvent absents n'ayant pas de bibliothèque, David Foenkinos lit et écrit peu pendant son enfance. À 16 ans, il est victime d'une infection à la plèvre, une maladie cardiaque rarissime pour un adolescent. Opéré d'urgence, il passe plusieurs mois à l'hôpital. C'est sur son lit de convalescent qu'il commence à dévorer les livres, puis à peindre et à jouer de la guitare. De cette expérience, il a gardé une pulsion de vie qu'il a voulu retranscrire dans ses livres.

Il étudie les lettres à la Sorbonne et parallèlement la musique dans une école de jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare. Le soir, il est serveur dans un restaurant. Après avoir vainement essayé de monter un groupe de musique, il décide de se tourner vers l'écriture.

Après une poignée de manuscrits ratés, il trouve son style, poste son premier roman Inversion de l'idiotie, refusé par tous les éditeurs sauf Gallimard qui le publie en 2002, avec lequel il obtient le Prix François-Mauriac. Ses romans sont traduits à l'étranger, dans une quarantaine de langues.

Parallèlement à son écriture romanesque, David Foenkinos travaille de temps en temps sur des scénarios de cinéma. Aux côtés de son frère, Stéphane Foenkinos, il a notamment réalisé en 2006 un court métrage, intitulé Une Histoire de Pieds.

En 2011, de nouveau avec son frère Stéphane, il co-réalise le film La Délicatesse, adaptation de son roman éponyme de 2009. Le film sera nommé deux fois aux Césars 2012, pour le César de la meilleure adaptation, et pour le César du meilleur premier film.

En 2014, il co-adapte son roman Les souvenirs. Le film, réalisé par Jean-Paul Rouve, dépasse le million d'entrées en France.

wikipedia

Œuvres

Romans
  Inversion de l'idiotie : de l'influence de deux Polonais, 2002
  Entre les oreilles, 2002
  Le Potentiel érotique de ma femme, 2004
  En cas de bonheur, 2005
  Les Cœurs autonomes, 2006
  Qui se souvient de David Foenkinos ?, 2007
  Nos séparations, Gallimard, 2008
  La Délicatesse, 2009
  Bernard, 2010
  Lennon, 2010
  Le petit garçon qui disait toujours non, 2011
  Les Souvenirs, 2011
  Le Saule pleureur de bonne humeur, 2012
  Je vais mieux, 2013
  La Tête de l'emploi (Richard), 2014
  Charlotte, Gallimard, 2014
  Le Mystère Henri Pick, 2016


Théâtre
  Célibataires, 2008
  Le Plus beau jour

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Re: David Foenkinos

Message par topocl le Lun 9 Jan - 21:41

Le mystère Henri Pick



Suivant l'idée de Richard Brautigan dans son roman l'Avortement, un bibliothécaire breton crée une bibliothèque des livres oubliés réunissant des manuscrits refusés par les éditeurs. Une éditrice parisienne y découvre un jour un manuscrit « génial », dont il s'avère que l'auteur, le fameux Henry Pick, est un pizzaiolo taciturne et inculte, mort deux ans plus tôt. A moins... à moins qu'on ne débusque là derrière une supercherie...

Cela aurait pu être un joli roman sur l'écriture, le sens des livres,  la responsabilité des auteurs. Ou une critique acerbe des milieux éditoriaux et des médias.… C'est en fait un texte  démagogue, niaiseuses, complaisant.

David Foenkinos  ne se contente pas de tartiner sa petite philosophie militante pour une vie joyeusounette. Il multiplie les péripéties éculées qui réunissent les solitaires de la vie ( ah la fellation de Jeremy, l'adolescent attardé, par la bibliothécaire obèse et casanière!).

Son écriture alterne le plus basique avec les forumulettes "philosophiques"
Il était impossible de  s'ennuyer dans un tel endroit  ; la simple contemplation de la mer pouvait remplir une vie entière.
Le premier roman est toujours celui d'un bon élève. Seuls les génies sont d'emblée des cancres..
ou "rigolotes"
Parfois elle s'asseyait pour faire de la broderie, passe-temps qu'elle trouvait ridicule mais auquel elle avait pris goût.

Il enchaîne les dialogues insignifiants, et quand il ne sait plus quoi mettre, il a inventé la réplique
-... "
qui apparaît pas moins de 53 fois dans le roman (oui, j'ai compté).

Il se soucie comme d'une guigne de la psychologie des personnages, et regarde les provinciaux avec son œil de Parisien.

Comme il doit se  dire que  tout cela est quand même un peu juste, il rajoute, pour faire drôle, de petites notes farceuses en bas de page. Et il parsème  aussi son récit de personnages de la littérature (il cite  pas moins que Borges),  croise Houellebecq et François Busnel (ça fait tellement vivant).

Bref, je n'ai pas aimé.
La seule  excuse du Père Noël, c'est qu'il s'est trompé de cheminée.


Dernière édition par topocl le Mar 10 Jan - 8:02, édité 1 fois

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Re: David Foenkinos

Message par shanidar le Lun 9 Jan - 21:48

Ah je te sens un peu... énervée topocl !
ce qui me rassure vu que j'avais descendu Des Souvenirs (cadeau de nowel également) tout à fait poubellement illisible ! Ark !

(et pourtant j'avais entendu des avis TRèS positif sur Mr Pick !! )
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Re: David Foenkinos

Message par shanidar le Lun 9 Jan - 22:23

Mon 'vieux commentaire' sur

Les souvenirs



Il faut être sacrément valeureux pour écrire un roman sur les vieux, les maisons de retraite, sur la mort, la fuite et les échecs, les enterrements, l'angoisse de mourir... certains s'y sont essayés avec maîtrise et magie (comme A. Cohen avec Les Valeureux ; B. Beck Stella Corfou ou encore P. Garnier Les Hauts du Bas) mais ils l'ont fait en prenant la place de cette personne âgée dont ils voulaient parler, et ils l'ont fait avec une larme de tendresse à un oeil et une autre d'humour, de cynisme ou d'ironie à l'autre... Foenkinos choisit de parler des vieux en gardant sa place de jeune et il n'atteint pas la magie de ses aînés, le livre en devient lourd, pesant, hâché de phrases courtes, d'une banalité qui agace puis déprime. Pas vraiment drôle (même plutôt indigeste), Foenkinos cherche la formule qui marque à chaque ligne et l'effort est visible, douloureux, insatisfaisant, d'autant plus qu'il s'accompagne de clichés alignés comme des perles... Le livre se construit ainsi autour de tautologies dont les prémisses sont plus que discutables ou éculées ou les deux...

Pas un livre pour moi. Des souvenirs qui vont vite s'envoler...

Et aujourd'hui, en 2017, je me souviens très bien de ce qui m'avait déplu dans ce livre, cette espèce de complaisance dans l'affectation, le plaisir quelque peu malsain de mettre de l'eau dans le moulin éminemment 'moderne' de la problématique des 'anciens' et le désir, pas plus propre d'être 'correct'.
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Re: David Foenkinos

Message par topocl le Mar 10 Jan - 11:43

@shanidar a écrit:(et pourtant j'avais entendu des avis TRèS positif sur Mr Pick !! )

Il y a diverses facilités qui sont assez attractives: le livre qui parle des livres, la jolie couverture avec une armoire bretonne qui s'ouvre sur une pile de livres, et tout ces petits papotis-papotas qui donnent l'impression de rentrer dans le saint du saint du monde de l'édition qui sont flatteurs sans doute pour certains. Jusqu'à la scène de l'émission avec François Busnel (même si elle est d'une banalité achevée)
Mais on a vraiment trop l'impression que Foenkinos est une machine à créer des jolies formules et à prêcher de jolis sentiments.

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Re: David Foenkinos

Message par Bédoulène le Mar 10 Jan - 13:57

ça ne rallongera pas ma PAL

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Re: David Foenkinos

Message par topocl le Mar 10 Jan - 15:53

Il y avait eu beaucoup de bons avis sur Charlotte, et le sujet devait empêcher cette superficialité. Quelqu'un l'a lu?

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Re: David Foenkinos

Message par églantine le Mar 10 Jan - 17:52

Je suis allergique à Foenkinos depuis qu'une "bonne copine" m'avait offert La délicatesse en me disant tu vas adooorer ! La même bonne copine qui m'avait offert L'élégance du hérisson accompagné de la même phrase . J'ai détesté les deux .
Euh , je ne suis guère étonnée de ton commentaire Miss Topocl . Razz

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Et, de nouveau, elle se sentit seule en présence de sa vieille antagoniste, la vie.
La promenade au phare . Virginia Woolf .
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Re: David Foenkinos

Message par topocl le Mer 11 Jan - 7:38

Moi non plus !

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Re: David Foenkinos

Message par Ouliposuccion le Dim 26 Fév - 11:37

Les souvenirs



«Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là.» David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l'amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d'une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un art maîtrisé des formules singulières ou poétiques.

Une ode à la vie, aux réminiscences qui font un présent ; une lente méditation qui esquisse avec dignité la mort, la vieillesse, les regrets et les silences.
Les souvenirs font une vie, celle-ci cesse lorsque ceux-là ne sont plus, pourtant certains manquent et entraînent un poids, celui  de tout ce qu’on n’a jamais su dire.
Victor Hugo disait  « Comme le souvenir est voisin du remords »
Foenkinos évoque cette existence, la nôtre, photographiant l’éclat d’une jeunesse qui ternit avec le temps, se faisant miroir de la destinée.
Il considère les âmes vieilles à leurs heures de gloire lointaine et s’interroge sur notre société apte à la souffrance face au déclin tout en étant parallèlement si éloignée d’elles  à la seconde où elles deviennent une charge trop lourde.
Désorienté entre  la fuite pour un oubli et une présence pour ne pas oublier, ce livre est une douce mélancolie du souvenir menant parfois à la nostalgie, un genre de blues qui finit par s’effacer face à la beauté des ressentis,  des lignes pudiques de Foenkinos .

« La plupart de ceux que j'ai croisés dans la maison de retraite voulaient mourir. Ils ne disent pas mourir d'ailleurs, ils disent « partir ». Et aussi : « en finir », pour souligner davantage le calvaire. Car la vie ne finit parfois jamais, c'est le sentiment qu'ils ont. On parle souvent de la peur de la mort, et c'est étrange comme j'ai vu autre chose. Je n'ai vu que l'attente de la mort. J'ai vu la peur qu'elle ne vienne pas. »

« Mon grand-père m'a dit avant de mourir : « Reste encore un peu. » Il était mourant, il n’y avait plus de discussion à avoir, et pourtant il a exprimé le désir de ma présence. Alors pourquoi étais-je en train d'abandonner ma grand-mère ? Plus tard cela deviendrai une obsession. Cette question de la grande vieillesse. Que veulent les vieux ? Ils s'isolent lentement, sur ce chemin qui les conduits à la blancheur. Tout ce qui fait matière des conversations disparaît. Et on est là, comme des veilleurs de chagrin. »  
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Re: David Foenkinos

Message par Ouliposuccion le Dim 26 Fév - 11:45

Charlotte



Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : "C'est toute ma vie." Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Si David Foenkinos a toujours été hanté et fasciné par cette femme, allant jusqu'à rechercher la moindre parcelle de sa vie pour mieux la saisir, si elle a influencé la sienne, alors ce livre ne pouvait être que profondément onirique.
Écrit sous forme de vers et de phrases courtes, toute l'étendue de l'émotion qui jaillit de ces pages se ressent, caresse le lecteur.
C'est un goutte à goutte de mots qui se diffuse et fait corps avec ce manteau pudique d'adoration qui cache la nudité d'une pensée qui aurait pu être trop inquisitrice, c'est le silence des mots qui circule et nous inonde jusqu'à nous envahir le cœur.
D'un destin tragique naît la beauté d'un témoignage, sans faux pas, il visite des abysses sans s'effondrer dans la noirceur oppressante d'un sujet glissant.
D'une obsession qu'il peine à retranscrire, Foenkinos nous livre la maturation de son travail, ses difficultés à s'approcher à proximité de son égérie et c'est avec soulagement et admiration que je salue cet aboutissement qui m'a permis de poser mes yeux sur un livre raffiné dans lequel je me suis lovée.
Exquis.

Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination.
On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations.
Errant sans tête dans l'espace du trouble.
Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion.

Pendant des années, j'ai pris des notes.
J'ai parcouru son œuvre sans cesse.
J'ai cité ou évoqué Charlotte dans plusieurs de mes romans.
J'ai tenté d'écrire ce livre tant de fois.
Mais, comment?
Devais-je être présent?
Devais-je romancer son histoire?
Quelle forme mon obsession devait-elle prendre?
Je commençais, j'essayais, puis j'abandonnais.
Je n'arrivais pas à écrire deux phrases de suite.
Je me sentais à l'arrêt à chaque point.
Impossible d'avancer.
C'était une sensation physique, une oppression.
J'éprouvais la nécessité d'aller à la ligne pour respirer.

Alors, j'ai compris qu'il fallait l'écrire ainsi.


mots-clés : #biographie #creationartistique
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Re: David Foenkinos

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