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René Daumal

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humour - René Daumal Empty René Daumal

Message par ArenSor Mar 27 Mar - 10:37

René Daumal
(1908-1944)

humour - René Daumal Photo_12

Très tôt engagé dans des expériences littéraires novatrices, René Daumal crée avec trois amis, à Reims, le groupe des « Phrères simplistes », notamment inspiré de Alfred Jarry, Arthur Rimbaud et des surréalistes. Il s’agit de Roger Vailland, Roger Gilbert-Lecomte et Robert Meyrat. Bons élèves au lycée, ils cherchent comme Rimbaud « le dérèglement de tous les sens » (drogue, roulette russe même), dans un esprit de découverte. Autour de 1924, Daumal connaît une expérience unique qu'il qualifiera de « déterminante », en utilisant le tétrachlorométhane dont il se sert pour tuer les coléoptères qu'il collectionne. Il a l’intuition qu’il pourra rencontrer un autre monde en se plongeant volontairement dans des intoxications proches d'états comateux.
Pensionnaire au lycée Henri-IV à Paris de dix-sept à dix-neuf ans, il y est l'élève d’Alain et y rencontre la future philosophe Simone Weil, avec laquelle il aura des échanges au sujet du sanskrit. En effet, « Re-Né » s’intéresse aux textes sacrés de l’Inde, et a décidé d’apprendre le sanskrit, composant une grammaire de la langue.

À Paris, avec Roger-Gilbert Lecomte, Roger Vailland et le peintre Josef Sima, il fonde la revue Le Grand Jeu, qui connaîtra trois numéros de 1928 à 1930. On y rencontre également Hendrik Cramer, mari de Véra Milanova qui épouse René Daumal en 1940.
En 1930, René Daumal fait la connaissance d’Alexandre de Salzmann, disciple de Gurdjieff. Il se sent alors conforté dans un certain nombre de ses opinions : il décide de rompre avec sa vie littéraire et de se lancer dans des formes de vie différente qu'il qualifie de « métaphysique expérimentale ». En 1932-1933 il accompagne le danseur Uday Shankar dans une tournée aux États-Unis.
Cette période est relatée dans La Grande Beuverie, premier travail littéraire de Daumal.  

Revenu à Paris, René Daumal vit dans des conditions matérielles très difficiles. Il écrit quelques traductions de l’anglais et du sanskrit, des articles pour la NRF, et une abondante correspondance. Il rédige le texte Poésie noire, poésie blanche, où il explicite les fondements de ce qu'il voit comme « expérience poétique véritable ». En 1934/35 il tient la chronique de la pataphysique du mois dans la Nouvelle Revue française. Il peut être vu comme un maillon entre l'auteur d'Ubu roi et les pataphysiciens constitués en corps.
Quasiment sans domicile fixe, il se déplace d’un endroit à un autre avec Véra Milanova. Il rencontre Philippe Lavastine et, par son intermédiaire (il travaille chez l'éditeur Denoël), l’écrivain Luc Dietrich et son ami Lanza del Vasto.

Ayant pris connaissance de sa maladie, une tuberculose déjà avancée, René Daumal séjourne le plus possible en montagne, dans les Pyrénées mais surtout dans les Alpes, sur le plateau d'Assy. La guerre est une période difficile, sa femme Véra étant juive. Miné par la maladie, il meurt à l’âge de 36 ans.
(d’après Wikipedia)

Œuvres :

• 1936 : Le Contre-Ciel, Cahiers Jacques Doucet. Réédité chez Gallimard avec Poésie noire, poésie blanche.
• 1938 : La Grande Beuverie.
• 1952 : Le Mont Analogue, récit véridique,
• 1970 : Tu t'es toujours trompé, Mercure de France, Paris.
• 1970 : Bharata, l’origine du théâtre. La Poésie et la Musique en Inde, rééd. 2009.
• 1972 : Essais et Notes, tome 1 : L'Évidence absurde.
• 1972 : Essais et Notes, tome 2 : Les Pouvoirs de la Parole.
• 1978 : Mugle, Fata Morgana, Montpellier.
• 1981 : René Daumal ou le retour à soi, L'Originel, Paris. Contient La Soie.
• 1985 : La Langue sanskrite, Ganésha.
• 1996 : Fragments inédits (1932-33). Première étape vers la Grande beuverie, Éditions Éoliennes.
• 1992 : Correspondance, tome 1 : 1915-1928.
• 1993 : Correspondance, tome 2 : 1929-1932.
• 1996 : Correspondance, tome 3 : 1933-1944.
• 1994 : Je ne parle jamais pour ne rien dire. Lettres à A. Harfaux, Le nyctalope.
• 2004 : Chroniques cinématographiques (1934). Aujourd'hui, Au signe de la licorne.
• 2008 : Correspondance avec les Cahiers du Sud, Au Signe de la Licorne.
• 2014 : (Se dégager du scorpion imposé). Poésies et notes inédites, 1924-28, Éditions Éoliennes.
• 2016 : Ecrits pataphysiques , Au Signe de la Licorne
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Message par ArenSor Mar 27 Mar - 10:43

Le Mont analogue
Roman d’aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques

humour - René Daumal Mont_a10

Le sous-titre dit beaucoup. Il s’agit donc d’alpinisme, d’aventures, de théories pataphysico-scientifiques, de recherche spirituelle, voire mystique. Mélanger le tout et vous obtenez Le Mont Analogue.

Plantons le décor :
Le narrateur, analysant d’anciennes mythologies, pose l’hypothèse de l’existence dans le monde d’une montagne gigantesque, encore inconnue, unissant la Terre et le Ciel, c’est le fameux mont Analogue .
Il est pris au mot par un certain Sogol (anagramme révélateur), alpiniste, ancien moine, mathématicien, inventeurs d’inventions absurdes et inutiles.

J’inventais aussitôt des appareils  ahurissants : un stylo qui bavait ou éclaboussait tous les cinq ou dix minutes, à l’usage des écrivains qui ont la plume trop facile…

Pas facile de rendre visite à l’appartement de Sobol, il faut y monter et y descendre en rappel.
Les deux compères décident de réunir une équipe de choc, tous fondus d’alpinisme mais possédant d’autres talents,  pour aller à la découverte du mont Analogue. Le passage ci-dessous se ressent d’un sentiment antiallemand (nous sommes pendant la guerre !) :

Bien qu’italien d’origine, il appartenait à une école d’alpinisme que l’on pourrait –grosso modo- appeler « l’école allemande ». On pourrait ainsi résumer la méthode de cette école : on attaque la face la plus abrupte de la montagne, par le couloir le plus pourri et le plus mitraillé par les chutes de pierre, et l’on monte vers le sommet tout droit, sans se permettre de chercher des détours plus commodes à gauche ou à droite ; en général on se fait tuer, mais, un jour ou l’autre, une cordée nationale arrive vivante à la cime.

Après de multiples calculs mathématiques, Sobol arrive à la conclusion que le mont Analogue n’a pas encore été découvert car caché dans une courbure de l’espace-temps (les théories d’Einstein sont assez récentes !). Il le situe assez précisément grâce au calcul de la répartition des masses et possède une théorie toute particulière pour y accéder.

Après une longue navigation, l’expédition aborde aux rivages du mont Analogue et découvrent un pays bien étrange… Un premier camp de base et établie mais en pénétrant plus loin… le roman s’arrête là en raison de la maladie et de la mort de l’auteur

La nuit se tassait encore autour de nous, au bas des sapins dont les cimes traçaient leur haute écriture sur le ciel déjà de perle ; puis, bas entre les troncs, des rougeurs s’allumèrent, et plusieurs d’entre nous virent s’ouvrir au ciel le bleu délavé des yeux de leurs grand-mères.

« Le Mont Analogue » est un ouvrage hétéroclite, à la fois potache, récit d’aventures, fable pré-écologique et apprentissage spirituel.

Encore faut-il que cette brave Physique mette en œuvre toute sa vieille astuce bretonne pour réunir sur ma table les éléments d’un repas ou n’entrent ni sulfate de baryte, ni gélatine, ni acide borique, ni acide sulfureux, ni aldéhyde formique, ni autres drogues de l’industrie alimentaire contemporaine. Un bon pot au feu vaut tout de même mieux qu’une philosophie menteuse.

Bien sûr, gravir le mont est se débarrasser de la technologie (les protagonistes abandonnent rapidement tout l’appareillage scientifique et technologique apporté), revenir vers la nature, retrouver des modes de pensées et des relations plus authentiques.

Le mont Analogue, c’est un peu un retour vers le Paradis perdu.
Pas étonnant que le livre ait connu un franc succès dans les années 60-70 avec le phénomène hippie et autres mouvements de nature semblable. A. Jororowsky s’est inspiré du livre pour le film « La Montagne sacrée » (pas vu).

Il faut tout de même souligner que le roman de Daumal souffre beaucoup de son inachèvement.  Je suis persuadé que l’auteur serait revenu sur certaines incohérences et maladresses. « Le Mont Analogue » aurait  été peut-être un grand livre. Nous nous consolerons en lisant aujourd’hui un « work in progress »…

Je termine par une citation plaisante :

L’expression satisfaite du docteur Beaver, chaque fois qu’il mangeait du hareng, me rendait hargneux. »

C’est un livre pour nos montagnards, églantine et Aventin  Very Happy


mots-clés : #alpinisme #aventure #nature
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Message par Tristram Mar 27 Mar - 13:46

Bien qu'ayant lu des ouvrages de Luc Dietrich et Lanza del Vasto, ainsi que de Jodorowsky, dont j'ai vu La Montagne sacrée, ce Mont Analogue demeure dans ma PAL (depuis quelques décennies) : je l'ai fait remonter...

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Message par Bédoulène Mar 27 Mar - 15:28

partager une LC avec Coli et Shanidar (mon plaisir) car pour ce qui est du livre, même si j'ai apprécié je reprends ce que je disais : (Mes connaissances ne sont pas assez étendues (à mon époque le chemin le plus court d'un point à l'autre était toujours la ligne droite Smile ) mais lecture agréable cependant.

"je vois ce voyage et cette ascension du Mont comme une ré-initiation de l'homme, retrouver l'essentiel, se dépouiller, pour accéder à un état supérieur. "

Spoiler:

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Message par Invité Sam 26 Jan - 11:18

Je suis en train de lire le recueil NRF poésie, Les poètes du Grand Jeu, et c'est assez essentiel pour comprendre le projet de Daumal et ses comparses. En dignes héritiers de Rimbaud, ils veulent se faire voyants, et de Jarry et sa pataphysique.

Daumal tire une grande inspiration dans les Védas, et la spiritualité indienne.
Un texte que je trouve primordial pour comprendre cela, est Libérté sans espoir. Sur la quête du renoncement, la recherche de la Vérité. Bien sûr, il vaut mieux être familier de ces questions.
A noter, que les poètes du Grand Jeu s'opposaient aux surréalistes.

Le texte en question ci-dessous.
Spoiler:

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Message par Invité Dim 27 Jan - 18:32

Le prophète

L'enfant qui parlait au nom du soleil
allait par les rues du village mort,
les rats couraient vers ses pieds nus
lorsqu'il s'arrêtait aux carrefours.

L'enfant appela d'une voix pleine de galères,
de voiles blanches et de poissons volants,
et les hommes changés en pierre
s'éveillèrent en grinçant

C'était l'aube annoncée par les flèches sifflantes
des joyeux archers du voisinage,
les hommes venaient, chacun portant sa nuit
comme on porte une ombrelle.

Ils s'accroupirent autour de l'enfant,
et leurs gros yeux rouges riaient,
et leurs larges bouches crachaient
du sable à travers les dents.

L'enfant qui parlait au nom du soleil
dit: «N'écoutez plus le chant du coq stupide»,
et les hommes aux longues lèvres se tapaient
le derrière sur les pavés.

L'enfant dit: «Vous riez, vous riez,
mais lorsque vous vous éveillerez
avec du sang plein les oreilles,
alors, vous ne rirez plus. »

Sa tête tomba, écrasante et chaude
sur l'épaule d'une jeune femme ;
elle crut qu'il voulait l'embrasser
et se mit à rire d'effroi.

«Vous riez, vous riez, lui dit-il,
— et les vieux montraient leurs crocs jaunes —
votre rire n'est pas l'aumône
que réclame la Gueule céleste.

Il lui faut vos nourrissons,
vos nez fraîchement coupés,
Il lui faut une moisson
d'orteils pour son souper.

Elle rit, elle rit, la grande Gueule,
elle brille, elle grésille,
vous riez, vous riez, épouvantable aïeule,
mais bientôt, grand-mère, vos fils et vos filles
ne riront plus, ne riront plus.
Vous riez sous vos parasols de nuit,
ils vont craquer, ils vont craquer,
entendez rire la grande Gueule,
car bientôt vous ne rirez plus.

J'adore ces deux vers :

les hommes venaient, chacun portant sa nuit
comme on porte une ombrelle.

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Message par Bédoulène Dim 27 Jan - 20:20

effectivement Arturo c'est une belle image !

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Message par Tristram Jeu 18 Aoû - 13:03

Le Mont Analogue − roman d'aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques

humour - René Daumal Le_mon12

Théodore, le narrateur est l’auteur d’une « fantaisie littéraire » parue dans la Revue des Fossiles, un article de spéculation sur « la signification symbolique de la montagne dans les anciennes mythologies », qui a été pris au sérieux par le père Pierre Sogol, un étonnant professeur d'alpinisme, mais aussi chercheur dans les sciences les plus diverses, « un Mirandole du XXe siècle ».
« "Pour qu'une montagne puisse jouer le rôle de Mont Analogue, concluais-je, il faut que son sommet soit inaccessible, mais sa base accessible aux êtres humains tels que la nature les a faits. Elle doit être unique et elle doit exister géographiquement. La porte de l'invisible doit être visible." »
Sogol détermine que cette montagne doit exister, qu’elle est invisible à cause d’une courbure de l'espace et qu’elle est située sur une île du Pacifique sud, en contrepoids de la masse continentale émergée et connue de la planète. Une expédition est décidée, avec huit membres (plus quatre hommes d’équipage), et Théodore devient le rédacteur de son journal lorsqu’ils parviennent au pied du Mont Analogue.
« Les explorateurs emportent en général avec eux, comme moyen d'échange avec d'éventuels "sauvages" et "indigènes", toute sorte de camelote et de pacotille, canifs, miroirs, articles de Paris, rebuts du concours Lépine, bretelles à poulies et fixe-chaussettes perfectionnés, colifichets, cretonnes, savonnettes, eau-de-vie, vieux fusils, munitions anodines, saccharine, képis, peignes, tabac, pipes, médailles et grands cordons, − et je ne parle pas des articles de piété. »
Ce continent "inconnu" est sous l’autorité de guides de haute montagne, et l’équivalent de l’étalon-or de la contrée est un cristal courbe, le péradam
Au fil du récit sont insérés des contes, comme Histoire des hommes-creux et de la Rose-amère
« Ils ne mangent que du vide, ils mangent la forme des cadavres, ils s'enivrent de mots vides, de toutes les paroles vides que nous autres nous prononçons. Certaines gens disent qu'ils furent toujours et seront toujours. D'autres disent qu'ils sont des morts. Et d'autres disent que chaque homme vivant a dans la montagne son homme-creux, comme l'épée a son fourreau, comme le pied a son empreinte, et qu'à la mort ils se rejoignent. »
… des mythes…
« Au commencement, la Sphère et le Tétraèdre étaient unis en une seule Forme impensable, inimaginable. Concentration et Expansion mystérieusement unies en une seule Volonté qui ne voulait que soi. »
… des descriptions de flore et faune locale…
« Parmi celles-ci, les plus curieuses sont un liseron arborescent, dont la puissance de germination et de croissance est telle qu'on l'emploie − comme une dynamite lente − pour disloquer les rochers en vue de travaux de terrassement ; le lycoperdon incendiaire, grosse vesse-de-loup qui éclate en projetant au loin ses spores mûres et, quelques heures après, par l'effet d'une intense fermentation, prend feu subitement ; le buisson parlant, assez rare, sorte de sensitive dont les fruits forment des caisses de résonance de figures diverses, capables de produire tous les sons de la voix humaine sous le frottement des feuilles, et qui répètent comme des perroquets les mots qu'on prononce dans leur voisinage ; l'iule-cerceau, myriapode de près de deux mètres de long, qui, se courbant en cercle, se plaît à rouler à toute vitesse du haut en bas des pentes d'éboulis ; le lézard-cyclope, ressemblant à un caméléon, mais avec un œil frontal bien ouvert, tandis que les deux autres sont atrophiés, animal entouré d'un grand respect malgré son air de vieil héraldiste ; et citons enfin, parmi d'autres, la chenille aéronaute, sorte de ver à soie qui, par beau temps, gonfle en quelques heures, des gaz légers produits dans son intestin, une bulle volumineuse qui l'emporte dans les airs ; elle ne parvient jamais à l'état adulte, et se reproduit tout bêtement par parthénogenèse larvale. »
… des considérations pseudo-ethnologiques, dialectiques, mathématiques, philosophiques, métaphysiques, ou plus générales :
« L'Animal, fermé à l'espace extérieur, se creuse et se ramifie intérieurement, poumons, intestins, pour recevoir la nourriture, se conserver et se perpétuer. La Plante, épanouie dans l'espace extérieur, se ramifie extérieurement pour pénétrer la nourriture, racines, feuillage. »
C’est donc une sorte de livre de science-fiction, entre Raymond Roussel et Jules Verne métissés de Poe, Vian et Jacques Abeille, et dans la lignée de Gestes et opinions du Dr Faustroll, pataphysicien (roman néo-scientifique), d'Alfred Jarry ; on pense même à Novalis !
On ne peut que déplorer que le récit reste inachevé, mais je pense aussi que d'autres histoires s’achèvent bien… platement, et que certaines gagnent à rester ouvertes.
À ce propos, l’allusion au titre du livre dans La Montagne de minuit de Jean-Marie Blas de Roblès faisait suite au dernier sourire de Bastien, à la vue d’une photo de mérou ; une allusion au mont Mérou des Hindous m’avait traversé l’esprit, mais je l’avais jugée trop capillotractée ! …
Car ce qui est prégnant dans ce livre, c'est surtout l'humour, même s'il est empreint d'alpinisme, de géométrie et de mysticisme, et que surtout il enflamme l'imagination.

\Mots-clés : #contemythe #humour #initiatique #lieu #spiritualité

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