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Message par topocl Dim 17 Juin - 10:54

Chacun son job, Bédoulène Very Happy !

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Message par Tristram Ven 23 Aoû - 15:16

Clair-obscur

NATSUME Sōseki - Page 2 Clair_10

Le découpage en brefs épisodes (seulement 188 sur près de 500 pages, puisque le roman est inachevé) qui correspondent aux livraisons de Sôseki pour cette parution en feuilleton, ce séquençage obligé favorise une lecture aérée, bien que sa forme finale pour publication en en seul volume aurait sans doute été plus ramassée.
L’action se passe pendant la Première Guerre mondiale, et l’influence de l’Occident au Japon est immense, même si la société demeure profondément nipponne.
D’abord, Sôseki donne le point de vue de Yoshio Tsuda, ce qui masque un peu les défauts de ce personnage assez vain et froid, qui a des goûts au-dessus de ses moyens et emprunte à ses proches sans se soucier de rembourser.
« Pour parler plus simplement, il avait l’esprit obnubilé par les défauts d’autrui. Et il se réjouissait de reconstruire secrètement ses propres qualités à contrario. Il parvenait ainsi au même résultat que si l’idée ne lui était jamais venue de penser à ses défauts.
[…] Malheureusement il n’appréciait pas l’humour. » (115)

« Car il aimait, en effet, Nobuko sans l’aimer tant que cela. » (135)
Puis c’est la vue de l’intérieur par son épouse, Nobuko, et l’impression est confirmée que la femme a plus de sagacité que l’homme. C’est aussi une illustration de la situation inférieure de la femme dans une société machiste.
« Un mari n’est-il rien de plus qu’une éponge dont la seule fonction est d’aspirer l’amour de sa femme ? » (47)

« Au fond, il est facile de consoler une femme. » (150)
La dernière réflexion est de Tsuda, et je voudrais citer tout ce chapitre, si caractéristique qu’il semble renfermer en abyme tout le roman.
Mais l’histoire n’est pas tant, comme j’ai pu le lire ici ou là, l’observation de la désagrégation d’un couple, que la prise de conscience de leurs situations respectives en tant que ménage dans une société cloisonnée et hiérarchisée, et une confrontation de leurs personnalités dans ce cadre rigide.
Un summum est aussi atteint dans l’exposé détaillé des calculs sournois lors de l'hypocrite duel de Nobuko avec sa belle-sœur Hideko (124-130).
Puis, à l’instigation entremetteuse de madame Yoshikawa, l’épouse de son patron, Tsuda retrouve en convalescence dans une auberge curiste son ancienne maîtresse, Kiyoko, avec peut-être une certaines simplicité recouvrée ‒ mais là s’interrompt le texte.
Une certaine étrangeté hante ce texte, des remarques bizarres, un léger aspect kafkaïen assez propre à cette culture si sensible à Kafka (cf. Kōbō Abe, Haruki Murakami, etc.), comme lorsque Tsuda s’égare dans l’auberge, plus vaste qu’il ne le pensait ; mais il faut faire la part (outre celle de la traduction) de la singularité d’une culture si différente de la nôtre (les mouvements de sourcil de Nobuko, par exemple).
Réflexions in petto de Tsuda dès le second épisode, il est vrai atteint d’une lésion anale :
« Il n’est pas exclus que ce corps soit l’objet d’un changement inopiné. Il est, de plus, possible qu’en ce moment même une métamorphose dont j’ignore la nature soit en cours. Et je n’en sais absolument rien. C’est horrible. »
À ce propos, la scène du début de l’épisode 99 entre Tsuda et sa sœur Hideko est symptomatique, comme il s’efforce de rester imperturbable (à son habitude) tout en étant travaillé par une douleur spasmodique : c’est pratiquement de la somatisation.
L’observation psychologique peut effectivement être rapprochée de celles de Proust et Henry James, mais peut-être plus encore de celle de Dostoïevski, cf. le pauvre, le méprisé, le sans-gêne, voire le gênant Kobayashi :
« Je me suis tellement rabaissé que je ne perds rien à me disputer avec qui que ce soit. Si une dispute laisse des traces, elles ne peuvent jamais être en ma défaveur. Car je n’ai jamais rien possédé qui pourrait cause ma perte. » (119)
Curieusement, ce personnage antinomique de son « ami » Tsuda qui le méprise, partage avec ce dernier la même insouciance quant à rembourser l’argent qu’on lui prête/ donne...
L’intrication des relations ‒ les combinaisons, les machinations : les manigances ‒ entre les principaux personnages (qui gravitent tous dans la même sphère sinon le même milieu) m’a surtout ramentu Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos !
Le roman est rendu fascinant par le souci de compte-rendu détaillé des moindres pensées des protagonistes, de même que par l’étrangeté due à une certaine artificialité conventionnelle, celle justement de la mise à distance inhérente à cette placide dissection in vivo.
Occurrences du thème évoqué par le titre :
« Et n’ayant pas le courage de tourner leurs regards vers la lumière, ils restaient enfermés et immobiles dans cette ombre noire. » (17)

« De l’endroit où il se trouvait, il voyait, comme à portée de sa main, les plis des montagnes qui, au loin, se succédaient sur plusieurs plans et dessinaient une nette frontière entre la lumière et l’ombre. Le contraste des coloris pâles ou foncés des feuilles d’automne inscrivait sur sa rétine un dégradé d’éclats estompés. » (184)

Et grand merci à Églantine pour cette découverte !

Mots-clés : #psychologique #relationdecouple

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Message par Arturo Ven 23 Aoû - 19:13

ça donne envie, en plus j'ai le livre. alien
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Message par Armor Ven 23 Aoû - 21:18

Oui ça donne très envie, d'autant que j'ai plusieurs ouvrages de Soseki sur ma PAL, et que je ne l'ai pas encore lu !

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Message par Tristram Ven 23 Aoû - 21:23

Je ne saurais trop vous engager à le lire ; personnellement, j'ai beaucoup apprécié, maintenant ça ne prouve rien...

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Message par Invité Sam 24 Aoû - 22:17

J'avais "sorti" A travers la vitre comme livre de chevet, deux pages - un chapitre, souvent - à lire le soir parce que sinon, je rêve du Voyage toute la nuit !

C'est doux et poétique.

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Message par Aventin Mar 21 Juil - 20:15

Oreiller d'herbes

NATSUME Sōseki - Page 2 Oreill11
Titre original: Kusamakura - 草枕, 160 pages environ, 1906.

Bel écrit, à la fois dépaysant, poétique, pittoresque (au sens pictural).
Un peintre, jeune trentenaire, également poète - il compose des haïkus - se retire à la montagne afin de réfléchir sur son art - et aussi se concentrer dessus.
Les rencontres, sur fond de Japon traditionnel (mieux dit: éternel ?) qu'il y fait sont autant de prétextes à prolongements artistiques potentiels, en premier lieu celle de son hôtesse.

Beaucoup de réflexions sur l'art, le rôle de l'artiste, jalonnent cet ouvrage en apesanteur, tout en finesse, très sensoriel.
De haute volée donc, ces pages traversées par les montagnes, la mer au loin, les intérieurs, les monologues et les dialogues, la flore et les harmonies, et la belle et fascinante Nami.

Le peintre, qui ne peint pas en dépit des occasions offertes, est-il venu pour un plus grand accomplissement qu'un tableau, ou bien guette-t-il l'occasion d'un chef-d'œuvre ?  

La porte de la salle de bains s'ouvrit soudain discrètement.

 Quelqu'un vient, me dis-je, en glissant un regard vers l'entrée, et en laissant flotter mon corps. Comme je reposais la tête sur le rebord de la baignoire le plus éloigné de la porte, je pouvais apercevoir de biais les marches qui descendaient vers la baignoire à environ six mètres. Mais dans les pupilles de mes yeux levés rien n'apparaissait. Pendant un moment, je n'entendais que les gouttes qui s'abattaient sur l'auvent. Le son du shamisen s'était arrêté on ne sait quand.
 
  Puis quelque chose fit son apparition sur les marches. Comme la salle de bains spacieuse n'était éclairée que par un lampion, à cette distance, même si l'air était transparent, o n aurait eu du mal à distinguer quoi que ce soit et à plus forte raison dans cette vapeur qui monte et qui, combattue par la bruine, n'a pas d'autre échappatoire possible, il est extrêmement difficile de reconnaître quelqu'un. Si la personne qui descend une marche et s'arrête à la deuxième ne reçoit pas le faisceau lumineux de plein fouet, il est exclu de décider si c'est un homme ou une femme.

  La chose noire est encore descendue d'une marche. La pierre sur laquelle elle a posé ses pieds est d'une douceur si veloutée que, si l'on s'en tient au bruit de ses pas, on peut croire qu'elle n'a pas bougé. Mais ses contours se dessinent plus nettement. Mon métier de peintre rend ma vue plus sensible à l'ossature humaine. Lorsque cette chose inconnue a avancé d'un cran, j'ai enfin compris que je me trouvais dans le bain avec cette femme.  

  Sans cesser de flotter, je me demandais si je devais prêter attention ou non, lorsque la silhouette de la femme m'apparut en totalité. À voir apparaître ainsi entièrement la silhouette gracile de cette femme dont les cheveux noirs ondulaient comme des nuages à travers l'épaisse vapeur qui semblait retenir chaque particule de lumière diffuse, dans la douceur d'un rouge pâle, j'abandonnai tout scrupule de de courtoisie, de bonnes manières ou de civilité, et ma seule préoccupation était que j'avais trouvé un beau sujet de tableau.



NB: Quelques réparties d'humour daté (deux brèves, en tout, je crois) peuvent passer pour blessantes aujourd'hui pour les femmes en général: je crois qu'il convient de contextualiser -époque, lieu...- et ne pas s'y attarder, il s'agit d'un ouvrage vraiment recommandable, petit délice succulent, qui pourrait plaire sinon à la totalité des contributeurs habituels de ce forum, du moins à une très large majorité d'entre ceux-ci.    



Mots-clés : #autofiction #peinture #poésie #traditions
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Message par animal Mar 21 Juil - 20:45

De quoi raviver un excellent souvenir de lecture. cat

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Message par Tristram Dim 15 Nov - 11:24

Botchan

NATSUME Sōseki - Page 2 Botcha10


D’après une note vraisemblablement due à la traductrice, « botchan » est une appellation respectueuse et/ou affectueuse signifiant “jeune maître, petit maître”, mais pouvant prendre aussi un sens péjoratif, de “petit jeune homme, jeunot, naïf”.
Le narrateur, pratiquement élevé par la servante qui l’affectionne, se trouve catapulté jeune professeur d’Edo (Tokyo) à la campagne ; c’est un impulsif, franc et direct, assez irascible et naïf, intègre… et bagarreur…
Ce roman court, paraît-il largement autobiographique, donne avec humour un aperçu sur la japonité (du début du XXe) différent de ce qu’offre autrement la littérature nippone.
« …] un enclos protégé de stores en bambous abritait des compositions d’art floral. Chacun s’extasiait, pour moi, c’était dépourvu de tout intérêt. Exulter d’avoir tordu ainsi des plantes ou des roseaux, c’est comme s’enorgueillir d’un amoureux bossu ou d’un mari boiteux. »

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Message par Cliniou Dim 15 Nov - 12:39

Il y a toujours beaucoup d’humour et de dérision dans les textes de Soseki sans que le propos ne soit superficiel.
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Message par Tristram Dim 15 Nov - 14:51

Exact, dérision est un mot-clé.

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Message par bix_229 Dim 15 Nov - 15:12

La plupart dds romans de Soseki reflètent les tourments de l'égoisme et de la solitude,
meme s'ils  sont tempérés par une sorte d'auto dérision  ou par l'humour comme dans
Je suis un chat.
Par l'acceptation d'un modus vivendi relativiste.

Ainsi, puisque le monde dans lequel nous vivons est difficile à vivre et que nous ne pouvons pas pour autant le quitter, la question est de savoir dans quelle mesure nous pouvons le rendre habitable, ne fût-ce que la brève durée de notre vie éphémère. C'est alors que naît la vocation du poète, la mission du peintre. Quel que soit son art, l'artiste apaise le monde, il est précieux en ce qu'il enrichit le cœur de l'homme.


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Message par Dreep Jeu 22 Avr - 14:43

À l'équinoxe et au-delà

NATSUME Sōseki - Page 2 97828411

Nous voilà encore lancés sur de bien curieux rails avec Sôseki : il y a dans ses récits un je-ne-sais-quoi qui cause une étrange impression. Dès le début, on a le sentiment d’un léger décalage entre ce qu’on nous raconte et le ton donné. L’ironie ? Il y a de cela oui, encore faudrait-il savoir ce qui se cache derrière. Chez Sôseki, et particulièrement À l’équinoxe et au-delà, la gravité a tôt fait de se transformer en farce et inversement. Tout en douceur. On ne comprend pas tout, on est un mené en bateau, comme ce Keitarô, jeune homme qui voudrait pénétrer la surface des choses, voir ce que la vie lui réserve, comme si elle recelait quelque chose de fantastique.

Et tout d’un coup, les confidences explosent. Tout en douceur ; ce serait pourtant mentir de dire que tout s’éclaire, on a juste changé de narrateur, et d’autres points de vue s’interposent sur cette complexe histoire de famille. Sunaga se confie à Keitarô, analyse sa propre personnalité, exprime (de façon un peu obscure, parfois) des considérations pour expliquer ses réactions, ou son absence de réaction ; tout cela sur une durée incroyable, avec des redites et quelques lacunes dans la réflexion du personnage. Sans doute parce qu’il manque d’expérience, ou que la vie n’est pas conforme à ce qu’elle devait être. L’histoire est presque fade, mais l’histoire n’est rien. Les rails ont disparu depuis longtemps, lorsqu’un drame survient, l’indolence qui l’entoure est presque choquante. Est-ce le détachement après une souffrance excessive ? Ne comptent plus que les images que Sôseki nous envoie comme au cours de cette longue balade au bord de la mer à Kamakura. Tout en douceur.
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Message par Tristram Jeu 22 Avr - 14:50

Encore un Sôseki qui mérite la lecture !?

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Message par Dreep Jeu 22 Avr - 14:54

Et oui, décidément, il n'arrête pas. Mais c'est même pas mon préféré, encore.
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Message par Tristram Jeu 22 Avr - 14:57

A suivre...

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