Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

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La date/heure actuelle est Dim 26 Mai - 19:54

238 résultats trouvés pour polar

Frédérick Tristan

L’Énigme du Vatican

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 Trista10


Un manuscrit redécouvert à la Bibliothèque vaticane (avec la marque 666) perturbe la hiérarchie catholique. Le professeur Adrien Salvat (un personnage récurrent de Tristan, sorte de détective érudit) découvre que le document du XIe siècle a été augmenté au XVIe puis plus récemment, qu’il a sans doute été fabriqué par l'Islam pour combattre la chrétienté, a en fait été crypté par le KGB pour déstabiliser le pape polonais… Les aventures de Basophon (baptisé sous le nom de Sylvestre) au Ciel et dans la Méditerranée antique, sont lues en parallèle du récit des péripéties de l’enquête. Les différentes mythologies et religions de l’époque se confrontent pour leur survie.

« Les fidèles de ce Nazaréen ont pris aux juifs ce qu’il y a de pis : la peur du corps, le mépris de la jouissance, le goût de la souffrance. » VI


Passionnant et bien renseigné (et iconoclaste) sur l’Eglise des débuts du christianisme à son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale, surtout concernant les témoignages paléochrétiens, mais à mon avis parfois gâté par un ton badin, convenu (volonté mal placée de se rendre " abordable" ?)
C’est cependant l’occasion de scènes pittoresques (comme celle d’une âme trop affaiblie emmenée au Ciel à cheval sur un perroquet qui n’est autre qu’un disciple d’Hermès, métamorphosé contre son grè).

« ‒ La fiction, voilà bien la merveille ! Et laissez-la intacte, dans son innocence ! Les aventures de Basophon n’ont d’attrait que par leur haute fantaisie. Si vous cherchez à en tirer quelque leçon, vous voilà perdus ! Et pourtant cela ne veut certes pas rien dire, mais un dit en quinconce, dans le désir toujours vif et insatisfait, donc revivifié, du voyage. Quel voyage dans la tête, n’est-ce pas ? Et qui est ce on qui écrit ?
(Le lecteur attentif qui suit depuis la première page le cours de ce récit reconnaîtra en effet que la question de ce on n’est pas si simple qu’il y paraît. Qui raconte, en effet ? Et qui traduit ?) » XXIV


On pense inévitablement au Roman de la Rose d’Umberto Eco _ fragments en latin ou en italien, érudition, réflexivité, etc._ (mais le style n’y atteint pas), ou encore au Da Vinci Code de Dan Brown (mais en mieux).
Charme certain, je suis loin d’avoir tout compris, comme cette récurrence de l’opposition croissance/ construction, bois/ pierre…
De même, ne se cache-t-il que l’auteur derrière les réflexions métaphysiques d’Adrien Salvat ?

« Adrien pensa : "Plus on croit à une vérité, plus la pensée rétrograde." » II

« Adrien pensa : "Nul savoir absolu n’existe. C’est par cette lacune que nous sommes ouverts à la vérité." » V

« Adrien pensa : "L’homme n’est pas un problème dont il lui appartiendrait de trouver la solution. Il est une énigme à laquelle il se doit de rester fidèle. Mais n’est-il pas constant que cette énigme soit elle-même une recherche ? Paradoxe d’un abîme qui se considère." » XIV

« Adrien pensa : "La conscience est une boussole folle, incapable de distinguer entre soi et les choses, soi et les autres. Elle ne sait se posséder elle-même dans la mesure où elle n’a jamais accès qu’à des parcelles de vérités dont beaucoup ressemblent à des leurres." » XVII

« Adrien pensa : "Il n’est de réflexion que dans l’écart." » XXI

« Dans son carnet, il avait noté : "L’Univers est une langue à parler, non un texte à déchiffrer." » XXIV



mots-clés : #historique #polar #religion
par Tristram
le Dim 7 Jan - 16:58
 
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Sujet: Frédérick Tristan
Réponses: 5
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Pasi Ilmari Jääskeläinen

LUMIKKO

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 51n00p10

Au sein d'’un petit village finlandais prospère une étrange société littéraire secrète composée de neuf écrivains réunis autour de la figure tutélaire de Laura Lumikko, auteur à succès d’une série de livres fantastiques pour la jeunesse. En pénétrant peu à peu dans l’'intimité de cette société – grâce à un Jeu aux règles complexes permettant d’arracher la vérité aux membres de la société – Ella, une jeune professeur de finlandais aux ovaires déficients, découvre le sombre secret de leur inspiration. Pendant ce temps, Laura Lumikko disparaît, tandis qu'une étrange peste semble s'’être abattue sur les livres de la bibliothèque : certains livres voient leur fin subtilement altérer...

Avec une écriture pleine d’ironie, Pasi Ilmari Jäaskelainen nous invite dans un univers trouble, progressivement étouffant, qui n’'est pas sans rappeler celui déployé dans la série Twin Peaks de David Lynch, et réussit la gageure de créer une atmosphère à la fois drôle et inquiétante.
À la fois conte initiatique, hommage à la mythologie finnoise et thriller sombre et angoissant, ce roman polymorphe constitue avant tout une réflexion acérée sur la position de l'écrivain dans la société et sur la nature de l’inspiration.



Ce livre, tout en ayant le désavantage de laisser sur sa faim, a l’avantage de nous mettre face à moults questionnements pour lesquels une relecture serait certainement un moyen de saisir certains éléments qui n’ont pas percuté à la première, alors que nous n’avions pas notion de la chute. J'en ai d'ailleurs fait une en diagonale et j'ai déjà relevé pas mal de choses. Je reste tout de même frustrée car il est étonnamment insaisissable, bien que je pense qu'une analyse fine pourrait en livrer une certaine explication, mais pour cela il faudrait une vraie relecture dans laquelle je ne souhaite pas me lancer dès à présent.

L'ambiance et l'atmosphère étrange monte crescendo, c'est interrogeant mais je pense n'avoir eu une réelle accroche et le désir de savoir que quand certains mystères supplémentaires surviennent.  Reste ensuite à notre interprétation ce que l’on veut bien entendre de ce livre, et c’est là la partie la plus intéressante (et la plus prise de tête) car il faut essayer de recréer le puzzle.

J'ai mis une grande partie en spoiler car cela livrerait des éléments, après, à chacun de choisir s'il souhaite lire ou non. Ces éléments donnent certaines informations de ce qui se passe, mais ce sont essentiellement des recoupements que j'ai pu faire car vraiment, l'œuvre est complexe.

Tout d’abord, voici la trame de fond :
L’histoire se situe dans le village natal d’Ella, un village dans lequel résident nombre d’écrivains, dont ceux de la société littéraire créée par Laura Lumikko. Ella Milana a 26 ans, des « lèvres bien dessinées et des ovaires déficients ». Drôle de présentation d’emblée que nous fait ici l’auteur. Ses fiançailles ont été rompues 3 mois après cette nouvelle. Elle est professeur remplaçant de finnois, et l’histoire commence quand elle découvre avec horreur que la fin de crime et châtiment a été changée, Sonia tuant Raskolnikov.

Cette modification dans l’œuvre de Dostoïevski est à l’origine de sa rencontre avec Ingrid Kissala et du fait qu’elle apprenne de sa bouche le fléau qui s’abat sur les livres, certains d’entre eux étant atteints d’une « peste » qui les rend instables.

Ella a fait son mémoire sur Laura Lumikko et notamment la dimension mythologique de ses œuvres, un ensemble de livres intitulés « Bourg-aux-monstres ». Avec la nouvelle qu’elle a écrite, « Le squelette était assis dans la grotte et fumait en silence », elle est repérée par Laura Lumikko et intègre à Société d’écrivains créée par celle-ci pour être le 10ème et dernier membre.
Spoiler:



mots-clés : #contemythe #fantastique #polar
par chrysta
le Lun 25 Déc - 7:46
 
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Sujet: Pasi Ilmari Jääskeläinen
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Romain Verger

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 Cvt_fi10

Fissions


Ce roman est une histoire étrange, cauchemardesque. Un jeune homme se marie avec une jeune femme qu’il connaît à peine, qu’il a rencontrée sur Internet, Noëline. Et ce mariage va être une véritable tragédie, un basculement de sa vie.

Le jeune narrateur se retrouve interné dans un hôpital psychiatrique après s’être crevé les yeux et se rappelle cette nuit de noce mémorable qu’il consigne par écrit chaque jour. Le roman commence dans cette chambre d’hôpital.

L’écriture est belle et tirée au cordeau, chaque détail décrit minutieusement est plus horrifiant que le précédent. Les personnages sont glauques, étranges, en particulier la méchante belle-mère et la belle-famille, tous grotesques et immondes, qui donnent envie de s’enfuir en courant, annonciateurs du cauchemar à venir ; le lieu et le climat qui y règne sont tout aussi sinistres, dans une maison à la campagne emplie d’insectes dégoûtants. Dans ce roman un petit quelque chose de surnaturel ajoute à l’effet esthétique du style.

Ce livre, un thriller, est intéressant par la qualité de son style d'écriture, son esthétisme, son originalité, et ce qu’il produit sur le lecteur.

Extraits :

« Au retour de l’église, j’avais l’impression de revenir d’une messe d’enterrement. Le visage collé à la vitre, hagard et noyé sous les larmes, Noëline se refusait à mes câlins. […] »

« Je ne pensais qu’à faire bonne figure face aux invités qui affluaient, tous ces gens inconnus qui se pressaient pour me féliciter, tous plus laids les uns que les autres. Combien transpiraient la maladie, le visage rougeaud et gonflé, le nez rosacé couvert de papules, lorsque la face tout entière érythème n’était pas le foyer d’abjects granulomes. D’autant qu’à certains moments, des cris de bête nous parvenaient de là-haut, qui ébranlaient les soupières de gaspacho. Alors les gens chuchotaient, comme s’il se tramait quelque chose dont j’ignorais tout. »

« Peut-on mieux dévoiler l’amour à ceux qui s’y destinent qu’en les séparant comme on tranche les siamois, en taillant dans la chair et brisant l’os iliaque, dans le vif des deux, en dédoublant le mal, en répliquant la nuit ? Pour te retrouver, te voir, je suis du bout des doigts les nouveaux traits de mon visage, cette page de braille qu’est devenue ma face : arêtes, séracs, fissures, escarpes, l’exact calque en trois dimensions de ce pays montagneux dans les plis contractés duquel a couvé notre union. Il ne nous aura guère fallu une vie entière pour qu’à l’image de ces couples que de longues années de vie commune façonnent l’un en miroir de l’autre, nous en venions à nous confondre. »



mots-clés : #fantastique #polar
par Barcarole
le Mar 12 Déc - 21:47
 
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Sujet: Romain Verger
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Frédéric H. Fajardie

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 41hreg10

La Théorie du 1 %

C’est avec une bonne gouaille que Fajardie, dans ce polar/thriller nous parle d’une vengeance, et la vengeance est un plat qui se mange froid. En Normandie, à Pourceauville exactement, un bled dans le bocage, un mystérieux assassin qui avance masqué dans tous les sens du terme, sévit et les habitants en sont les victimes. Ce meurtrier qui veut se venger de ce qui s’est passé à Pourceauville pendant la Seconde Guerre mondiale est-il un assassin ou bien une victime ? Les habitants de Pourceauville ont-ils été des moins que rien pendant la guerre ? Des salopards ?

Le titre, La théorie du 1 %, correspond au risque que court l’assassin qui a cogité pendant 15 ans sa vengeance. Il a 99 % de réussir son coup. Un soldat de la Wehrmacht rode, un chouan avec une faux rode, la grande faucheuse laisse en éveil les Normands.

Un flic, Padovani, anticonformiste et de gauche, est en charge de cette affaire. Les inspecteurs de son équipe n’ont pas un petit penchant pour l’alcool comme dans les polars usuels, non, eux ils sont pochtronnés à mort et sentent le vomi.

Chez Fajardie, « on retrouve le même tempérament anarchique contre les partis de l’ordre et cette affirmation d’une liberté sans concession ».

Extrait :

« Il [l’assassin] avait posé comme possible une part d’imprévisible. Il l’avait même chiffré. Il appelait ça la théorie du 1 %. Le 1 % qui peut tout foutre en l’air.
Il avait attendu trois heures du matin. L’heure somnolente. L’heure où les sentinelles titubent. Il avançait dans les marais d’un pas moins rapide mais plus agile que jamais.
De longue main il avait relevé ses petites éminences et, lorsqu’elles n’existaient pas, les avaient construites lui-même.
Ça lui avait pris trois ans. Trois longues années où, nuit après nuit, il avait poursuivi cet interminable travail de terrassement.
Et combien de bains glacés ! Mais tout était prévu : pour ne pas avoir à hésiter une seconde, pour ne jamais risquer d’être pris, il avait choisi de se laisser doucement glisser dans l’eau à la moindre alerte. »


Un agréable et sympathique moment de lecture, et récréatif qui plus est !

mots-clés : #polar
par Barcarole
le Ven 1 Déc - 20:55
 
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Sujet: Frédéric H. Fajardie
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John Burnside

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 Burnsi10

Les empreintes du diable

Michael, le narrateur de cette histoire est un solitaire. Au moment où il se raconte, il vit en Ecosse dans une maison isolée au bord de la mer.
C'est là que vivaient sa mère et son père. Eux aussi avaient choisi cette vie, après avoir subi des blessures et des chagrins.

"Ils avaient vécu dans de grandes villes et connu la déception, des trahisons, des désillusions auxquelles ils ne voulaient plus penser... et quand ils trouvèrent Coldhaven, ils tombèrent finalement amoureux de l'endroit."

Mais le village les avait rejetés avec violence et sournoiserie. Et ils s'étaient enfuis plus loin. Mais pas assez loin pour être à l'abri des perverses mesquineries des villageois.

"C'est certainement ce qu'on entend par destinée, ce long, lent processus d'accumulation qui veut qu' un grain de sable après l'autre, un mot après l'autre, quelque chose devienne inévitable, sans que quiconque ait pu dire quand s'est produit le changement."

Mais pour Michael aussi il est tard. Il a déjà derrière lui des mauvais souvenirs qui l'ont profondément transformé. Enfant il a été persécuté par un ado plus malheureux que méchant. Mais voilà, Michael a cessé de fuir et il s'est vengé.
Plus tard, il a connu encore très jeune, une fille qui fut sa première expérience sexuelle. Mais pas seulement.
Quelques années encore, et il épousera une femme avec qui il ne connaitra finalement que l' ennui. Et il s'en séparera pour vivre seul dans la grande maison au bord de la mer.

Mais c' est alors que Michael se rend compte que les conséquences de nos actes peuvent avoir des effets imprévisibles et dévastateurs.
Il va se laisser entrainer dans un voyage au bout duquel il sera forcé de faire face, d'affronter les fantômes du passé.

Tel est ce livre placé sous le signe du fatum, la fatalité de la tragédie antique. Enfin, c'est le nom qu'on donne à ce que la vie produit sur nous sans qu'on le comprenne.

"C'est une erreur d'étudier trop attentivement le point de départ de tel ou tel évènement. Les choses prennent naissance bien en deça de la surface ; le temps d'émerger, elles ont  acquis une existence et une direction qui leur sont propres.
On ne perçoit pas ce phénomère, aussi parle t-on de destin, de sort ou de hasard quand un évènement inattendu se produit ; on se prépare pourtant depuis le début, en secret, à prendre part au moment qu' en surface nous avons trouvé si surprenant."

A la lecture de ce livre, j'ai pensé à un auteur de polar où le destin fatal conduit à la catastrophe finale.
Il s'agit de James Cain, l'auteur de Galatée, Assurance sur la mort ou Le facteur sonne toujours trois fois. Si vous l'avez lu, vous comprendrez  peut-être ma comparaison.
Mais c'est aussi tout le sujet de l' œuvre de William Faulkner.

Récupéré

mots-clés : #famille #polar #solitude
par bix_229
le Mer 15 Nov - 19:01
 
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Sujet: John Burnside
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Sébastien Japrisot

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 La_dam10

Sébastien Japrisot : La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil

Quatrième de couverture :
"Elle est la plus blonde, la plus belle, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l'auto n'a jamais vu la mer, elle fuit la police et se répète sans cesse qu'elle n'est pas folle... Pourtant... Ce qui lui arrive est à n'y rien comprendre. On lui a cassé la main, dans une station-service. Juste la main, sans lui prendre l'argent. Comme pour lui dire que partout, où qu'elle soit, on pourra lui faire mal, par petits bouts, jusqu'à la fin, que jamais, quelle que soit la fuite, elle ne pourra être seule, libérée de ce qu'elle sait, du passé et de ce qu'elle cache..."
Folio Policier


En fait, la dame en question n'est rien de tout cela ou si peu.
Elle est myope certes, mais belle elle ne l'est que dans les yeux des autres et même cela elle l'ignore.
La vie l'a bousculée tellment et si tôt, qu' elle n'a aucune confiance en elle-même. Et c' est pour cela qu' on l'aime et qu'elle nous émeut.
Elle n'a aimé qu'une fois et il l'a abandonnée après l'avoir contrainte à avorter.
Pour rendre service à ses patrons, elle accepte de ramener la voiture qui les conduit à l'aérodrome.
Ce qu'elle ignore, c'est que la voiture n'appartient pas à ses patrons.
Erreur fatale, qui va l'entraîner dans une spirale infernale qui va ébranler sa santé mentale.

Et que bien entendu, je ne vous raconterai pas.
C'est l' aspect le plus passionnant du livre.
On est envoûté par cette sombre machination et, lorsque vient le moment des explications, comme toujours dans les polars, on sort de la magie du conte, pour retrouver la banalité du rationnel.

Ah oui, j'oubliais le personnage le plus important du livre après la dame.
Il s'agit d'une Ford Thunderbird blanche.

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 Ford_t10

Ouf ! Jamais le panda ne m'aurait pardonné !

De la dame, Japrisot écrit :

La Dame dans l'auto, c'est mon personnage préféré. Elle ne m'embêtait jamais. Elle ne comprenait rien à ce qui  lui arrivait, c'est une chose magnifique chez un personnage. En outre, le plus souvent, je connaissais les évènements avant elle, c'était très exaltant.
Une femme qui laisse croire à un homme qu'il est intelligent, c'est rare.
J'ai même regretté, à la dernière ligne, que ce soit fini, qu' elle parte faire sa vie sans moi. Et puis, je me suis dit qu'un jour, je la retrouverais d'une manière ou d' une
autre."


Forcément, je la regrette aussi. Vous comprendrez pourquoi quand vous l'aurez découverte à votre tour !

Mots-clés : #polar
par bix_229
le Mer 27 Sep - 21:42
 
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Sujet: Sébastien Japrisot
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Umberto Eco

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 41meii10

Le Nom de la Rose
Le Nom de la Rose se donne de bons arguments. Une enquête tout à fait prenante, haletante, au cœur d’un moyen-âge où la connaissance, comme l’humour, ne sont plus en odeur de sainteté. Une vaste bibliothèque, renfermant les trésors livresques des temps et des lieux les plus reculés, interdite d’accès ― ce qui révèle d’autant mieux son ampleur et son mystère ― nos deux personnages, un ex-inquisiteur et son secrétaire, qui en bravent l’accès et se perdent dans des labyrinthes obscurs. Une grande richesse, des livres secrets qui communiquent entre eux, tous contenus dans le dogmatisme inquiet d’un christianisme vindicatif et austère… Le Nom de la Rose ne transcende pas non plus son écrin : le roman d’aventure, on y reconnaît tout de même un amour palpable pour la connaissance.

Umberto Eco a écrit:― J'en ai une, mais confuse encore. J'ai l'impression, en lisant cette page, d'avoir lu certains de ces mots, et des phrases presque identiques, que j'ai vues ailleurs, me reviennent à l'esprit. Il me semble même que cette feuille parle de quelque chose dont on a déjà parlé ces jours-ci... Mais je ne me souviens pas de quoi. Il faut que j'y pense. Peut-être me faudra-t-il lire d'autres livres.
― Pourquoi donc ? Pour savoir ce que dit un livre vous devez en lire d'autres ?
― Parfois, oui. Souvent les livres parlent d'autres livres. Souvent un livre inoffensif est comme une graine, qui fleurira dans un livre dangereux, ou inversement, c'est le fruit doux d'une racine amère. Ne pourrais-tu pas, en lisant Albert, savoir ce qu'aurait pu dire Thomas ? Ou en lisant Thomas, savoir ce qu'avait dit Averroès ?
― C'est vrai », dis-je plein d'admiration. Jusqu'alors j'avais pensé que chaque livre parlait des choses humaines ou divines, qui se trouvent hors des livres. Or je m'apercevais qu'il n'est pas rare que les livres parlent de livres, autrement dit qu'ils parlent entre eux. A la lumière de cette réflexion, la bibliothèque m'apparut encore plus inquiétante. Elle était donc le lieu d'un long et séculaire murmure, d'un dialogue imperceptible entre parchemin et parchemin, une chose vivante, un réceptacle de puissances qu'un esprit humain ne pouvait dominer, trésor de secrets émanés de tant d'esprit, et survivant après la mort de ceux qui les avaient produits, ou s'en étaient fait les messagers.
― Mais alors, dis-je, à quoi sert de cacher les livres, si on peut remonter des visibles à ceux qu'on occulte ?
― A l'aune des siècles, cela ne sert à rien. A l'aune des années et des jours, cela sert à quelque chose. De fait, tu vois à quel point nous sommes désorientés.
― Et donc une bibliothèque n'est pas un instrument pour répandre la vérité, mais pour en retarder l'apparition ? demandais-je pris de stupeur.
― Pas toujours et pas nécessairement. Dans le cas présent, elle l'est."


Umberto Eco a écrit:Il y avait, dans un reliquaire tout d’aigue-marine, un clou de la croix. Il y avait dans une ampoule, posée sur un lit de petites roses fanées, une partie de la couronne d’épines, et dans une autre boîte, toujours sur un tapis de fleurs fanées, un lambeau jauni de la nappe de la dernière Cène. Et puis il y avait la bourse de Saint Matthieu, en mailles d’argent, et dans un cylindre, noué par un ruban violet élimé par le temps et scellé d’or, un os du bras de Sainte Anne. Je vis, merveille des merveilles, surmonté d’une cloche de verre et placé sur un coussin rouge festonné de perles, un fragment de la mangeoire de Bethléem, et un empan de la tunique purpurine de Saint Jean l’Evangéliste, deux des chaînes qui serrèrent les chevilles de l’apôtre Pierre à Rome, le crâne de saint Adalbert, l’épée de saint Etienne, un tibia de Sainte Marguerite, un doigt de Saint Vital, une côte de Sainte Sophie, le menton de Saint Eoban, la partie supérieure de l’omoplate de saint Jean Chrysostome, une dent de saint Jean-Baptiste, la verge de Moïse, un point de dentelle déchiré et minuscule de l’habit nuptial de la Vierge Marie.



mots-clés : #historique #moyenage #polar #religion
par Dreep
le Lun 11 Sep - 15:05
 
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Sujet: Umberto Eco
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Joyce Carol Oates

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 41papd10




"Krista a confiance en son papa. Elle sait qu'il n'a pas pu tuer Zoe Kruller. Pourtant, à Sparta, les rumeurs s'amplifient, la police s'en mêle, on parle de crime adultère. Krista aimerait comprendre pourquoi sa famille est ravagée par cette histoire sordide. Adolescente sacrifiée sur l'autel des erreurs paternelles, elle conçoit peu à peu un amour étrange et obsessionnel pour Aaron, le fils de Zoe..."

Voici dixit la quatrième de couverture, le résumé de ce  magnifique roman, sur l'éclatement de deux familles qui vivent dans la petite ville de Sparta. L'histoire se présente en plusieurs parties, avec tout le savoir-faire  et le talent de JC Oates :

- La première basée sur le vécu et le ressenti de Krista, la fille d'un des amants de Zoé, Edward Diehl...soupçonné de l'assassinat de Zoé.
- La deuxième basée sur la vie de Aaron, fils de Zoé, dont le père Delray Kruller, est lui aussi suspecté dans un premier temps.
- La troisième partie est basée sur la rencontre entre Krista et Aaron.

Zoé , la victime :

"Delray était un ivrogne, un drogué, qui mâle-traitait sa femme pour la faire marcher droit.
Pourquoi j'ai démissionné parce que j'ai besoin de changement voilà pourquoi.
Allez vous faire voir vous et vos regards en coin, je mérite un peu de bonheur ou du moins une chance de bonheur. Voilà pourquoi.
"Poursuite du bonheur" : c'est dans la constitution américaine !
"Tous les hommes naissent égaux" : ça inclut les femmes !
Je ne rajeunis pas, c'est un fait. Ca vaut pour nous tous.
Si je dois rester debout à sourire à des clients autant être serveuse de bar. Il y a les pourboires !
J'aurai ma chance un jour. Je le sais.
Je ne suis pas superstitieuse. Ni dévote. Mais je crois.
Il faut avoir foi dans son destin. Il ne faut pas douter."


Krista :

A la mort de grand-père Diehl, j'avais quatre ans et n'allais pas encore à l'école.
Quand papa n'était pas à son travail, il s'enfermait dans son atelier du sous-sol et nous entendions ses outils électriques gémir à travers le plancher ; pendant les jours, les semaines qui suivirent l'enterrement de grand-père, papa ne nous parla pas de lui, sinon pour dire évasivement que grand-père était "parti". A son expression, mon frère et moi avions compris qu'il ne fallait pas lui demander où.
Notre mère nous avait avertis : Ne posez pas de question à papa, il est triste.
Au téléphone maman disait Eddy est très affecté. Tu sais comment il est, il garde tout à l'intérieur.
Ces mots me frappèrent : garder tout à l'intérieur.
Très affecté. Tout à l'intérieur."


Aaron (ou Krull) c'est selon :

"Ce soir-là avec ses amis, à la gare de triage. Les soirs où il n'avait pas à travailler tard ou à partir avec la dépanneuse qui était un service fourni vingt-quatre heures sur vingt-quatre par le garage Kruller, il s'étais mis à traîner avec ces nouveaux amis qui étaient plus âgés que lui et admirables à ses yeux. Parce que Krull était mineur et pas eux. Ca allait tellement vite - on quittait le lycée une année et, quelques années plus tard, on avait vingt cinq ans ou plus. Comme Delray, ces types étaient prêts à tout essayer. Et des filles aussi. Krull avait un faible pour la bière mais il s'était aussi mis à aimer l'indifférence rêveuse que donnait le hasch. Ca ressemblait à la Novocaïne. Le bourdonnement s'assourdissait et on avait une sorte de vision floue en tunnel, les visages tournoyaient lentement, fondaient, c'était comique..

Zoé avait été une junkie, une héroïnomane. C'était ce qu'on disait d'elle après sa mort."



Magnifique roman. Et on n'est pas non plus déçu par la fin  Very Happy

mots-clés : #famille #polar
par simla
le Dim 3 Sep - 1:52
 
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William Riley Burnett

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 N3229110

Un homme à la cool (1968)

Deuxième lecture de l'auteur, je vous reprends la première à la suite, et déception à reconnaître. Une intrigue pas trop trépidante, des personnages pas tout à fait charismatiques, une atmosphère très évasive... une poignée de faux raccords et une traduction pas forcément top (quoique difficile à dire) font que cette histoire de truand mais pas trop en fuite n'a pas pris avec moi.

Vite insipide mais vite lu...


mots-clés : #polar
par animal
le Sam 19 Aoû - 18:08
 
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Georges Simenon

La neige était sale
(1948)
Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 La_nei10

En temps de guerre (l'occupation, seconde guerre mondiale), une petite frappe oisive vit chez sa mère qui tient un bordel bas de gamme.
Personnage principal sans référent ni bornes. Falot et excessivement détestable. Ses compagnons, ceux dont il recherche l'estime, ne valent guère mieux.

Le Liégeois propose un voyage au froid urbain, ravagé, glauque, somme toute peu recommandable dans une dés-humanité croquée à l'épure; le "décor" Simenonien est, une fois de plus, du grand art.
Pour le scénario, Simenon se complaît dans un fouillis compliqué (ou plus exactement complexifié): On ne suit pas toutes ses pistes ou traces de pas (nous égare-t'il dans la neige sale ?).

Le faux-rythme de pesanteur glaciale est très réussi.
Peut-être un ouvrage majeur du prolifique auteur liégeois à la pipe.


(Ce fut mon premier message sur Parfum, 25 mars 2013)


mots-clés : #deuxiemeguerre #polar
par Aventin
le Mar 15 Aoû - 17:59
 
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Sujet: Georges Simenon
Réponses: 155
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Juan José Saer

L’enquête

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 L_enqu10

Une première partie nous présente le commissaire Morvan, qui enquête depuis neuf mois sur l’assassinat de vieilles femmes, comme l’hiver avance à Paris. La seconde partie nous présente Pigeon, temporairement revenu de Paris dans sa province natale de Santa Fe où l’été s’attarde, et qui s’interroge avec ses amis littérateurs sur un dactylogramme de roman anonyme (Sous les tentes grecques devant Troie, la veille de l’entrée du Cheval). Dans la troisième partie, les deux fils se mêlent, l’enquête (recherche de l’identité du tueur) avec la quête (de la vérité), l’histoire du limier et de sa proie avec l’investigation : Pigeon parle de l’affaire policière (qu’il connaît par les journaux et la rumeur), de Morvan, qui semble avoir de la difficulté à faire la part du songe dans un rêve récurrent, proche de la réalité, mais plus gris, plus étrange, et contenant des allusions à la mythologie grecque.
Impossible d’en parler plus sans gâcher le plaisir de lecture de cette intrigue. Le tout est méticuleusement narré par un auteur qui nous livre ses fines observations et commentaires omniscients.

« Il se sentait amer et lucide, troublé et en alerte, fatigué et déterminé. En vingt ans d’une carrière exemplaire dans la police, le commissaire Morvan n’avait jamais eu l’occasion d’affronter une telle situation : l’homme qu’il recherchait lui donnait, surtout depuis les derniers mois, une sensation de proximité et même de familiarité qui par moments l’abattait de façon inexplicable et en même temps l’encourageait à continuer ses recherches. »

« Du galop du monde, nous le savons bien, ce n’est pas le cavalier mais le cheval qui est le maître. »

« …] du simple fait d’exister, tout récit est véridique, et que si on désire en retirer quelque signification il suffit d’admettre que, pour atteindre la forme qui lui est propre, il lui faut parfois se plier, grâce à ses propriétés élastiques, à certaines compressions, quelques déplacements, et pas mal de retouches sur les images. »

« ‒ Le Vieux Soldat [devant Troie] détient la vérité de l’expérience et le Jeune Soldat [qui vient d’arriver mais connaît l’histoire de l’Iliade grâce aux récits largement diffusés] la vérité de la fiction. Elles ne sont jamais identiques mais, bien qu’elles soient de nature différente, parfois elles peuvent n’être pas contradictoires, dit Pigeon. »

« Vingt-neuf vieilles filles innocentes, selon le terme employé par les psychiatres, lesquels, une fois prouvée leur capacité à employer le vocabulaire de leur profession, vocabulaire qu’ils appellent scientifique, se permettent toujours quelques licences oratoires, vingt-neuf vieilles filles innocentes avaient été ses victimes de substitution. »

(J’ai trouvé piquante cette attaque contre la psychiatrie et sa tendance à tout expliquer après-coup, notamment des faits controuvés.)

Pour en savoir plus, il faut lire ce bref roman, d’une lecture beaucoup plus facile qu’il ne le semble peut-être à lire son commentaire ‒ ce qui dénote encore la maestria de Saer.
À signaler notamment aux amateurs de mises en abîme, de Vila-Matas ou des Gommes de Robbe-Grillet, et plus généralement des interprétations possibles de la réalité en littérature.


mots-clés : #polar
par Tristram
le Dim 13 Aoû - 16:06
 
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Sujet: Juan José Saer
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Gamboa Santiago

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 51uasn10


"Bogotá est une ville violente, synonyme de drogue, mais pour le jeune journaliste Victor Silanpa, c’est aussi la ville où il vit et tient la rubrique des faits divers pour le journal qui l’emploie. En compagnie d’un petit fonctionnaire à la recherche de son frère, il enquête sur l’identification d’un cadavre horriblement empalé et crucifié. Couple don quichottesque, les deux hommes essaient de lutter contre la corruption ordinaire de toutes les grandes métropoles.

Avec un grand sens de l’humour, Gamboa construit un héros mélancolique, amoureux abandonné parce que toujours en retard, d’une fidélité vacillante et qui perd méthodiquement sa vie personnelle à lutter contre les puissants.

Avec une intrigue bien menée, des personnages complexes, un extraordinaire sens du dialogue, ce très jeune romancier ne nous laisse pas nous ennuyer un seul instant et nous montre une Colombie inhabituelle où il ne faut cependant pas prendre un taxi avec un spray pour les maux de gorge…"  Métaillé


"Sa carrière internationale commence avec un polar implacable, Perdre est une question de méthode (1997), traduit dans de nombreux pays, mais sa vraie patrie reste le roman (Esteban le héros, Les Captifs du Lys blanc). Le Syndrome d’Ulysse (2007), qui raconte les tribulations d’un jeune Colombien à Paris, au milieu d’une foule d’exilés de toutes origines, connaît un grand succès critique et lui gagne un public nombreux de jeunes adultes.
Suivront, entre autres, Nécropolis 1209 (2010), Décaméron des temps modernes, violent, fiévreux, qui remporte le prix La Otra Orilla, et Prières nocturnes (2014), situé à Bangkok. Ses livres sont traduits dans 17 langues et connaissent un succès croissant, notamment en Italie, en Allemagne, aux États-Unis.
Il a également publié plusieurs livres de voyage, un incroyable récit avec le chef de la Police nationale colombienne, responsable de l’arrestation des 7 chefs du cartel de Cali (Jaque mate), et, dernièrement, un essai politico-littéraire sur La Guerre et la Paix où il passe le processus de paix colombien au crible de la littérature mondiale.
Parce que « le seul endroit où l’on puisse toujours revenir, c’est la littérature »."
Source : Métaillé

rencontré par hasard à la bibliothèque de Vaugines ce livre a attiré mon attention apres avoir parcouru deux ou trois pages pour l'humour qui s'en dégage.
Extrait :
"Et à mesure que mon corps s'endurcissait et se formait dans la stricte musculature de l'adolescence, mon âme et mon esprit faisaient pression pour le maintenir aux marges du venin que jour après jour, ma grand-mère et ma tante extrayaient de leurs casseroles et avec lequel elles assuraient ma subsistance.Malgré les efforts et les souffrances, quand à la fin je baissais la garde et me laissait tenter par un chou à la crème, une pâte de guimauve ou une soucoupe de crème au miel, on aurait dit que le soleil brillait plus fort, que la vie était plus belle et que l'être humain était bien plus qu'un singe pleurnichard."



mots-clés : #polar
par Chamaco
le Mer 26 Juil - 21:51
 
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Sophie Hénaff

Poulets grillés

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Les bibliothécaires de ma commune, l'été venu, posent sur une grande table 20 ou 30 livres, dans un coin de l'espace bibliothèque, où un papier indique : "Mes lectures d'été".

J'aime bien imaginer les critères qui les font les choisir. Le choix est très hétérogène, en fait, et je m'y arrête toujours, superficiellement, juste parce que c'est une selection comme une autre de cette équipe si cordiale.
Poulets grillés y était, et sa couverture laisse peu de doute sur sa teneur.

J'avais envie de lire comme on lit un Vargas, un  Atkinson. Ce livre semblait pencher vers la "chiken litt'" (littérature de poulette) mais un feuilletage rapide m'a convaincue qu'il avait tout de même plus de coffre stylistique que ceux-ci.


Et j'ai beaucoup aimé cette lecture !

C'est sans prétention mais souvent drôle, très humaniste, et l'enquête est bien inventée, il n y a pas de suspens comme dans un roman noir, cela tient plus de la comédie fine, mais n'empêche, l'intrigue est bien construite, j'ai rien vu venir. C'est enfin l'occasion de passer du temps avec un collectif de personnages vraiment sympathiquement décrit.
Un polar léger.

C'est l'histoire d'Anne Capestan, placardisée par ses supérieurs, à la tête d'une brigade bancale.
Toute une pépinière de désabusement, colère, innocence bête ou amertume qui produit par l'union la renaissance de l'auto-estime.

Vous êtes la seule au grade de commissaire, fit Buron.Il faut croire que d'ordinaire, les pathologies se déclarent avant les concours.


Non Pilou. File! ordonna Capestan en pointant du doigt le bureau de Rosière.
La truffe du chien suivit instantanément le trajet du doigt, mais pattes, elles, ne bougèrent pas d'un iota.
Tout le chien, Pilou, pas que la tête, insista Capestan.


Torrez avait la tronche du type qui se mâche une phrase. Il hesitait à la cracher, mais ça n'allait pas tarder.


Ce type avait une gueule de jeep prête à défoncer la dune.Les sourcils épais en pare-chocs protégeaient un œil de murène.



mots-clés : #polar
par Nadine
le Mer 12 Juil - 11:54
 
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Fred Vargas

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Quand sort la recluse

Le nouveau Vargars, on l'atttend. Longtemps. Et quand on l'ouvre enfin, on le savoure ; et même, on s'en délecte. Longtemps. Parce qu'un nouveau Vargas, c'est rare, et c'est précieux.

Alors, forcément, jamais je ne me serais attendue à une telle déception, à une telle fadeur. Autant le dire tout net, pour moi _et c'est très personnel_ Quand sort la recluse est un grand raté.
Que j'aie détecté le coupable dès son apparition n'aurait dû avoir aucune incidence sur le plaisir éprouvé. Parce le plus important, quand on lit Vargas, c'est ce style inimitable et savoureux, avec ces trouvailles qui vous écarquillent les yeux, et cette érudition si savamment dosée qu'elle n'en est jamais pesante.
Pourtant, cette fois, le style Vargas m'a paru désespérément plat. Evaporé, son charme évanescent et pourtant si prégnant. Ne restaient qu'une enquête poussive, et des personnages à mille lieux d'eux-mêmes, sans finesse, comme caricaturés. Et puis des incohérences à la chaînes, des coïncidences toutes plus énormes et invraisemblables les unes que les autres. Même pour le brumeux génie d'Adamsberg, c'en était trop, et ce que j'aurais pu pardonner d'ordinaire me sautait cette fois aux yeux avec d'autant plus d'intensité que la déception allait croissant.

Je me suis ennuyée, j'ai pesté, j'ai ragé, j'ai désespérément espéré retrouver "mon commissaire" et la plume si inventive de cet auteur hors-norme. En vain.
Quand sort la recluse est donc, pour moi, un opus à vite oublier. En espérant qu'il ne soit qu'un bête accroc et que l'auteur renoue au plus vite avec ses fulgurances et sa verve sans pareille...


mots-clés : #polar
par Armor
le Jeu 29 Juin - 23:31
 
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Craig Johnson

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Little Bird


Je vais tout de suite vous dire qu’à la fin de ma lecture, je me suis précipité pour faire des recherches, et… Quelle joie !… Craig Johnson a publié 11 romans en anglais, 7 sont traduits en français, dont 4 en poche… Que de plaisirs en perspective !
(Par contre il paraît que la série, Longmire, est décevante)

Quatre ans plus tôt, quatre jeunes gens ont violé la petite indienne Melissa Little Bird et sont restés presque impunis. Personne n'a oublié. Surtout pas le shérif Longmire, et, apparemment,  encore moins l’inconnu qui commence par descendre le premier des quatre.

Cela part comme un polar délectable. Le shérif est désabusé à souhait. Il s’est lié d’amitié lors de la guerre du Vietnam avec l’indien Henry Standing Bear, plein de sagesse et de bienveillance, une amitié qui s’exprime plus par les actes et les silences que par de grandes déclarations. L’enquête piétine. Ce n’est pas faute d’assistants passionnés et attachants, qui ont chacun leur sale caractère, leurs secrets, leurs sarcasmes facétieux et leur dévouement. Ce n’est pas faute non plus, on l'apprendra à la fin, d'indices déposés avec discrétion par l'auteur.
Peu à peu, tranquillement,  le suspense monte, tant par la progression de l’intrigue, par l'opacité du mystère que par l’enrichissement des liens qui unissent les personnages. La spiritualité indienne, l’évocation d’une nature sauvage,  les effroyables conditions météo, qui nous valent quelques scènes d’anthologie, contribuent à la progressive montée en puissance.
Et puis la fin… comme une claque: bien installé dans son fauteuil, on a cru savourer un excellent roman, et c’est bien plus que ça…  la fin est dérangeante et déchirante…

Il faut parler des dialogues. Je n’aime pas trop les livres qui regorgent de dialogues ; mais ceux –ci sont des dialogues de taiseux à l’humour décapant, pleins de mordant pour mieux cacher leurs fêlures. Les réparties,  des plus concises, s‘enchaînent en échanges décoiffants. Elles alternent avec les silences, les gestes ébauchés, les regards. Nul besoin de fioritures, cela claque, Craig Johnson ne recule devant aucune réplique monosyllabique. Et cela donne une ambiance de délicieux vieux westerns d’amitié virile. Mais justement il y a des femmes aussi, et pas des moindres.  

Citation :
   Les morts veulent simplement la même chose que les vivants : qu’on les comprenne.


C’est vraiment excellent, ce mélange de douceur et de violence, de mélancolie et d’humour, de légèreté et de tragique..
Ouaip !

Récup.


Je ne pouvais pas passer sous silence un auteur de polars, pour moi une révélation de ces dernières années.


mots-clés : #minoriteethnique #polar
par bix_229
le Jeu 8 Juin - 16:28
 
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Leonardo Padura Fuentes

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 41mutf10

VENTS DE CAREME


En ce printemps 1989, Mario Conde est policier à La Havane.
Mario Conde est un être complexe et partagé.
Entre les souvenirs d' enfance et de jeunesse... Les projets d'avenir d'alors, les rêves, les désirs, l'amitié...
Et la réalité du présent. Le temps qui passe et qui blesse : ses amis, ses rêves - l' amour, l' écriture -

Son métier de policier le plonge au coeur de la misère humaine.
Ses enquêtes se passent dans univers violent où la cruauté et la douleur se mêlent à l'arrivisme et à l'innocence bafouée.
Et il arpente les rues de La Havane, un paradis perdu mais tellement indissociable de lui-même.

Et ses amours sont rares et se révèlent rapidement trompeuses et illusoires.
Mario est un homme furieux, impatient, exaspéré, frustré et qui se pose bien trop de questions pour espérer etre tranquille un jour.
Et puis il cherche l'impossible... Il le sait, il dit à Karina la femme qu'il rencontre :

"Je crois que le destin de l'homme s'accomplit dans la recherche, non la découverte, bien que toutes les découvertes paraissent le couronnement d'un effort : la Toison d'Or, l'Amérique, la théorie de la relativité... l'amour.

Je préfère être un chercheur de l'éternel... Plutôt un chercheur de l'Eldorado, de l'impossible.

Pourvu que je ne te découvre jamais sur un arbre, ni même protégée par un dragon, comme la vieille Toison.

Ne me laisse pas t'attraper, Karina."

Alors Mario chérit le rêve et berce sa douleur et sa mélancolie.
Il fait partie de ces rêveurs de l'impossible, qui savent rapidement que les dés sont pipés et que le rêve est la seule façon de continuer...
Et la nostalgie la seule consolation avec l'amitié.

Et c'est pour ça qu'il me va droit au coeur Mario Conde.

PS : J'avais aimé ce livre, mais depuis, j'en ai lu un autre où apparaissent les défauts dont parle Chamaco...
Dommage ! J'apprécie Padura !
Mais je lirai Electre à La Havane depuis longtemps sur mes listes.



mots-clés : #polar
par bix_229
le Jeu 1 Juin - 16:41
 
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Sujet: Leonardo Padura Fuentes
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Fabrice Colin

Blue Jay Way

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Un thriller un peu atypique que celui proposé par Fabrice Colin puisqu'il s'étend sur 550 pages sans que jamais vraiment le lecteur sache si l'action a démarré ou si nous sommes encore dans une fiction, dans le fantasme du narrateur… C'est à la fois très étonnant et un peu lassant au bout du compte.

Julien est un jeune franco-américain complètement désabusé, dont le père mort dans l'avion s'écrasant sur le Pentagone le 11 septembre laisse une place fantomatique dans la vie. Totalement hors circuit après une séparation amoureuse qui le laisse sur la pente d'une dépression chronique, le jeune homme dont la tête est malgré tout bien faite, est invité par une grande écrivaine américaine à devenir le chaperon de son fils, lequel survit mal à une expérience de télé-réalité produite par son propre père.

Si le thriller de Colin a un intérêt (mais ce n'est pas le seul) c'est bien celui de nous montrer ce que la modernité (postmodernité ?) américaine fait des cerveaux de sa jeunesse : totalement azimuté par les drogues, l'alcool et l'argent facile, vivant dans un luxe indécent, s'appropriant un racisme d'élite écœurant, le jeune Ryan est un être brisé avant l'âge, sans profondeur, anéanti et vivant une relation particulièrement violente avec son père, inlassablement branché à des substituts de personne (son téléphone) et ne prenant jamais vraiment part à une vie normale (vivante).

Et si le livre devait porter un sous-titre il serait sans doute : Tuer le père, puisque l'ensemble des enjeux se situe dans les relations difficiles (impossibles) entre un fils et son daron.

Mais pas seulement. Puisque Colin nous propose également une réflexion, que j'ai trouvé particulièrement alambiquée, sur la manipulation mentale, la manière dont un psychopathe est capable de diriger à distance les pulsions et les impulsions des êtres. Et Colin lorgne également du côté de la question de la fiction, puisque le lecteur n'est jamais vraiment sûr de la 'réalité' de la narration. Ce que lui raconte Julien arrive-t-il vraiment dans la vie du livre ou bien ne s'agit-il que de littérature ?


J'ai regretté que Fabrice Colin ne développe pas plus les personnalités (pourtant très atypiques) des personnages secondaires (y compris celui d'Ashley, sorte de midinette pas si conne que ça et par qui le drame arrive). J'aurais aimé aussi, passer peut-être un peu moins de temps à boire des bières le long de la piscine surplombant L.A. et plonger un peu plus la tête dans les saletés des uns et des autres. Il n'en reste pas moins que ce roman se lit tout seul et qu'il laisse un certain goût désagréable lié à notre contemporanéité connectée, sa déshumanisation programmée et l'impossibilité physique de se toucher vraiment.


mots-clés : #polar #psychologique
par shanidar
le Mar 23 Mai - 17:15
 
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William McIlvanney

Etranges loyautés

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 Images46


Combien de fois n'ai-je pas songé que je ne travaille pas pour ceux qu'il fallait ? Combien de fois n'ai-je pas songé que la source des pires injustices se situe nullement au plan de l'individu, mais bien à ceux des instutions, de la fiscalité et de la politique ? Ce qui m'avait toujours fasciné, c'était au-delà du crime, le réseau sanctifié et encensé d'injustices sociales retranché derrière son légalisme vers lequel pointait faiblement, sans guère de forces, le crime sur lequel j'enquêtais.


Jack Laidlaw est un flic solitaire, abandonné, désespéré, qui n'est plus soutenu que par sa rage contre la société, "comme un vide chargé de colère". Dans ce 3e épisode de la trilogie de William McIlvanney il mène une bien curieuse enquête, celle de savoir ce qu'il est arrivé à son frère, mort à 38 ans, ivre, renversé par une voiture, au terme d'années d'alcoolisme et de décrépitude. Qu'a-t-elle fait, cette société,  à ce jeune homme brillant, droit, plein d 'espoir en l'avenir? Que nous a t'elle fait à tous, quelles trahisons, quelles hypocrisies ont façonné les vies de chacun? Avons nous su choisir les bonnes loyautés?

Nos projets avaient été poussières, poussières de soleil.


Ces questionnements essentiels ne vont pas empêcher le flic philosophe d'aider de son binôme, moins porté sur l'interrogation existentielle, à coffrer de sales personnages à l'avantageuse façade d'homme honnête.

Ce roman très introspectif, écrit brillamment, avec les tripes de la révolte, assaisonné d'un humour vengeur, donne furieusement envie de reprendre la série du départ.

mots-clés : #polar
par topocl
le Dim 14 Mai - 15:25
 
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Sujet: William McIlvanney
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Sandrine Collette

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 Collet11

Six fourmis blanches

Je trouve qu'il faut une certaine dose de courage pour se lancer dans l'écriture d'un énième roman sur la montagne, d'autant plus qu'il s'agit ici d'un thriller. Nous sommes désormais, en tant que lecteur, plus ou moins habitué aux motifs qui parsèment les textes sur les randonnées en haute altitude et à haut risque : la tempête de neige et son blizzard, la perte des repères spatiaux qui s'ensuit, la crevasse qui emporte une partie de la cordée, le blessé qui retarde l'expédition, la nourriture qui s'amenuise et qu'il faut rationner, le refuge espéré qui s'avère être un tas de ruines impraticables… Bref, on connait déjà plus ou moins tout ça et Sandrine Collette reprend un à un ces motifs montagnards pour construire son histoire, y ajoutant deux éléments forfaitaires : une horde d'hommes armés lancés à la poursuite d'un gars du pays et le diable (il n'en fallait sans doute pas moins).

Et ces deux éléments sont les bienvenus pour donner un peu de couleurs et de suspens à une narration au final assez attendue et plus ou moins dénuée de surprises. J'ai malgré tout regretté que Collette ne s'attache pas un peu plus à nous décrire les raisons et l'histoire du rituel sacrificateur albanais (oui, nous sommes dans les montagnes albanaises) qui consiste à balancer des chèvres du haut d'une montagne pour s'attirer les bienfaits des dieux, cela aurait sans doute apporté un peu de profondeur au texte et lui aurait donné une marque, une plus grande originalité. Quant à l'aspect thriller, je ne l'ai pas non plus trouvé particulièrement bien exploité, manquant d'effroi, de terreur, de cette ambiance froide et asphyxiée que l'on peut lire par exemple dans Vertige de Frank Thilliez.

Bref, Six fourmis blanches est une petite déception, dans la mesure où Sandrine Collette semble être une nouvelle voix puissante du thriller français… Ce qui ne m'empêchera pas d'en lire un autre pour me faire une véritable idée sur la question.


mots-clés : #polar
par shanidar
le Jeu 11 Mai - 14:29
 
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Sujet: Sandrine Collette
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Pierre Lemaitre

Travail soigné

Tag polar sur Des Choses à lire - Page 9 Sans-t10

Tout commence par un fait divers sordide dans un appartement à Courbevoie, au décor apparemment monté de toutes pièces pour l'occasion. Une jeune femme a été sauvagement assassinée après avoir été violée, torturée et mutilée. Une affaire « hors norme ».

C’est le commandant de police Camille Verhœven qui est chargé d’enquêter sur cette affaire.
Verhœven et son équipe (pas nécessaire de les présenter – tout comme la juge – c'est le schéma habituel) font d’abord le lien avec d’autres meurtres non élucidés et tout aussi sordides qui se sont produits à Tremblay où deux jeunes femmes ont subi le même sort qu’à Courbevoie, et en Écosse aussi, avec le même mode opératoire.

Mais ils ont beau se poser les bonnes questions, l’enquête piétine, disent-ils (mais le lecteur aussi).
Le secret de l’enquête n’est pas respecté, il y a des fuites, et la presse s’empare de l’affaire pour en faire ses choux gras. Les journalistes, ce n’est pas la tasse de thé de Verhœven et il le montre bien, surtout à l’un d’eux qui est un petit peu trop collant.

Camille Verhœven et ses sbires découvrent par la suite que l’assassin s’est inspiré des romans noirs de James Ellroy, Brett Easton Ellis, Émile Gaboriau et William McIlvanney pour exécuter son "travail soigné". Ce pervers laisse sa marque sur les scènes de crime, une empreinte de doigt au tampon encreur.

Pour enquêter sur le lien entre l'affaire et ces thrillers, ils ont besoin de quelqu’un qui s’y connaît. Ils rencontrent d’abord un enseignant universitaire, spécialisé dans l'univers du polar, puis un libraire qu’ils voudront revoir…
L'enquête avance..., le pas s'accélère.

Et le commandant de police sera vite rattrapé par l’horreur lorsqu’à son tour il va devoir faire face à cet assassin qui lui en réserve une bonne…

Dans ce livre, il reste quelques incohérences. Un exemple : l’histoire se déroule durant le mois d’avril 2003. L’épouse de Camille Verhoeven, la belle Irène, tombe enceinte, d’entrée de jeu. Elle vient de l’apprendre et l’annonce à Camille. Mais son ventre grossit à vue d’œil, et à la fin du livre, donc fin avril, elle n’est pas loin d’accoucher !

Ce que j’en pense : Je suis dérangée par les incohérences dans un récit.
A aucun moment je n’ai ressenti ni peur, ni frisson, ni horreur malgré les scènes sanguinolentes.
Rien de tout ça.
C’est un livre sans prétention, qui reste tout de même bien ficelé, mais qui n’éveille aucune émotion chez la lectrice que je suis.
Mais c’est le premier roman de Pierre Lemaître.



mots-clés : #polar
par Barcarole
le Dim 7 Mai - 21:30
 
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Sujet: Pierre Lemaitre
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