Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot


Umberto Eco

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par animal Ven 17 Déc - 17:08

Merci pour les extraits. Bonne porte d'entrée à l'auteur ?

_________________
Keep on keeping on...
animal
animal
Admin

Messages : 12980
Date d'inscription : 27/11/2016
Age : 41
Localisation : Tours

https://deschosesalire.forumactif.com
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Tristram Ven 17 Déc - 17:17

C'est en fait un livre assez mince, dont je recommanderais la lecture si j'osais conseiller, mais est-il représentatif de l'auteur ? Oui, sans doute. Je n'ai pas précisé qu'il y a aussi un côté humain et touchant lorsqu'il témoigne de son enfance sous le fascisme.
Le message célébrait la fin de la dictature et le retour de la liberté : liberté de parole, de presse, d'association politique. Ces mots, liberté, dictature – mon Dieu – je les lisais pour la première fois de ma vie. Grâce à ces nouveaux mots, je renaissais en tant qu'homme libre occidental.

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram
Tristram

Messages : 14201
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 65
Localisation : Guyane

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Bédoulène Ven 17 Déc - 18:59

racisme inné, j'ai du mal à croire, j'ai plutôt le sentiment qu'on l'acquiert, non ?

_________________
"Prendre des notes, c'est faire des gammes de littérature Le journal de Jules Renard

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
Bédoulène
Bédoulène

Messages : 19024
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 77
Localisation : En Provence

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Tristram Ven 17 Déc - 19:06

Il explique très bien que l'inné, c'est le « sauvage », qu'on peut contrôler par l'éducation, et que l'acquis, c'est le « doctrinal », et là on ne peut plus raisonner... Tu devrais le lire !

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram
Tristram

Messages : 14201
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 65
Localisation : Guyane

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Bédoulène Ven 17 Déc - 20:24

j'allonge ma liste, mais ce sera dans quelques mois

_________________
"Prendre des notes, c'est faire des gammes de littérature Le journal de Jules Renard

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
Bédoulène
Bédoulène

Messages : 19024
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 77
Localisation : En Provence

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Zorglub Mer 29 Déc - 14:05

J'avais adoré Le Nom de la Rose, tout en regrettant que toutes les phrases en latin n'aient pas été traduites, et je l'ai encore relu cette année. Dans la foulée, j'avais lu Le Pendule de Foucault, sur lequel j'ai peiné, hélas. Je ne me souviens plus quel est le troisième bouquin d'Eco que j'ai essayé de lire, et auquel j'ai renoncé en cours de lecture. Trop dense, trop ardu... J'avoue avoir arrêté là ma découverte de cet auteur.

Zorglub

Messages : 10
Date d'inscription : 29/12/2021

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Tristram Lun 28 Fév - 10:43

L’île du jour d’avant

Umberto Eco - Page 3 L_zule11

1643, Roberto de la Grive, naufragé lucifuge et noctivague, aborde la Daphne, vaisseau désert mouillé entre une île et un continent tropical.
Le « chroniqueur » qui narre ses aventures dans un pastiche de vieux français-italien d’ailleurs cosmopolite, tout en évoquant les lettres de Roberto à sa dame, feint à la première personne du singulier d’organiser sa restitution digressive, qui rend en miroir la démarche de l’écrivain.
« Il écrivait alors pour lui, ce n’était pas de la littérature, il était vraiment là à écrire comme un adolescent qui poursuit un rêve impossible, sillonnant la page de pleurs, non point pour l’absence de l’autre, déjà pure image même quand elle était présente, mais par tendresse de soi, énamouré de l’amour… »

« Ou mieux, il n’y va pas tout de suite. Je demande grâce, mais c’est Roberto qui, dans son récit à sa Dame, se contredit, signe qu’il ne raconte pas de point en point ce qui lui est arrivé mais cherche à construire la lettre comme un récit, mieux, comme salmigondis de ce qui pourrait devenir lettre et récit, et il écrit sans décider de ce qu’il choisira, dessine pour ainsi dire les pions de son échiquier sans aussitôt arrêter lesquels déplacer et comment les disposer. »
Il raconte du point de vue de Roberto le siège de la forteresse de Casal avec son vaillant père le vieux Pozzo (c’est aussi un roman historique), et en parallèle son exploration de la Daphne avec sa cargaison-cathédrale, jardin-verger et sonore oisellerie, aussi horloges. De plus, Roberto a un frère imaginaire, Ferrare – l’Autre, et un « Intrus » semble être présent sur le navire… Eco rapproche sa situation dans la Daphne (comparée à l’arche du Déluge) à celle qui fut la sienne dans Casal assiégée. Roberto se remémore ses amis, le pyrrhonien Saint-Savin (qui rappelle Cyrano de Bergerac et son L’Autre Monde ou les États & Empires de la Lune) et le savant père jésuite Emanuele, avec « sa Machine Aristotélienne » (c’est également un roman de formation).
L’amour chevaleresque et platonique de Roberto, la Novarese, virtuelle comme un portulan :
« Si c’est une erreur des amants que d’écrire le nom aimé sur l’arène de la plage, que les ondes ensuite ont tôt fait de raviner, quel amant prudent il se sentait, lui qui avait confié le corps aimé aux arrondis des échancrures et des anses, les cheveux au flux des courants par les méandres des archipels, la moiteur estivale du visage au reflet des eaux, le mystère des yeux à l’azur d’une étendue déserte, si bien que la carte répétait plusieurs fois les traits du corps aimé, en différents abandons de baies et promontoires. Plein de désir, il faisait naufrage la bouche sur la carte, suçait cet océan de volupté, titillait un cap, n’osait pénétrer une passe, la joue écrasée sur la feuille il respirait le souffle des vents, aurait voulu boire à petits coups les veines d’eau et les sources, s’abandonner assoiffé à assécher les estuaires, se faire soleil pour baiser les rivages, marée pour adoucir le secret des embouchures… »
Puis son amour se portera, dans le salon d’Arthénice-Catherine de Rambouillet, sur « la Dame », Lilia (c’est aussi un roman d’amour, et même épistolaire – quoiqu’à sens unique).
D’avoir péroré sur la poudre d’attraction, « la sympathie universelle qui gouverne les actions à distance », lui valut d’être envoyé par le Cardinal Mazarin (Richelieu étant mourant) vers la Terra Incognita Australe du Pacifique pour résoudre le mystère des longitudes, en espionnant le savant anglais Byrd sur l’Amaryllis, également une flûte (navire hollandais), en quête du Punto Fijo (point fixe du monde terrestre). Sur celle-ci est expérimentée la comparaison de l’heure locale à celle de Londres, convenue d’avance, en notant les réactions d’un chien emmené à bord tandis qu’on agit sur l’arme qui le blessa en Angleterre…
l’Amaryllis naufragea, et c’est sur la Daphne que Roberto découvre le père jésuite Caspar Wanderdrossel (« la grive errante » ?), rescapé de l’équipage dévoré par les cannibales, et savant qui lui explique qu’ils sont aux Îles de Salomon, sur le « méridien cent et quatre-vingts qui est exactement celui qui la Terre en deux sépare, et de l’autre part est le premier méridien » : il y a toujours un jour de différence entre un côté et l’autre. L’histoire se poursuit, entre machineries abracadabrantes et autres technasmes (artifices) de Casper, apprentissage de la natation pour Roberto, et conversations philosophico-scientifiques entre les deux. Ce n’est pas tant l’étalage plaisant de la superstition du XVIIe que les balbutiements de la connaissance basée sur la réflexion, et plus récemment sur l’expérience. Ensuite la Cloche Aquatique doit permettre d’atteindre l'Île en marchant sur le fond de la mer :
« Pendant quelques minutes Roberto assista au spectacle d’un énorme escargot, mais non, d’une vesse-de-loup, un agaric migratoire, qui évoluait à pas lents et patauds, souvent s’arrêtant et accomplissant un demi-tour sur lui-même quand le père voulait regarder à droite ou à gauche. »
Grand moment du livre :
« Et puis, tout à coup, il eut une intuition radieuse. Mais qu’allait-il bougonnant dans sa tête ? Bien sûr, le père Caspar le lui avait parfaitement dit, l’Île qu’il voyait devant lui n’était pas l’Île d’aujourd’hui, mais celle d’hier. Au-delà du méridien, il y avait encore le jour d’avant ! Pouvait-il s’attendre à voir à présent sur cette plage, qui était encore hier, une personne qui était descendue dans l’eau aujourd’hui ? Certainement pas. Le vieux s’était immergé de grand matin ce lundi, mais si sur le navire c’était lundi sur cette Île c’était encore dimanche, et donc il aurait pu voir le vieux n’y aborder que vers le matin de son demain, quand sur l’Île il serait, tout juste alors, lundi… »
Avec la Colombe Couleur Orange, Emblème et/ou Devise, le narrateur-auteur évoque le goût du temps pour les symboles et signes :
« Rappelons que c’était là un temps où l’on inventait ou réinventait des images de tout type pour y découvrir des sens cachés et révélateurs. »
Roberto souffre toujours du mal d’amour, jaloux de Ferrante (c’est aussi un roman moral, psychologique).
« Roberto savait que la jalousie se forme sans nul respect pour ce qui est, ou qui n’est pas, ou qui peut-être ne sera jamais ; que c’est un transport qui d’un mal imaginé tire une douleur réelle ; que le jaloux est comme un hypocondriaque qui devient malade par peur de l’être. Donc gare, se disait-il, à se laisser prendre par ces sornettes chagrines qui vous obligent à vous représenter l’Autre avec un Autre, et rien comme la solitude ne sollicite le doute, rien comme l’imagination errante ne change le doute en certitude. Pourtant, ajouta-t-il, ne pouvant éviter d’aimer je ne peux éviter de devenir jaloux et ne pouvant éviter la jalousie je ne peux éviter d’imaginer. »
Il disserte sur le Pays des Romans (de nouveau le roman dans le roman), puis élabore le personnage maléfique de Ferrante, perfide « sycophante double » (et c’est encore un roman de cape et d’épée). S’ensuivent de (très) longues considérations philosophico-métaphysiques.
Il y a beaucoup d’autres choses dans ce roman, comme de magnifiques descriptions (notamment de nuages, de coraux à la Arcimboldo), une immersion dans la mentalité du Moyen Âge tardif (sciences navale, cartographique, obsidionale, astronomique, imaginaire des monstres exotiques, etc.), et bien d’autres.
Le livre est bourré d’allusions dont la plupart m’a échappé, mais j’ai quand même relevé, par exemple, Tusitala, surnom donné en fait à Stevenson en Polynésie. C’est un peu un prolongement de Le Nom de la rose (confer le renvoi avec « l’histoire de personnes qui étaient mortes en se mouillant le doigt de salive pour feuilleter des ouvrages dont les pages avaient été précisément enduites de poison ») et presque un aussi grand plaisir de lecture (avec recours fréquent aux dictionnaires et encyclopédies idoines).

\Mots-clés : #aventure #historique #insularite #lieu #merlacriviere #renaissance #science #solitude #voyage

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram
Tristram

Messages : 14201
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 65
Localisation : Guyane

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Bédoulène Lun 28 Fév - 13:07

je vais donc noter puisque tu dis presque aussi grand plaisir que le Nom de la Rose !

_________________
"Prendre des notes, c'est faire des gammes de littérature Le journal de Jules Renard

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
Bédoulène
Bédoulène

Messages : 19024
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 77
Localisation : En Provence

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Tristram Lun 28 Fév - 13:20

Oui, une très bonne (re)lecture, malgré des longueurs dans la seconde partie !

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram
Tristram

Messages : 14201
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 65
Localisation : Guyane

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Nadine Lun 28 Fév - 20:00

je l'ai d''entamé j'adorais, la lecture totale sera un plaisir evident, aussi je ne me force pas à y retourner, depuis que j'ai cessé : ça arrivera en son temps (délicieux)
Nadine
Nadine

Messages : 4743
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 46

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par ArenSor Lun 25 Avr - 15:26

Le Pendule de Foucault

Umberto Eco - Page 3 Le-pen10

Le Pendule et moi = une rencontre ratée.
Ne vous attendez donc pas à trouver ici une analyse du livre. Certes, Umberto Eco fait preuve d’une érudition étonnante (trop ?), son écriture est d’une intelligence étincelante (trop ?), mais cette  débauche d’ésotérisme m’a très rapidement lassé, me donnant une désagréable impression d’indigestion. Au bout d’une centaine de pages, je n’en pouvais plus des Templiers, des Rose-Croix et autres sociétés secrètes et j’ai failli abandonner la lecture. Je suis tout de même allé jusqu’au bout, mais avec un profond ennui.
Surtout, j’ai eu l’impression d’un pur jeu intellectuel, très brillant (vous me direz, c’est déjà pas si mal), mais finalement assez creux et qui ne méritait peut-être pas plus de 600 pages.
Pourtant, j’avais bien aimé « Le Cimetière de Prague » qui présente beaucoup d’analogies avec « Le Pendule ». Alors, peut-être une impression de redite ? Peut-être pas le bon moment pour lire ce type de livre. Allez savoir !
Il y a tout de même des choses intéressantes, et parfois amusantes, sur l’édition par exemple :
« Dans une maison d’édition, tout le monde perd les manuscrits. Je crois que c’est l’activité principale. Mais il faut bien avoir un bouc émissaire, vous ne pensez pas ? Je lui reproche seulement de ne pas perdre ceux que je voudrais qu’elle perde. »
« Le lancement devait être satrapique. Communiqué de presse de dix pages, avec biographie et essai critique. Aucune pudeur, aussi bien dans les rédactions des journaux on le jetterait au panier. Impression effective : mille exemplaires en feuillets volants dont seulement trois cent cinquante reliés. Deux cents à l’auteur, une cinquantaine à des librairies secondaires et réunies en consortium, cinquante aux revues de province, une trentaine aux journaux pour conjurer le mauvais sort, au cas où il leur resterait une ligne dans la rubrique des livres reçus. Leur exemplaire, ils l’enverraient en cadeau aux hôpitaux ou aux prisons – et on comprend pourquoi les premiers ne guérissent pas et les seconds ne rachètent pas. »
J’ai beaucoup aimé ces paragraphes également sur les mégalithes ou la géographie mystique de Paris (Tour Eiffel, Beaubourg, conservatoire des Arts et Métiers...) :
« Cependant, les Celtes croyaient qu’il suffisait de découvrir le plan global des courants. Voilà pourquoi ils érigeaient des mégalithes : les menhirs étaient des appareils radiesthésiques, comme des fiches, des prises électriques enfoncées dans les points où les courants se ramifiaient en différentes directions. Les leys indiquaient le parcours d’un courant déjà repéré. Les dolmens étaient des chambres de condensation de l’énergie où les druides, par des artifices géomantiques, cherchaient à extrapoler le dessin global ; les cromlechs et Stonehenge étaient des observatoires micro-macrocosmiques d’où on s’escrimait à deviner, à travers l’ordre des constellations, l’ordre des courants – car, ainsi que le veut la Tabula Smaragdina, ce qui se trouve dessus est isomorphe à ce qui se trouve dessous. »
« La Tour Eiffel, nous avait-il dit le matin suivant. Comment n’y avoir pas encore pensé ? Le mégalithe de métal, le menhir des derniers Celtes, la flèche creuse plus haute que toutes les flèches gothiques. Pourquoi Paris avait-il eu besoin de ce monument inutile ? C’est la sonde céleste, l’antenne qui recueille des informations de toutes les fiches hermétiques enfoncées dans la croûte du globe, des statues de l’Ile de Pâques, du Machupicchu, de la Liberté de Bedloe’s Island, prévue par l’initié La Fayette, de l’obélisque de Louxor, de la tour la plus haute de Tomar, du Colosse de Rhodes qui continue à émettre des profondeurs du port où plus personne ne le trouve, des visages du Mount Rushmore (que de choses avait comprises l’initié Hitchcock), de l’antenne de l’Empire State… »
ArenSor
ArenSor

Messages : 2983
Date d'inscription : 02/12/2016
Localisation : Din ch'nord

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Tristram Lun 25 Avr - 16:08

Oui, mais aussi belle démonstration de complotisme (d'où le côté embrouillé), avec ce pseudo-scientifique et cette vague notion de sacré qu'on voit resurgir un peu partout, malgré
« …] cette lumière intellectuelle qui nous fait toujours distinguer le semblable de l’identique, la métaphore des choses en soi [… »
A propos de l'édition :
« Adolescents, on a tous écrit des poésies, ensuite les vrais poètes les ont détruites et les mauvais poètes les ont publiées. »
Au sujet de la surinterprétation des signes, de cabbale et ordinateur, de secret "vide" (qui n'existe pas) et pouvoir, et aussi pour l'humour :


_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram
Tristram

Messages : 14201
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 65
Localisation : Guyane

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Bédoulène Lun 25 Avr - 17:25

je n'ai pas lu le pendule Aren, mais le cimetière de Pragues et l'ésotérisme m'avait ennuyée, mais j'avais tout de même apprécié le livre, là il me semble que trop d'ésotérisme me lasserait aussi.

C'était l'un des livres préféré de Shanidar !

_________________
"Prendre des notes, c'est faire des gammes de littérature Le journal de Jules Renard

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
Bédoulène
Bédoulène

Messages : 19024
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 77
Localisation : En Provence

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Nadine Lun 25 Avr - 19:54

Super, l'entretien . Merci pour ces retours les chosiens ! J'ai prêté mon "L'île du jour d'avant" à un dévoreur du coin. J espere qu'il y va trouver son gras.
Nadine
Nadine

Messages : 4743
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 46

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Umberto Eco - Page 3 Empty Re: Umberto Eco

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Écrivains Italiens et Grecs

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum