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Tzvetan Todorov

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Message par Tristram Ven 29 Sep - 11:06

Tzvetan Todorov
(1939 – 2017)

Tzvetan Todorov Tzveta10

Tzvetan Todorov, né le 1er mars 1939 à Sofia et mort le 7 février 2017 à Paris, est un critique littéraire, sémiologue, historien des idées et essayiste français d'origine bulgare.
Il se rend à Paris en 1963 et devient docteur en psychologie en 1966. Il acquiert la nationalité française en 1973.
Il entre au CNRS en 1968, où il fait l'ensemble de sa carrière. Initialement théoricien de la littérature, il se consacre dès les années 1980 à l’histoire des idées, aux problèmes de la mémoire et au rapport à l’autre dans des cadres historiques aussi divers que la conquête du Mexique ou les camps de concentration totalitaires.
Tzvetan Todorov est d'abord remarqué pour sa traduction des formalistes russes (1965), qui a largement contribué à la diffusion de la poétique contemporaine. Son essai Littérature et signification a fait de lui un des pionniers de la renaissance de la rhétorique.
Des années 1960 jusqu’à la fin des années 1970, Todorov joue un rôle prépondérant dans la théorie littéraire, en portant ce qu'il nomme une poétique, fondée sur la narratologie, la sémiologie et la linguistique.
Les réflexions postérieures de Todorov portent principalement sur l'altérité et notamment sur la question du « nous » et des « autres » dans les discussions des humanistes en Europe lors de la découverte du Nouveau Monde, pendant le processus de colonisation ou au cours du XXe siècle, ainsi que sur la question de la mémoire.
Défenseur indépendant de la démocratie, dans un recueil d’essais paru en 2009, La Signature humaine, il dit son attachement à la voie médiane de la démocratie libérale, qu’il faut selon lui critiquer « au nom de l’idéal démocratique lui-même ».
Son analyse de la vie commune s'inscrit dans une démarche à la fois anthropologique et historique. Ses recherches sur l'histoire de l'humanisme mettent en valeur les œuvres de Jean-Jacques Rousseau, Montesquieu, Montaigne, Benjamin Constant et Jacques Cazotte.
Faisant écho à sa propre biographie (un père attaché à la culture russe, une enfance vécue dans la Bulgarie communiste de l'après Seconde Guerre mondiale), son ultime essai, Le Triomphe de l'artiste – La révolution et les artistes. Russie : 1917-1941, publié juste après sa mort, évoque la lutte des artistes soviétiques contre le pouvoir stalinien, en s'attachant particulièrement aux cas du peintre Kasimir Malevitch et de l'écrivain Ievgueni Zamiatine, figures exemplaires d'un art se voulant autonome, libéré de toute contrainte idéologique.
Lors de la session 2003 du concours d'entrée à l'École normale supérieure, le sujet de l'épreuve commune de composition française fut une citation extraite de la Critique de la critique (1984) de Tzvetan Todorov, que voici :
« [On nous a] répété à qui mieux mieux que la littérature était un langage qui trouvait sa fin en lui-même. Il est temps d'en venir (d'en revenir) aux évidences qu'on n'aurait pas dû oublier : la littérature a trait à l'existence humaine, c'est un discours, tant pis pour ceux qui ont peur des grands mots, orienté vers la vérité et la morale. »
En 2020, le sujet de composition française du concours général des lycées fut une citation de La Littérature en péril (2007) :
« Ce que les romans nous donnent est, non un nouveau savoir, mais une nouvelle capacité de communication avec des êtres différents de nous ; en ce sens, ils participent plus de la morale que de la science. L’horizon ultime de cette expérience n’est pas la vérité mais l’amour, forme suprême du rapport humain. »

Ouvrages :
Théorie de la littérature, textes des formalistes russes, Paris, Le Seuil, 1965.
Littérature et Signification, Paris, Larousse, 1967.
Grammaire du "Décaméron", Paris, Mouton, 1969.
Introduction à la littérature fantastique, Paris, Le Seuil, 1970.
Poétique de la prose, Paris, Le Seuil, 1971.
Qu’est-ce que le structuralisme ? Poétique, Paris, Le Seuil, 1977.
Théories du symbole, Paris, Le Seuil, 1977.
Symbolisme et Interprétation, Paris, Le Seuil, 1978.
Les Genres du discours, Paris, Le Seuil, 1978.
Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage, avec Oswald Ducrot, Paris, Le Seuil, 1979.
Mikhaïl Bakhtine, le principe dialogique, Paris, Le Seuil, 1981.
La Conquête de l'Amérique : la question de l'autre, Paris, Le Seuil, 1982.
Récits aztèques de la conquête, avec Georges Baudot, Paris, Le Seuil, 1983.
Critique de la critique, Paris, Le Seuil, 1984.
Frêle Bonheur : essai sur Rousseau, Paris, Hachette, 1985.
La Notion de littérature et autres essais, Paris, Le Seuil, 1987.
Nous et les autres, Paris, Le Seuil, 1989.
Face à l’extrême, Paris, Le Seuil, 1991.
Les Morales de l’histoire, Paris, Grasset, 1991.
Éloge du quotidien : essai sur la peinture hollandaise du XVIIe siècle, Paris, Adam Biro, 1993.
Une tragédie française, été 1944 : scènes de guerre civile, Paris Le Seuil, 1994.
La Vie commune : essai d'anthropologie générale, Paris, Le Seuil, 1995.
L’Homme dépaysé, Paris, Le Seuil, 1996.
Benjamin Constant : la passion démocratique, Paris, Hachette littératures, 1997.
Le Jardin imparfait : la pensée humaniste en France, Paris, Grasset, 1998.
La Fragilité du bien : le sauvetage des juifs bulgares, Paris, Le Grand Livre du mois, 1999.
Textes réunis et commentés par Tzvetan Todorov ; traduction du bulgare par Marie Vrinat et Irène Kristeva.
Éloge de l’individu : essai sur la peinture flamande de la Renaissance, Paris, Adam Biro, 2000.
Mémoire du mal, tentation du bien, Paris, Robert Laffont, 2000.
Devoirs et Délices : une vie de passeur (entretiens avec Catherine Portevin), Paris, Le Seuil, 2002.
Le Nouveau Désordre mondial : réflexions d’un Européen, Paris, Robert Laffont, 2003.
Les Abus de la mémoire, Paris, Arléa, 2004.
Les Aventuriers de l'absolu, Paris, Robert Laffont, 2006.
L'Esprit des Lumières, Paris, Robert Laffont, 2006.
La Littérature en péril, Paris, Flammarion, 2007.
Todorov évoque son passé, personnel et intellectuel.
L'Art ou la Vie ! : le cas Rembrandt, Paris, Biro éditeur, 2008.
Un humanismo bien temperado (conversación con Ger Groot) en Adelante, ¡contradígame!, Madrid, Ediciones Sequitur, 2008.
La Peur des barbares : au-delà du choc des civilisations, Paris, Robert Laffont, 2008.
La Signature humaine : essais 1983-2008, Paris, Le Seuil, 2009.
L'Expérience totalitaire : la signature humaine, Paris, Le Seuil, 2010.
Georges Jeanclos, Galerie Capazza et Biro & Cohen éditeurs, 2011.
Goya à l'ombre des Lumières, Paris, Flammarion, 2011.
Les Ennemis intimes de la démocratie, Paris, Robert Laffont - Versilio, 2012.
La peinture des Lumières. De Watteau à Goya., Paris, Le Seuil - Beaux Livres, 2014.
Insoumis, Paris, Robert Laffont - Versilio, 201513.
Le Triomphe de l'artiste. La révolution et les artistes. Russie : 1917-1941, Paris, Flammarion, 2017.
La tentation du Bien est beaucoup plus dangereuse que celle du Mal, avec Boris Cyrulnik, éditions de l'Aube, 2017.

(Wikipédia)

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Tristram Ven 29 Sep - 11:25

La conquête de l'Amérique - La question de l'autre

Tzvetan Todorov La_con11

Exergue :
« Le capitaine Alonso Lopez de Avila s'était emparé pendant la guerre d'une jeune Indienne, une femme belle et gracieuse. Elle avait promis à son mari craignant qu'on ne le tuât à la guerre de n'appartenir à aucun autre que lui, et ainsi nulle persuasion ne put l'empêcher de quitter la vie plutôt que de se laisser flétrir par un autre homme ; c'est pourquoi on la livra aux chiens.
Diego de Landa, Relation des choses de Yucatan, 32
Je dédie ce livre à la mémoire
d'une femme maya
dévorée par les chiens
. »
I Découvrir :
« Je veux parler de la découverte que le je fait de l'autre. »
Et tout particulièrement de la (non-)rencontre de Colon et des Indiens. Le premier est essentiellement finaliste, et découvre surtout ce qu’il s’attendait à découvrir.
« Les arbres sont les vraies sirènes de Colon. Devant eux, il oublie ses interprétations et sa recherche du profit, pour réitérer inlassablement ce qui ne sert à rien, ne conduit à rien, et qui donc ne peut être que répété : la beauté. « Il s'arrêtait plus qu'il ne voulait par le désir qu'il avait de voir et la délectation qu'il goûtait à regarder la beauté et la fraîcheur de ces terres n'importe où il entrait » (27.11.1492). Peut-être retrouve-t-il par là un mobile qui a animé tous les grands voyageurs, que ce soit à leur insu ou non.
L'observation attentive de la nature conduit donc dans trois directions différentes : à l'interprétation purement pragmatique et efficace, lorsqu'il s'agit d'affaires de navigation ; à l'interprétation finaliste, où les signes confirment les croyances et espoirs qu'on a, pour toute autre matière ; enfin à ce refus de l'interprétation qu'est l'admiration intransitive, la soumission absolue à la beauté, où l'on aime un arbre parce qu'il est beau, parce qu'il est, non parce qu'on pourrait s'en servir comme mât d'un bateau ou parce que sa présence promet des richesses. »

« L'attitude de Colon à l'égard des Indiens repose sur la perception qu'il en a. On pourrait en distinguer deux composantes, qu'on retrouvera au siècle suivant et, pratiquement, jusqu'à nos jours chez tout colonisateur dans son rapport au colonisé ; ces deux attitudes, on les avait déjà observées en germe dans le rapport de Colon à la langue de l'autre. Ou bien il pense les Indiens (sans pour autant se servir de ces termes) comme des êtres humains à part entière, ayant les mêmes droits que lui ; mais alors il les voit non seulement égaux mais aussi identiques, et ce comportement aboutit à l'assimilationnisme, à la projection de ses propres valeurs sur les autres. Ou bien il part de la différence ; mais celle-ci est immédiatement traduite en termes de supériorité et d'infériorité (dans son cas, évidemment, ce sont les Indiens qui sont inférieurs) : on refuse l'existence d'une substance humaine réellement autre, qui puisse ne pas être un simple état imparfait de soi. Ces deux figures élémentaires de l'expérience de l'altérité reposent toutes deux sur l'égocentrisme, sur l'identification de ses valeurs propres avec les valeurs en général, de son je avec l'univers ; sur la conviction que le monde est un. »

« C'est ainsi que par des glissements progressifs, Colon passera de l'assimilationnisme, qui impliquait une égalité de principe, à l'idéologie esclavagiste, et donc à l'affirmation de l'infériorité des Indiens. »
(Et Colon organisa effectivement une traite des Indiens, d’abord vus comme « bons sauvages », avec l’Espagne.)
« L'année 1492 symbolise déjà, dans l'histoire d'Espagne, ce double mouvement : en cette même année le pays répudie son Autre intérieur en remportant la victoire sur les Maures dans l'ultime bataille de Grenade et en forçant les juifs à quitter son territoire ; et il découvre l'Autre extérieur, toute cette Amérique qui deviendra latine. »
II Conquérir :
C’est celle du Mexique par Cortés, malgré un rapport numérique très déséquilibré des troupes. Todorov rappelle que les Aztèques étaient eux-mêmes de cruels conquérants, installés depuis relativement peu de temps.
Les Aztèques interprétaient les signes (prophéties des prêtres-devins) d’un monde surdéterminé dans une société fortement hiérarchisée, régie par l’ordre, avec « prééminence du social sur l'individuel ».
« Pris ensemble, ces récits, issus de populations fort éloignées les unes des autres, frappent par leur uniformité : l'arrivée des Espagnols est toujours précédée de présages, leur victoire est toujours annoncée comme certaine. »

« La première réaction, spontanée, à l'égard de l'étranger est de l'imaginer inférieur, puisque différent de nous : ce n'est même pas un homme, ou s'il l'est, c'est un barbare inférieur ; s'il ne parle pas notre langue, c'est qu'il n'en parle aucune, il ne sait pas parler, comme le pensait encore Colon. »

« Le chef de l'État lui-même est appelé tlatoani, ce qui veut dire, littéralement, « celui qui possède la parole » (un peu à la manière de notre « dictateur »), et la périphrase qui désigne le sage est « le possesseur de l'encre rouge et de l'encre noire », c'est-à-dire celui qui sait peindre et interpréter les manuscrits pictographiques. »
Les tergiversations de Moctezuma reflètent son désarroi devant une situation inédite, inattendue dans une société régie par le passé au sein d’un « temps cyclique, répétitif ».
Cortès, en vrai Machiavel, sait s’adapter et improviser, et manipule les Aztèques selon leurs croyances (mythe de Quetzalcoalt, etc.)
« …] l'intransigeance a toujours vaincu la tolérance. »
III Aimer :
« Si le mot génocide s'est jamais appliqué avec précision à un cas, c'est bien à celui-là. C'est un record, me semble-t-il, non seulement en termes relatifs (une destruction de l'ordre de 90 % et plus), mais aussi absolus, puisqu'on parle d'une diminution de la population estimée à 70 millions d'êtres humains. »
Pour s’enrichir rapidement, les conquistadors se laissent aller à toutes les cruautés ; ils massacrent sans compter, là où les Aztèques sacrifiaient.
« Le massacre, en revanche, révèle la faiblesse de ce même tissu social, la désuétude des principes moraux qui assuraient la cohésion du groupe ; du coup, il est accompli de préférence au loin, là où la loi a du mal à se faire respecter : pour les Espagnols, en Amérique, ou à la rigueur en Italie. Le massacre est donc intimement lié aux guerres coloniales, menées loin de la métropole. Plus les massacrés sont lointains et étrangers, mieux cela vaut : on les extermine sans remords, en les assimilant plus ou moins aux bêtes. L'identité individuelle du massacré est, par définition, non pertinente (sinon ce serait un meurtre) : on n'a ni le temps ni la curiosité de savoir qui on tue à ce moment. »
Des justifications de la guerre et de l’esclavage sont progressivement élaborées, les premières confinant au ridicule (comme le Requerimiento), jusqu’à la conférence de Valladolid, qui oppose la conception hiérarchique de Sepulveda et la conception égalitariste de Las Casas (Aristote versus le Christ). Mais le principe d’égalité chez Las Casas nie la différence :
« Le postulat d'égalité entraîne l'affirmation d'identité, et la seconde grande figure de l'altérité, même si elle est incontestablement plus aimable, nous conduit vers une connaissance de l'autre encore moindre que la première. »
Et le but reste la conversion à la « vraie foi » – et la soumission à la couronne espagnole : attitude colonialiste.

IV Connaître :
Cabeza de Vaca (ses « relations » forment un témoignage extraordinaire) constitue un bel exemple d’identification (relative). Le dominicain Diego Duran, farouche adversaire du syncrétisme religieux, étudie la religion aztèque, et forme involontairement un métissage culturel. Le franciscain Bernardino de Sahagun, enseignant et écrivain, outre son travail de prosélyte, a « le désir de connaître et de préserver la culture nahuatl ».

Épilogue :
Pour Todorov, « la connaissance de soi passe par celle de l'autre » (ethnologie) ; égalité et respect des différences doivent s’équilibrer.
« Le langage n'existe que par l'autre, non pas seulement parce qu'on s'adresse toujours à quelqu'un, mais aussi dans la mesure où il permet d'évoquer le tiers absent ; à la différence des animaux, les hommes connaissent la citation. »

\Mots-clés : #amérindiens #colonisation #esclavage #essai #genocide #historique #religion #spiritualité #traditions #violence #voyage

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Message par Bédoulène Ven 29 Sep - 11:30

merci Tristram, un exergue dramatique ; les 2 extraits dans la bio me semblent justes.

je vais noter

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