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Jean-Claude Charles

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Message par topocl Ven 11 Nov - 20:23

Jean-Claude Charles
(1949 - 2008)


Jean-Claude Charles P2s-1910

Je mets Jean-Claude Charles dans les écrivains européens francophones, mais, s'il écrit en français et a vécu en France, il est né à Haîti. je laisse les modods résoudre ce dilemne infernal scratch

Jean-Claude Charles est né le 20 octobre 1949 à Port-au-Prince (Haïti). Il laisse son pays à l’âge de 21 ans pour s’inscrire à la faculté de médecine de Guadalajara (Mexique), mais il abandonne très tôt ses études pour rejoindre les États-Unis. C’est à Chicago d’abord et puis à New York où commence l’enracinerrance de cet auteur qui plus tard, dans son œuvre, se définira comme « nomade aux pieds poudrés » et « nègre errant ».

Après les États-Unis, il s’établit en France où il fait une licence en journalisme et techniques de l’information à l’École Supérieure de Journalisme de Strasbourg et une maîtrise à l’Université de Paris au Département d’Études en Sciences et Techniques de la Communication. Journaliste à Paris, Jean-Claude Charles collabore pendant longtemps au quotidien Le Monde avec des récits de voyage. Poète, romancier, scénariste, régisseur et auteur de documentaires pour la télévision (Antenne 2), il a également été producteur de séries pour la radio (France Culture). De 2003 à 2006, il tient une chronique dans Haiti Tribune.

« Homme de nulle part », Jean-Claude Charles partage son temps entre New York et Paris comme Ferdinand, le protagoniste de ses deux grands romans, Manhattan Blues et Ferdinand je suis à Paris.

Jean-Claude Charles meurt à Paris le 7 mai 2008. Pour célébrer sa vie et son œuvre, des personnalités et des amis se réunissent à Paris (le 14 mai à Saint-Denis et le 15 mai pour une cérémonie civile de crémation au cimetière Père Lachaise), à Port-au-Prince (pour la messe célébrée le 24 mai à l’église du Sacré-Cœur de Turgeau), le 31 mai à New York (soirée d’hommages à Manhattan) et le 22 juin à Brooklyn.
À partir de 2015, les éditions Mémoire d’encrier entreprennent la réédition de toute l’œuvre de Jean-Claude Charles.

Source éditeur

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Message par topocl Lun 14 Nov - 10:31

Manhattan Blues

Jean-Claude Charles Manhat10

Ferdinand est un bientôt quadragénaire haïtien qui vit à Paris.
Il vient souvent à New-York, il y a aimé Jenny, ils ne s’aiment plus. Mais ne s’aiment-ils vraiment plus ?

Il vient une fois de plus pour quelques jours dans sa ville fétiche veillée par les Twin Towers, pour travailler à un vague projet de film. Ferdinand se promène à pied ou en taxi, rencontre des gens, fréquente des fêtes, des expos ou des hôtels, aime Fran d’un coup de folie, observe et s’interroge…

Jean-Claude Charles raconte cette recherche mélancolique (désabusée?) de Ferdinand dans un éblouissant style très personnel,  tout à la fois vif, astucieux et tendre.

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Message par Tristram Lun 14 Nov - 10:39

Et tu as aimé ?

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Message par topocl Lun 14 Nov - 13:17

Oui, beaucoup. J'avais pensé que tu étais assez malin pour le lire entre les lignes.

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Message par Tristram Lun 14 Nov - 14:34

Ah ! Peut-être à tenter ?

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Message par topocl Lun 14 Nov - 16:04

Ben oui, je ne craindrais pas d'avoir ton avis Jean-Claude Charles 3064796832 - et d'être la source qui permet la diffusion de ce livre.

PS : quand je mets " éblouissant style très personnel, tout à la fois vif, astucieux et tendre.", tu peux t'autoriser à comprendre que j'ai aimé.




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Message par Tristram Lun 14 Nov - 16:14

OK, tu lis L'Univers de Haddad, et selon ton commentaire je cherche ce livre (moi aussi, je tends à diffuser).
NB, je zappe les phrases comme "éblouissant style très personnel, tout à la fois vif, astucieux et tendre", c'est même ce qui m'a fait abandonner la lecture des magazines people (féminins en l'occurrence).

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Message par topocl Lun 14 Nov - 16:27

Tristram a écrit:OK, tu lis L'Univers de Haddad, et selon ton commentaire je cherche ce livre (moi aussi, je tends à diffuser).
NB, je zappe les phrases comme "éblouissant style très personnel, tout à la fois vif, astucieux et tendre", c'est même ce qui m'a fait abandonner la lecture des magazines people (féminins en l'occurrence).
Ben je suis désolée, mais j'ai quelque chose de féminin.
Le style est très particulier, et j'ai pas mal réfléchi à trouver des mots qui le décrivent, tout en sachant que c’est impossible. Ce n'était pas une façon de remplir les lignes.

Je vais aller lire le fil d'Haddad, que j'avais zappé suite à plusieurs expériences désagréables.
Je verrai si je le lis, mais ça n'aura rien avoir avec un marché. Juste une envie ou un essai.
Maintenant, libre à toi!

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Message par Tristram Lun 14 Nov - 16:38

Ce que je voulais dire, c'est que les magazines people que je lisais étaient féminins (hors de question de lire des histoires de foot ou de gonzesses).
Mais j'ai compris : puisque tu refuses le marché, je vais essayer de trouver ce Blues...

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Message par Jack-Hubert Bukowski Lun 14 Nov - 22:48

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Message par Tristram Mer 30 Nov - 10:23

Manhattan Blues

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Revenu à New York pour essayer de faire monter son film et d'écrire, Ferdinand, le narrateur (et auteur ?) raconte son séjour avec une certaine mélancolie.
« Répétitions, par retours de mémoire, d’images, de sons, le présent vécu comme un songe. »
Il loge chez son ancienne compagne, Jenny, et rencontre Fran. Celle-ci est une traductrice du français qui vient de se séparer de Bill et se retrouve sans logement ni travail.
« Elle avait les yeux pers, les cheveux d’un noir de jais, taillés en brosse, et de loin on voyait les yeux. Elle les lançait dans le demi-jour comme on lance un cerf-volant. Avec cette force sans violence, d’avance accordée à la force et à la direction du vent, invisible mais ça se sent sur la peau des mains, sur le visage, sur tout le corps, le vent. Ça va vers le nord ou ça va vers le sud. Son regard, ça va doucement à hauteur d’homme, il suffit de jeter les yeux, alors elle les jette. Sur moi. »
Cela ne se passe pas aussi bien qu’il l’aurait voulu entre les deux femmes… Et surtout, le principe suivant ne fonctionne pas tout à fait :
« Rien de tel qu’une femme pour vous faire oublier une autre femme. »
Racisme :
« Le type qui n’aime pas voir un couple mixte, encore moins s’ils ont l’air heureux, c’est un regard plein de haine. […]
Le racisme d’un regard est le plus perfide qui soit, il ne parle pas, il ne frappe pas, il n’émet pas d’insultes audibles, il est là, son destinataire ne saurait s’y tromper. C’est une sensation qu’aucune personne non victime de discrimination ne peut connaître, parce que ça ne fait pas partie de son expérience du monde. Ça n’est prévu dans aucune analyse, ça n’est pas disséqué, il n’y a pas de loi et il est souhaitable qu’il n’y en ait pas contre ça. Il ne s’agit pas de paranoïa. D’habitude ou bien je ne fais pas attention, ou bien je m’en contrefiche.
J’imagine que des femmes ont pu ressentir cette chose innommable dans certaines circonstances. Ou des Arabes en France. Ou des Juifs. Ou n’importe qui susceptible d’être violé, lynché, tabassé, gazé. On ne peut jamais dire monsieur, madame, votre regard porte atteinte à. Il n’y a pas de code sûr en la matière. C’est une affaire de peau, si j’ose dire. Une affaire de tripes. Le regard d’un raciste saisi par les tripes. »

« Mais j’ai une sainte horreur des négrophiles. Qu’on m’aime ou me déteste en tant que Noir, ça me fout en rogne. Qu’on m’aime pour mon talent ou qu’on me déteste parce que je suis un con, d’accord. Pas de cadeau pour ma couleur. Ça cache généralement trop de choses inavouables. J’ai la malchance d’avoir grandi dans une idéologie de glorification de la race noire qui se compte en centaines de milliers de cadavres. Le premier qui profane la mémoire de ces cadavres en les retournant pour une vérification d’identité, je lui crache dans la gueule. »
Fran l’emmène à son corps défendant sur les lieux de son enfance, à Brooklyn, chez ses parents absents. Curieusement, les tours jumelles du World Trade Center sont toujours dans le panorama. Errances urbaines :
« Froid, sec, ensoleillé. Un temps à faire des détours inutiles. Nous faisons des détours inutiles. »
Les idéaux révolutionnaires de sa jeunesse persistent difficultueusement.
« Mike dit qu’il voit ses amis tomber un à un. Il faudrait encore croire au héros pour pouvoir résister. Nous ne croyons plus au héros. Les plus vicelards c’est encore les anciens camarades de campus. Ils ont encore à la bouche le discours de la libération plus ou moins actualisé. Ils ont accédé progressivement à des positions stratégiques. Ils ont les moyens de te baiser la gueule. La seule façon de ne pas avoir affaire à eux serait d’être eux.
Tu en baves. Tu regrettes les bons vieux réacs classiques. Là où les choses avaient l’avantage de la clarté. Les nouveaux sont plus méchants. Ils ont cette méchanceté décuplée par la honte d’avoir trahi. Ils consacrent une partie de leur temps à guetter le moindre de tes faux pas. Là où les vieilles peaux t’ignoraient les nouveaux te connaissent. C’est ton premier point faible. Le deuxième c’est que t’as beau te forcer t’as même pas envie d’être méchant. »
Fête chez Mike, un ami peintre :
« La jungle était peuplée. Toutes races, toutes classes, tous sexes confondus. Peuplée de rêveurs, de pêcheurs de lune, de singes hurleurs, tout une faune cosmopolite, frappée, qui baragouinait au moins deux langues en plus de la maternelle, qui était née du bon ou du mauvais côté du pouvoir et des barrières sociales et de toute façon s’en foutait, suicidaire ou accrochée comme des morpions à la vie, crispée sur des désirs élémentaires de bonheur, lucide ou aveugle sur les limites de l’Amérique, solidaire du Nicaragua révolutionnaire juste pour penser à côté de papa maman ou sachant à peine situer le Nicaragua sur une carte, jeunesse d’entre dix-sept et cinquante ans ou pas d’âge, naufragés de tous les rêves, rescapés de tous les cauchemars, mélangeurs de tout et de rien du tout, révolutionnaires sans cause et apolitiques redoutablement subversifs, innocents et coupables de rien, hommes lesbiens et femmes pédés, hétéromachos féministes et sectateurs du culte de la chasteté au service du travail, artistes sans œuvre et gymnastes du vertige, fossoyeurs d’un abîme à venir où je vois heureusement le tombeau d’une certaine Amérique, dans l’utopie provisoire de la fête chez Mike. »
Ferdinand et Fran s’aiment (au moins sexuellement) ; lui a décidé de retourner en France, elle décide d’y aller aussi ; Jenny et Bill les hantent ; au terme de ces quatre jours, chacun retournera à son ancien amour, pour le meilleur ou pour le pire.
Dans cette évocation de New York et des mœurs de ses jeunes habitants, Charles utilise divers registres, mais son humour gouailleur ne m’a pas trop séduit  :
« Je te f’rai un dessin quand tu s’ras grande, je lui dis. Et encore si t’es sage. »

\Mots-clés : #amour #contemporain #discrimination #jeunesse #racisme #revolutionculturelle

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Message par Bédoulène Mer 30 Nov - 11:49

donc mitigé pour toi

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Message par Tristram Mer 30 Nov - 11:52

Oui, malgré d'indéniables beaux moments d'écriture.

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Message par topocl Mer 30 Nov - 13:49

Bon ben tant pis, l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous. Une autre fois Jean-Claude Charles 485443054 ...

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